Lituites Breyn. 8. Ascoceras ..... Barr
Notre diagramme indique que, parmi ces 8 types, il y en a 3 qui ne franchissent pas les limites supérieures du terrain silurien, savoir: Lituites — Phragmoceras et Ascoceras.
En ajoutant à ces 3 types, Endoceras , propre à la faune seconde, on voit qu’il y a 4 types cosmopolites, qui sont exclusivement siluriens.
Les 7 autres types, au contraire, en comprenant dans ce chiffre, Gyroceras et Goniatites , prolongent leur existence, plus ou moins loin,
Connexions génériques et spécifiques. 323
dans les terrains paléozoiques superposés et quelques uns même jusque dans les terrains mésozoïques, ainsi que le montre notre diagramme. Ils établissent donc des connexions entre le terrain silurien et les divers terrains superposés, que nous venons d’indiquer. Cependant, nous devons faire remarquer, que ces connexions ne sont réellement bien prononcées qu’entre les limites de l’ère paléozoïque. Au dessus de ces limites, les formes spécifiques représentant ces types, deviennent si rares, qu’on ne peut les considérer comme offrant une importante connexion avec les faunes antérieures.
Types secondaires ou locaux.
On peut reconnaître sur notre diagramme Nr. 2, (p. 256) que les types de cette catégorie ne présentent que de rares et faibles connexions verticales entre les faunes siluriennes. Panni les 8 types, qui apparaissent dans la faune seconde, il n’y en a que 2, savoir: Ophidioceras et Tretoceras, qui reparaissent dans la faune troisième, et cette réapparition ne nous semble pas hors de doute pour Tretoceras , qui n’existe d’ailleurs , que dans deux contrées , Angleterre et Bohême ? Voir Tabl. Nr. 1 — 2.
Remarquons aussi, que la fréquence du s. g. Ophidioceras , est bornée à 3 contrées: Bohême, Norwége, Russie, et que dans aucune d’elles, il ne se trouve dans les deux divisions siluriennes.
Quant au genre Bactrites, qui apparaît à l’origine de la faune seconde en Bohême et en Russie, et qui reparaît vers la fin de la même faune dans notre bassin, nous ne connaissons jusqu’ici aucune indication de son existence dans la faune troisième. Mais, comme il est représenté par plusieurs espèces dans les faunes dévoniennes, il établit une remarquable connexion entre les deux premières périodes paléozoiques.
Tous les autres types de cette catégorie, c. à d. 11 sur 14, n’apparaissent que dans une formation, et ne se propagent pas dans les étages superposés. Ainsi , ils n’établissent, aucune connexion verticale entre les faunes siluriennes. Le. s. g. Gonioccras, qui jouit d’une assez grande fréquence horizontale, (Tabl. Nr. 2) n’est pas plus privilégié, sous ce rapport, que les autres types de cette catégorie, qui n’offrent qu’une fréquence très limitée.
Nous rappelons que notre tableau p. 258 indique, pour chaque contrée, le nombre des types qui établissent des connexions entre les faunes seconde et troisième. Le chiffre maximum est de 5 et il se trouve en Angleterre. U est de 4 en Russie, au Canada et dans les Etats de N. York et du Wisconsin. Mais, en Bohême, il est de 3 seulement.
Connexions génériques et spécifiques.