ürth. temiistriatum Münst
tvpe dévonien. Bcitr. III. p. 102.
PI. 20. fig. 4.
Le seul spécimen décrit et figuré ne permet de reconnaître, ni la distance des cloisons, ni la position du siphon. Son seul caractère consiste dans des stries longitudinales, très fines et très serrées, comparées à des cheveux par Mtinster.
Orth. tmuistriutum. Münst?
Siluria p. 551. 1859.
Cette forme est indiquée comme se trouvant en Angleterre, dans l’étage de Llandovery. C’est le seul document que nous connaissons à ce sujet. M. Salter, à qui nous devons l’attribuer, n’a donné ni description, ni figure du fossile assimilé au type dévonien de Franconie.
Comme celui-ci est lui même très imparfaitement connu , d’après un seul caractère, il serait impossible d’admettre comme certaine l’assimilation indiquée.
386 Connexions génériques et spéeitiques.
2. Orth. bit'ingiilatiiin. Sandb. — type dévonien. Verst. Nass. p. 162.
PL 18. fig. 3.
Section elliptique — cloisons serrées — siphon central, filiforme — test orné de stries transverses, saillantes et obliques, eutre lesquelles se trouvent des stries parallèles, très fines.
3. Ortli. elliptieuni. Münst. — type dévonien. Beitr. III. p. 97.
PL 18. fig. 2.
Fragment qui ne montre ni cloisons, ni siphon. Cependant, Miinster indique le siphon comme central et les cloisons comme très rapprochées.
On ne conçoit pas pourquoi il ne les a pas figurés. La section transverse est notablement elliptique.
4. Ortli. strinfiiliiiu. Sow. — type dévonien. Phillips. Pal. foss.
p. 112. PL 43. fig 212.
Forme conique, dont l’angle apicial est d’environ 21". Anneaux un peu obliques et très espacés.
Cloisons moins espacées que les anneaux; siphon inconnu; stries longitudinales, fortes, alternant avec des stries parallèles plus fines.
5. Oyrt. iiiiiltisepfatuni. Roem. — type dévonien. Palaeontograph. III.
p. 38. Pl. 6. fig. 2.
Fragment montrant la section transverse circulaire, les cloisons très
Orth. bicingulatum ? Sandb. espèce silurienne du Calcaire à Orthocëres en Russie. Leth. Rossica p. 1203.
M. le Chev. d’Eichwald n’a adopté ce nom, qu’en exprimant un doute très légitime, au sujet de l’identité de ce fossile avec le type dévonien.
Dans sa description sans figures, il constate, que le siphon est excentrique et que le test présente à la fois des stries transverses et des stries longitudinales , dans les spécimens Russes. Ces différences s’opposent à l’identité des formes publiées sous le même nom.
Orth. elliptictim. Münst. — espèce silurienne du Calcaire à Orthocères.
Leth. Ross. p. 1210. — sans figures.
M. le Chev. d’Eichwald mentionne le siphon central et la section transverse elliptique. Mais, il indique l’espacement des cloisons comme étant de 8 lignes, pour une largeur d’un pouce et demi.
D’après ces documens, l’identité de ces deux fossiles est loin d’ètre prouvée.
Orth. striatulum. Sow. — espèce silurienne du Calcaire à Orthocères.
Leth. Ross. p. 1234. — sans figures.
M. le Chev. d’Eichwald indique le siphon comme excentrique. Il constate que le test est orné de stries longitudinales également grosses.
Cette différence dans les ornemens et l’incertitude au sujet de la concordance des cloisons, du siphon, et de la grande chambre, ne permettent pas de considérer l’identité de ces deux formes comme certaine.
Cyrtoc. multiseptatum. Roem. — espèce silurienne de Kolpino — Russie.
Leth. Ross. p. 1290. — sans figures.
M. le Chev. d’Eichwald , après avoir rappelé la description du frag-
Connexions génériques et spécifiques.
rapprochées; le siphon très-près du bord convexe.
ment dévonien et constaté que le siphon est près du bord convexe, indique le siphon du fragment russe comme assez éloigné du bord. Cependant, il ne voit pas de différence entre ces divers fragmens.
Il nous semble, au contraire, que la position différente du siphon doit donner lieu de concevoir, que les autres élémens de la coquille, qui sont inconnus , comme la grande chambre, peuvent offrir des apparences contrastantes.
Ainsi , l’identité de ces deux formes reste incertaine.
Il résulte de toutes les observations qui précèdent, que les espèces admises par divers auteurs, comme communes aux systèmes silurien et dévonien, ne présentent pas réellement des caractères identiques. Nous pouvons donc conclure que, suivant l’état actuel de nos connaissances, il n’y a aucune espèce de Céphalopodes, dont l’existence sucessive soit démontrée dans les deux systèmes paléozoïques les plus anciens.
D’après ce résultat, nous croyons pouvoir nous dispenser pour le moment de rechercher, si les trois espèces: Orth. cylindraceus , Sow. — Orth. latérales, Phillips, et Orth. gigantms Sow. se propagent à partir du système dévonien jusque dans le système carbonifère, ainsi que l’indiquent M. M. d’Archiae et de Yemeuil dans l’ouvrage cité p. 327.
Quant aux deux espèces Orth. imbrication Wahl, et Orth. cinctum Sow. qui, d’après ces savans, uniraieut les trois systèmes paléozoiques, nous avons démontré ci-dessus, (p. 377 — 381) que les assimilations indiquées ne sont pas admissibles.
Cliap. 3.
Extinction et rénovation graduelles des formes spécifiques des Céphalopodes, durant la période silurienne.
Si l’on considère une contrée silurienne quelconque, présentant une série plus ou moins complète de formations supeiposées, on constate la disparition de la majeure partie des espèces de Céphalopodes, entre les limites verticales de chacun des étages et ou voit apparaître une série de nouvelles formes, dans l’étage suivant, en remontant.
388 C onnexion*. générique* et spécifiques.
De même, si l’on compare les Céphalopodes caractérisant les faunes générales seconde et troisième, soit dans une seule contrée quelconque, soit sur la surface d'une grande zone, soit dans l’ensemble du monde silurien, on reconnaît que ces faunes sont contrastantes, sous le rapport de leur composition spécifique. Ce contraste est si prononcé, que les formes qui se propagent de la faune seconde dans la faune troisième, ne sont encore signalées qu’au nombre de 13 en Europe et qu’on n’en connaît jusqu’ici aucune en Amérique.
Afin de nous rendre plus clairement compte de ce double phénomène d’extinction et de rénovation graduelles, nous essayerons d’analyser une faune quelconque de Céphalopodes, en cherchant à reconnaître. dans quelle proportition se trouvent parmi ses élémens, les formes qui peuvent être rapportées à chacune des trois catégories suivantes:
1 . Espèces identiques, par toutes leurs apparences, avec des formes qui ont existé dans les formations sous-jacentes.
2. Formes d’apparence nouvelle, sous quelques rapports, mais dont on peut rationnellement attribuer l’existence à la filiation et à la variation d’espèces antérieures.
3. Espèces migrantes, qui paraissent provenir des contrées étrangères, où elles ont apparu sur des horizons correspondans ou inférieurs, dans la série stratigraphique.
Il est clair, que les fonnes qui ne sauraient être rangées dans aucune de ces trois catégories, peuvent être regardées comme absolument nouvelles. Elles constituent les élémens de rénovation dans l’évolution successive de l’ordre des Céphalopodes.
Nous allons essayer d’apprécier comparativement l’influence de la propagation verticale, de la filiation et de l’immigration, dans une faune quelconque, afin de pouvoir reconnaître, du moins approximativement, la part qui doit être attribuée à la rénovation graduelle.