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I. Propagation verticale des espèces identiques

Il n’est pas douteux, que certaines formes spécifiques, très-bien caractérisées, se propagent à travers plusieurs formations superposées, dans une même contrée. Nos tableaux nominatifs, occupant la première section de ce travail, nous présentent des exemples assez fréquents de cette propagation verticale, aussi bien en Bohême que dans les pays étrangers.

Mais, pour que ces identités soient bien constatées, il ne suffit pas de comparer des fragmens isolés. Il est indispensable de confronter des spécimens réunissant tous les caractères spécifiques de la co-

Connexions génériques et spécifiques. 389

quille, en bon état de conservation. Sans ces conditions, on s’exposerait à commettre de graves erreurs. Ainsi, nos planches 288-289 montrent, que l’extrémité lisse de Orth. Bohemicum annelé, pourrait être attribuée à diverses espèces également lisses dans toute leur étendue. De même, un fragment orné d’anneaux pourrait être considéré comme appartenant à l’une des nombreuses espèces annelées de notre bassin, sans qu’on pût nettement distinguer celle à laquelle il appartient véritablement.

En se soumettant à ces conditions, que l’expéiience nous oblige à considérer comme indispensables, le nombre des espèces identiques, qui passent d'un étage à l’autre, ou qui traversent plusieurs étages, se trouve, considérablement réduit. Mais, il existe toujours un certain nombre de formes, qui établissent une connexion immédiate, entre les faunes partielles, qui se succèdent dans une même contrée.

Dans le Chap. 2. de la présente Section (p. 370), uous avons présenté un tableau indiquant, pour chaque contrée, la proportion des espèces qui reparaissent dans les étages superposés. Cette proportion est un peu variable suivant les régions, comme aussi suivant les faunes seconde et troisième. Mais, nous avons constaté, que la moyenne générale, calculée pour ces deux faunes et pour tous les pays, ne s’élève pas au dessus de 10 pour 100 (p. 371).

Nous ferons remarquer que, ne possédant pas les documens nécessaires pour vérifier les identités indiquées dans divers étages, nous avons adopté simplement toutes celles qui ont été signalées par les auteurs. Ainsi, la proportion de 0.10, qui représente la propagation verticale des espèces siluriennes, d’un étage à l’autre, est vraisemblablement plutôt au dessus qu’au dessous de la réalité.

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