‹ Divers; ou, Les enseignements de la vieChapitre 4 sur 12 · i nous avions estimé les désœnvré · texte numérisé non relu

i nous avions estimé les désœnvré

à poitarVoir à seuleinent la méiitié de leur nombre réel, et qu'il y en eut sur les mille millions cTu inonde civilisé, 30 niïllioùs au lieu de io — alors ce ne serait encore que §0 centiiis par année que payerait pour leur entretien l'ouvrier g^ag^nant $200.00 par année ou 2p de un pour cent, $4 pour les salaires de $1000.00, $8-00 pour ceux de $2000.00, et ainsi de suite } et 'la proportion, le pdur-cént à payer sera encore mdiridre si l'on fait entrer en ligne de compte les salaires ou revenus, comme il y en a, beaucoup de par le monde, de $10,000.00, $100,000.00, $500,000.00 et audelâ.

550— Des milliers de mains, des millions ont abandonné les champs pour se porter sur les villes. C'est l'espoir d'un gain accentué, à moins de travail, qui a produit ce résultat ; c'est le mécontentement de son sort, du sort que nous a fait la providence, d'avoir à travailler pour gagner sa vie à la sueur de soiï front— mais il fkïit y' réîtd'ûi'rter,'anx cH'aÀtps, ta nécessité de la'èttùatioh le veut, irfaut y aller et y rester; car riiùiuàiiité ne se cotisera qu'à cette condition — ce sera cdmlme pour les déportés en Sibérie, à la Nouvelle Calédônie, il y aura à dire à chacun dé3 nouveaux

colons — c'est le travail ou la faim qui amène la mort — Le nom de chacun sera inscrit au registre de la nation, et s'il revient à la charge de son pays, son pays le renverra en sa colonie, avec recrudescence d'activité de la part des gardiens i^our prévenir une récidive.

551 — Nous devons, croyons nous à nos frères nécessiteux, une existence, puisque Dieu leur a donné le jour à nos côtés ; mais tout ce que nous sommes tenus de faire est de leur procurer l'occasion, les mettre en moyen de g^ag'ner leur vie, se soutenir et sustenter leur famille par leur travail, dur qu'il soit, que nous commande cette injonction de Dieli, et qu'on ne saurait trop répéter, — " gagner sa vie à la sueur de son front."

552 — A l'appui de notre manière de voir à ce sujet, voici que nous venons de voir par Le Globe de Toronto (Canada) sous l'enrtêtér^* Travail pour les désœuvrés " que l'Arm€c'du Salut, possède à Woodbine Avenue de ce^tte ville, une ferme de 150 acres où est construite une maison en brique où les

hommes mangent et dorment, une maison plus petite pour les officiers en charge et un grand nombre d'autres bâtisses où les animaux et effets sont hébergés et mis à l'abri. Il y a un an, dit Le Globe, que l'on a tenté l'exploitation de cette ferme, comme expé" rience dans le sens d'employer les nécessiteux. Quiconque n'a point d'ouvrage et veut se conformer aux règles de la ferme, oià en échange de son travail il est bien nourri, bien logé et reçoit chaque semaine une petite somme d'argent, on ne lui demande point à quelle église il appartient. Il n'est aucunement tenu d'assister aux séances de 1' " Armée," et il lui est loisible de laisser la ferme, sans un moment d'avis s'il n'est pas satisfait ou s'il trouve à gagner plus ailleurs. L'expérience a été, jusqu'à présent, des plus satisfaisantes aux promoteurs, qui ont en contemplation d'agrandir leur avoir pour pouvoir ainsi pourvoir aux besoins d'un plus grand nombre de personnes manquant d'ouvrage.

Eh bien ! voilà un bel exemple à suivre ; ce qui se fait en ce moment dans Ontario, peut se faire dans tous les pays du inonde et l'on peut conjurer, faire cesser l'anarchie en le dépouillant de son prétexte du meurtre et de la destruction, comme moyen d'amener les riches par la crainte, à procurer de l'ouvrage à ceux qui n'en ont point, en

prenant dès aujourd'hui la résolution de suivre cet exemple de " L'Armée du Salut," d'aller audevant des coups : s'exécuter de bon gré avant d'y être forcés.

593 — Est-il besoin de douter qu^il y ait assez de terre ferme sur le §:lobe pour que chacun en ait sa part, lorsque nous savons qu'il y a à pourvoir à seulement quelque deux millions de familles sur les 200 millions du monde civilisé pendant que les acres disponibles se comptent par centaines et milliers de millions. Voyez l'Angleterre seule, si petite qu'elle soit d'étendue, où tous les désœuvrés de ce pays peuvent être facilement décentralisés et établis chacun sur une terre, ou au moins un emplacement d'amples dimensions pour y gagner sa vie, puisque sur la population de ce pays qui est de quelques 33 millions d'âmes, il y a 10,OOU propriétaires qui à eux seuls, possèdent les deux tiers de la surface du pays ou plus de 25 millions d'acres ; et à preuve que ces terres sont ou peuvent être mises en disponibilité, c'est qu'elles ne rapportent par acre, pour la plupart, que $5.00, n'étant point mises en culture, mais réservées, et utihsées seulement comme parcs, forêts de chasse ou d'agrément-^ Ce qui n'empêche point les possesseurs de ces terres, les lords, les landlords, les propriétaires d'avpix d'immeAses revQjiu,3 puisque beaucoup d'çutre

eux ont plus de 100,000 acres de domaine, ce qui, au bas chiffre de §5.00 susdit, donne encore la jolie petite somme de plus d'un demi million de piastres de revenu annuel.

554 — L'on voit en France combien il faut peu gfi'and de terre pour y g'ag^ner sa vie,

puisqu'il y en a des milliers, des millions peut-être dans ce pays qui se soutiennent avec leurs familles respectives, sur les revenus qu'ils savent tirer de la fraction même d'une acre de terre, et l'on sait qu'en Angleterre, plus de 700,000 propriétaires, possèdent moins qu'une acre de terre.

555— Et quand ces pays, l'Ang^leterre, la France, l'Europe ne sauraient fournir l'espace voulu, il y a le Canada qui peut suppléinenter tous les besoins ; puisque, pendant que sa population n'est encore que de 5 millions d'âmea, sa superficie dépasse celle des Etats-Unis dont la population est de 70 millions et est égale à celle de l'Europe toute entière avec ses 337 millions d'habitants.

* 556 — Que de richesses aussi à côté de ces

vastes étendues de terrains à cultiver ;

puisqu'en Angleterre seule, il y a plus de 3,000 personnes ayant des revenus d'audelà de $25,000.00 par année, pendant qu'une foule de Lords et autres ont des revenus variant de $100,000.00 à plus de f 300,000.00, quelques uns même allant audelà d'un million, et de même il y en a, et peut être un plus grand nombre, en France, et proportionnellement en Allemagne, et les autres pays du monde ; les millionnaires des Etats-Unis se comptant déjà par centaines si non par milliers.

557 — Tout cela indispose le peuple, le rend jaloux de ces immenses possessions en terres, en propriétés et en arg^ent, possédés d'ordinaire par ceux qui n'ont rien fait pour les acquérir, et qui n'y ont en quelque sorte aucun droit, puisqu'il faut travailler pour se faire un avoir, et que la plupart ont seulement hérité, ou n'ont comparativement rien fait pour les gagner, les mériter.

55§ — L'anarchie se manifestera ici au Canada comme partout ailleurs, et déjà il y en à des symptômes et avec raison au point de vue du peuple, pressuré par les taxes, les impôts

directs et indirects, par ces contributions forcées, pour soutenir des monopoles dans le seul but d'en prélever des fonds pour maintenir au pouvoir les créateurs de ces abîmes oii vont s'engoufirer les argents si péniblement gagnés par les contribuables, pour le soutien d'autant de gouvernements que de provinces, et chaque province d'un gouvernement double : la chambre basse, doublée d'une autre, la chambre haute — 14 cliaiiibrcs ou g:oiivcriiciuents pour 7 pauvres provinces, 14 législatures pour g:ouverner 5 uiillious d'âmes — 16 uiiitistres fédéraux à des salaires de 7 à 10 mille dollars pour grouveriier 5 millions d'âmes; pendant qu'il en coûte moins à Washington pour réi^ir la population 14 fois plus g^rande (70 millions) des Etats-Unis : 16 ministères avec des milliers d'employés pour législater pour les 5 millions du Canada, pendant qu'un moindre nombre de ministres en Angleterie savent faire tout le nécessaire pour les plus de deux cent millions d'âmes de l'Empire Britannique et de ses colonies des Indes et autres.

559— Oui, le pauire peuple paye pour tout cela, et assiste à toutes les extravagances inénarrables, sans que le rouge nous

monte au front, de ces scandales pardessus scandales, qui se sont succédés et se sutcèdent encore à la honte des nations sœurs qui voient ce pillage brutal des deniers publics, l'écrasement du peuple sous le fardeau inoui des taxes potii' payer en extras sur tous nos travaux publics, clieininsde fer, bassins «le ra«ioub, cales sèches, docks, ponts, cours de ja«»t-:ce, bâtisses lég^islatives et autres, juste trois fois leur valeur et amonceler aîBisi au Canada une délie publique de $300 minions de dollars — $i60.00 par âme de la population, !!i360.00 pour chaque chef de latnille, pendant que pas une autre n:ilio3i n'atteint même le tiers de cette dette épouvantable en rapport avec le chiffre de sa population.

560 — Le Principal Grant s'exprime comme suit à ce sujet. Il considèi'e dit " I' Electeur " que les dilapidations des denieis publics qui ont été découvertes dans différentes enquêtes indiquent un état de corruption qui ne devrait pas être toléré une heure de plus.

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