GI
rencontrent «lue tlans les tropiques ; les tempêtes y amenant celles mêmes qu'on ne trouve que dans les parties les plus larges de la mer méditerranéenne. L'aquarium comprend 26 bocaux ou vastes citernes ou compartiments, le tout en verre et par conséquent transparent. Ces vaisseaux ou récei^tacles sont éclairés l)ar le haut de manière qu'une personne y regardant te croirait, tout à sec qu'il soit, au milieu même de rélément où se meuvent les êtres qui l'entourent. Dans im compartiment sont les étoiles, les hérisons de mer et formes analogues. Les trois à quatre suivants sont affectés aux diverses espèces de seiches, pieuvres,
etc plusieurs autres aux crabes, cancres, écrevisses
de mei', homards, crevettes, etc — pendant que d'autres encore contiennent beaucoup dé formes de poissons libres nageurs. Dans un bocal on voit des vers d'une étrange beauté que méprennent assez souvent les visiteurs pour des fleurs ; et tout à côté en est un qui contient des évantails de mer, des plumes et pennes de même nom ; et plus loin sont des méduses, ces formes délicates et gélatineuses. Ailleurs on trouve le vrai coiail, le corail précieux ; ailleurs encore les actinies, anémones de mer, et les étranges organes ou appareils protecteurs, de diverses espèces, avec leur adaptabilité à leur entourage y sont amplement représentés. La richesse des couleurs, la variété des formes et la grâce des mouvements provoquent chez
tous les visiteurs un étonneuient, un plaisir indicibles, et surtout chez ceux qui ne sont habitués qu'à la vie plus l'are, les couleuis i^lus sombres des eaux plus au Nord.
860 — L.a staiioii zoolog^iqiie «le ]Vaples
délicieusement située sur la baie de ce nom, y sert d'école à tous les naturalistes du monde, qui y ont tour à tour pied-à-terre — de vingt-cinq à trente en moyenne par année. Chacun y trouve tout le comfort voulu, des appareils de toutes sortes pour faciliter chez lui les études des formes qu'il affectionne, les êtres mêmes qu'il veut étudier. On les pêche tous les jours, à l'aide de deux petits vapeurs et deux chaloupes affectés à ce service. De plus tous les pêcheurs de la baie amènent constamment au musée les formes qu'ils savent y être en demande. L'on pourvoit de cette manière du jour au lendemain aux besoins de chacun. On y enseigne aussi à préserver et à mettre en bocal de verre les spécimens de toutes sortes, de manière à leur conserver la meilleure apparence, l'apparence la plug naturelle ou de l'animal de son vivant, pour distribuer ensuite ces vases et leur contenu aux divers musées de par le monde. On y trouve aussi une bibliothèque des mieux fournies sur tous les sujets ayant trait aux études à y faite. Le corps scientifique de
l'institution comprend, avec le directeur, neuf spécialistes ou qui se dévouent à l'étude, à l'enseignement d'une forme particulière île la vie animale. L'argent attecté au soutien de l'établissement provient de diverses sources. Chaque contribuable de £100 sterling annuellement, maintient une " table " et a le droit de nommer une personne récipiendaire de ses bienfaits Il y a aujourd'hui 30 tables pourvues de cette manière — dont le gouvernement Italien paye pour sept, diverses institutions d'Allemagne pour onze autres. L'Angleterre en fait lès frais de trois, la Russie et l'Autriche chacun deux — la Belgique, la Hollande, la Suisse, la Hongrie et les Etats-Unis, chacun une ; cette dernière régie par le " Smithonian institution " à Washington. Les tables se paj^ent année par année. Le gouvernement allemand contribue pour sa part £2000 par année à l'entretien de la station. La recette des visiteurs est encore de £1,000; la vente des animaux préservés donne £700, celle des vieux matériaux £100.
861 — Diffei-eiicc entre une piastre que l'on «loiiiie et une que l'on ne reçoit point.
La dittérence évidemmont n'est ni mathématiqtie ou arithmétique, ni même exprimable ou traduisible dans notre bilan budgétaire annuel ; mais il est certain qu'il
en coûte davantage de donner, payer un argent que l'on a en mains, cju'on a pu voir et }>a]pei-, qui nousest acquis .sans le risque de ne le plus recevoii- ; que le dépit qu'on éprouve de ne point recevoir ce (jui nous est dû ; car pour ce dernier il y a toujours un doute : celui qui nous le doit peut en contester le u.oiitant, vous donner la peine d'en courir longten.ps la collection. Votre individu peut l'aire banqueroute et vous laiie tout ou presque tout perdie ; et cette inquiétude vaut quelque chose. Le tiouble, le ten.j s de la collection, la lettre que vous écrivez à votie débiteur poui l'engager à s'exécuter, te Lâiei — tout cela lequiert ûu leuips de votie part, ou delà part des Aôtieset ce tein[)s vaut de l'argent.
862— Ou &c lit »>oiiveiil (U> «j[ui, au lit-u d'eucai$)ser sou argful, le uiettie eu bauqucs pour le faire Iruclifier, le garde eliez lui ; mais rira bicu quelquefois qui rira le
deruier. En etiet cette banque, votre institution monétaire quelconque, l'individu à qui vous avez iait un prêt sur hypothèque, peut faillir, être appelé à liquider. L'hypothèque peut ne pas réaliser de quoi vous payer; la spéculation où vous vous êtes lancé peut être malheureuse et la chose se réduit à peser
d'un côté le plaisir, le profit d'une entreprise qui a fini par vous réussir après bien des années de délai, assez souvent, puis les anxiétés et les déboires; contre la satisfaction, le repos mental de celui (jui tou< lie un peu moins, mais vit à l'abri de toute inquiétude.
§<>3 — Il y a à iiielfrc an compte <lcs conipoiisafions liiiiiiaiiios que si d'un côté vous gardez votre argent chez-vous pour ne pas en risquer la perte par la faillite d'une banque, d'une société de prêts et placements, la non réussite d'une spéculation quelconque : cliez-vous, vous pouvez vous le faire voler, enlever avec efi'raction ; vous pouvez passer au feu et voir tout détruit : vous pouvez le voir engloutir avec la maison dans un eflondrement, à la suite d'un tremblement de terre, d'une avalanche, <rune inondation, d'une explosion, et (>nfin de compte il y a inquiétude toujours et en tous lieux ; d'ailleurs aussi, combien de fois après l'avon- gagné, n'a-t-on point à le gagner une seconde fois à courir après ?
H64 — Le cai-l>iir4' «le eai<-iiiiii an eoiitaet de i'<':iii pi-o4liiil un ;;:a/: a|»|»elé ' aeélylèiie.'
Le feu dont tit rapport le " Scientitic American" causé
par ce gaz a Dayton, n'était pas attribuable à cette cause — mais le feu en a été accentué en ceci que rendu au vaisseau contenant ce carbure, la chaleur des flammes fit désouder les réceptacles et l'eau des pompes à iucendie venant alors en contact avec le carbure, produisit une quantité de gaz qui ajouta naturellement son contingent à la fureur de l'incendie.
865 — Le professeur Lankester, dans une récente conférence en Angleterre, a expliqué d'une manière précise et claire comment il se fait que l'inoculation d'une maladie non iiialig:ne d'une espèce quelconque peut j^uérir ou enipêcliei* un cas sévère de la iiiénic maladie. Le protoplasme, dit-il, peut être amené à tolérer une action chronique à laquelle il a tout d'abord la tendance de se soustraire. Les corpuscules amœboïdes du sang sont attirés par le ' chémotaxis ' vers les germes de maladie entrant dans le corps, et les avalent j mais ces bactéries, à leur tour, produisent un poison qui repousse les corpuscules. Ces derniers, cependant, à force de doses de plus en 23lus fortes, viennent à se faire au poison, le tolérer, comme l'on s'habitue à l'arsenic ; et de cette manière le corps peut acquérir immunité contre la pleine force de la maladie.
866 — Soiiiiiioil «l«'*» plantes. Le professeur Herr. E. Stalii trouve que la position nocturne de la feuille est telle qu'elle empêche la rosée de s'y déposer ; i>révient ainsi la transpiration, et augmente la (quantité de nourriture amenée aux organes assimulateurs, par l'ascension de l'eau dans la tige. Dans certaines espèces, les feuilles sont dirigées en descendant, ce qui fait que le revers de la feuille est mieux jirotégé que le dessus contre le dépôt de rosée — Dans d'autres, dirigées en montant, c'est le dessous de la feuille qui est mieux protégé que le revers contre la condensation de l'humidité de l'air ou rosée sur sa surface.
867 — L.C Foi'iiiii «l'Aiigriistc si Rome est le chez-soi des chats. Là on jette les félines superflues qui vont rejoindre leurs compagnes. Tous les jours les personnes charitables leur y jettent des fragments de nourriture ; et telles qu'on les voit d'en haut, elles ont l'air grasses et heureuses, et cela au jîoint qu'elles ne font aucun efiort pour en sortir. Il y a quelques années, l'on se servait ainsi du Forum de Trajan comme déj^otoir pour les chats inutiles, mais comme les félins ne pouvaient s'y cacher, s'y mettre à l'abri, les gamins les lapidaient. Enfin les autorités après bien des plaintes, empêchèrent la chose, et pour
se défaire de ceux qui y étaient eneore, on eu i)résenta un à chaque guérite de sentinelle sur les murailles de la ville. Tous cejiendant disparurent sous peu de leurs nouvelles demeures, quelques-uns s'en retournant au ])ie(l 'le l;i colonne «le Tiaj.in, où ils furent soit exterminés par les enfants «les rues ou transférés de nouveau au Forum d'Auguste.
868 — M. Phisalix annonça Tautre jour à l'académie des sciences de Paris que la cliolf'^téD'iiio iiijecfé<> finiis le $aii$f d4'«ii aitiaiaiix: l<;iii- |>eriii4't «le atsislor an voiiiii tlvs vipères. Il a aussi obtenu de semblables résultats avec la tyrosine crystallisée extraite du dahlia, et même au moyeu de la sève du dahlia.
869 — Wheeler dans " Nature "' attire l'attention sur l'<'flni"l «les i^eiLïs acceiiSiscs nih- les eaux des Biieis <>t lacs o . il n'y a point de marée, et
qui est de nature à donner beaucoup d'inquiétude aux navires. C'est ainsi que dans la mer Caspienne, un lort vent élèvera l'eau de six pieds d'un côté, et la baissera ou déprimera d'autant du côté opposé, faisant une dilïéience totale de 12 pieds. Dans la mer baltique, les vents d'Est en déiilacent les niveaux de huit
pieds et plus. Dans le lao Erié, ilit-il. les dépressions et élévations de deux à <|uatio pieds sont couiuiunes, pendant (jue qnekjnef<>is d<-s vfiits ti-és forts ont causé dés dittérencps de nive;Hi de Ifj pieds.
* 'A- 870— ro«i vf'sits toi'ls vt |»i-oJoiiy:«*s aeceiitiioiit «le l»4>aii4>o9B]» le iiivc;iii «los iiiai'ée*!) sur
le St- Laurent et sans doute sur tous les fleuves, sur toutes les l'ivières riui se jettent à la nier et oîi il y a tlux et leflux. Nos marées ordinaires de pleine et nouvelle lune ont été ainsi queltjuel'ois remontées, exhaussées de pas moins que de 3 à 5 ()ieds sous un i'ort vent de Nord-Est, et de même un vent suivi dans la direction opposée, diminuera d'autant le niveau ordinaire. C'est d'ailleurs, à tout considérer, fort peu : car 10 piods même dans 100 milles ou 10 pieds dans 5'2S,0tX) pieds n'est que de 1 dans 52,800 et sous une inclinaison aussi faible que celle d'un seul pouce dans un mille, l'on conçoit qu'il ne faille jinint une jurande force pour contrecarrer la tendance de l'eau à regagner son niveau vrai, 4 pouces même par mille étant usuel pour un canal maritime.
871 — Déjà, dans un article précédent, je dois avoir attiré l'attention sur le iiiouveiiK'iil l)i-|»ô«lal
de certain lézard d'Australie — le chlamydosaure ou lézard à jahot (frilled). A ce sujet, le professeur Soville Kent fait allusion à une rumeur non alors confirmée, que le lézard iguanoïde du Mexique, possédait aussi le pouvoir de courir ainsi sur ses jambes de derrière. Il publie dans " Nature " une lettre d'un monsieur des Indes Occidentales, qui dit que là aussi tous les lézards, à partir de l'iguane de 5 pieds de longueur, et y compris les plus petites espèces qui gambadent parmi les pierres, tous ont l'habitude quand ils sont pressés de se mouvoir ainsi en courant debout sur leurs pattes de derrière. Cette particularité de locomotion chez ces animaux, chose dont les naturalistes ont longtemps douté, mérite attention comme indication du mouvement bi pédal chez quelque ancêtre éloigné.
S72 — Il y a maintenant un observatoire au sommet du mont Koscliiusko à 7,320 pieds de hauteur, le plus haut point de l'Australie — Un autre à niveau de la mer sur la côte Sud-Est à Mérimbula. L'on y prend aussi des observations simultanées à Sidney, à Salé dans Victoria et à Hobert et sur le mont Wellington en Tasmanie.
873 — Il y a quelques années, l'on entendait, à St- Casiiiiii* et à Si-Basile, etc., sur la rivière Ste- Anne, près de Québec, des bruits sou terrai lis
dont les gens de l'endroit ne pouvaient se rendre comi)te. Ce bruit semblait être celui de pierres ou cailloux se heurtant entre eux, roulant, se déplaçant avec bruit se traduisant à la surface à travers une épaisseur de 30 à OU j^ieds de sol sablonneux. Ceci vient de se continuer (1S9S) parle dernier éboulement qui a eu lieu sur une étendue de peut être un mille dans le sens de la rivière et de plusieurs arpents en profondeur. C'est que les eaux de surface percolant à travers le sable, et une fois rendues à la couche imperméable de glaise que l'on trouve partout sous le diluviuui de sable et roches, se font chemin à travers le sable en suivant la pente naturelle du lit d'argile pour se rendre à la rivière. Ces rigoles ainsi formées par l'eau, s'agrandissent constamment, mettent à nu les cailloux que l'eau entraîne à leur tour vers la rivière, et qui par leur frottement sur le fond de glaise et entre eux produisent le bruit souterrain dont il s'agit. Enfin lorsque tout le sol est ainsi miné en sousœuvre, vient un tomjis où le tout s'efïondre et se met en mouvement vers le niveau inférieur du lit fie la rivière. C'est ce qui a eu lieu il y a peu d'années à St- Alban à quelques milles en aval de St-Casimir sur la même rivière : et ces éboulements d'ailleurs sont de
tous les jours, sous de semblables conditions dans presque tous les [mys du monde.
§74 — Quoi iia4>i-v<*i!lcii\ 9iiî>f:iiii*i.iiic que celui «l4> l:i iu:ihi liutaiiiiiK.* — jamais la machine la plus coui|ilir|uée <ju"ait encore fait l'homme ou qu'il puisse jamais faire ne sera comparabU- sous le lapport de la variété et de la cojn[)lexité des mouvements à la main lie l'hounne. Vous faites avec une main ou les deux toutes les lettres de Talpluibct des sourds-muets, ou des aveugles, tous les chiffres — toutes les figures géométriques : le carré, le losange, le triangle, le polygone, le cercle, relli[ise, la i>yramide, le cône, le conoïde, la splièrt' — la toiluri', li- dô.ne, le vaisseau de capacité, la chaloupe, le vaisseau maritime soit d'une ou de deux mains en se joignant de diverses manières les doigts. Vous pouvez vous ployer à la fois une seule phalange, deux, les trois, et cela d'un seul doigt et de n'importe quel doigt ou des deux doigts ou de trois, ou des quatre ou enfin des cinq en y comi»renant le pouce — voyez connue d'une main, en vous les lavant, ou ne serait-ce que pour vous les dégourdir, vous pouvez enveloper l'autre, le poignet, chaque doigt successivement, leur ensemble A volonté. Croisez-vous les mains à doigts interloqués et aucun etîbrt presque ne saurait
vous faire lâcher prise ; puis en vous les tordant, une épissure impossible à défaire, et en présence de laquelle Alexandre lui-même reverrait le nœud gordien et jouerait de l'épée. Vous en faites un évantail, les rayons d'une roue, d'un foyer— Elle vous sert de me sure : la largueur en est de 4 pouces à l'endroit du liouce,de (1 pouces (deux mains pour un pied) le pouce étendu ; la femme trouve dans un pied trois longueurs de doigt, 4A dans une demie-verge, neuf dans une verge — Le [)oing vous sert de massue, de marteau ; le pouce et l'index d'étau, de tenailles, de pincettes, de casse-noix. Un système d'étayement, un arbre à 5 à 10 branches, un lustre à autant de bougies — Vous prenez <à volonté une poignée variable, une pincée, plein la main, jilein les deux réunies— Vous en faites un crochet pour arracher un bouchon, pour soulever un poids — Entrelacés les doigts indiquent le tissu du panier d'osier, etc., les tissages — Quoi ! il faudrait tout un volume pour indiquer en détail les choses multiples que peut faire la main, les mains à part du jeu de pelotte, de piano, de guitarre, de fiute, etc.
§75 — Celui, celle à. qui vous parlez pour la première roi<>>, a droit «le savoir qui vous êtes et il est nécessaire de le lui dire tout d'abord :
"je suis un tel " afin qu'on sache jusqu'à quel point votre voix est autoiitaire, si ce sont des instructions que vous avez à donner — en quoi consiste la parenté, le lien d'amitié, si c'est sur un sujet social ou ayant trait à la fatuille. Sans cela votre individu fronce le Bourcil en se demandant de par quel droit vous vous permettez de l'interpeller, lui adresser la parole.
876 — Le préjugé est des plus efTectifs dans
certains cas : que quelqu'un en présence d'un ceuf
et après l'avoir décalotté, en flaire le contenu et avec
une grimace le laisse là — alors soit-il i)arlaitement
frais, vous le croirez gâté, et auiez un doute sur tous
les autres œufs dans le plat. Il en sera de même de
la viande que quiconque aura flairé et laissé de côté,
et surtout si c'est durant la saison où les œufs ne sont
pas toujours frais, comme le printemps où l'habitant,
la revendeuse pour ne rien perdre, aura ajouté à une
demi-douzaine ou plus d'œufs frais quelques-uns de
ceux de conserve de sa provision d'hiver — ou (jue dans
le cas de la viande, la saucisse, etc., ce soit durant les
chaleurs d'été, deux à trois jours après le jour de
l'abatage.
§77 — "Extract ot malt.' Cet extrait de drèclie
n'est autre chose tout simplement que du " porter " .•lucpiel on a donné ce nom plus chimique, plus scientitique, plas médicinal pour le vendre comme remède ; mais pour cela fallait naturellement le mettre dans une Itouteille de forme spéciale et qui ne ressemlât aucniiement, à la bouteille dans laquelle on emmagazine le porter. En un mot c'est une demi bouteille de bière brune étiquetée à l' effet voulu et qui au prix que le vend le pharmacien est de juste dix fois le prix du
porter ainsi appelé.
§?§ — Vous vous (lirig'cz sur Tég^lise mais êtes une minute peut-être eu i'elar«l — deux
chemins parallèles y conduisent— vous êtes porté à choisir celui d'où vous voyez l'église, ou qui longe l'église, et il vous semble que les bienfaits, les grâces de l'intérieur v^ous atteignent, de cette sorte plus directement, et comme par un suintement au dehors des prières qui se disent audedans : cela surtout si comme en été les portes en sont ouvertes, et que vos yeux en pénètrent l'enceinte, ou encore que l'on y chante et que vous entendez quoique de loin le chant sacré, la voix du prédicateur, sans même pouvoir saisir ce qu'il dit.
S79 It uoiis vient toutes sortes de petits
doutes. Je me demandais ce matin jusqu'à quel point on entend la messe, lorsqu'on y est présent ou dans l'église mais que l'on y est occupé à se confesser, à se préparer pour la confession, sans suivre les mouvements du prêtre à l'autel — C'est que j'en vois un qui sort du confessionnal et se donne du trouble pour trouver parmi les messes qui se disent, une qui ne fait que de commencer ; tout comme si, pour ce qui le regarde, sa présence dans le lieu saint ne compte pour rien, vis-à-vis d'une messe à laquelle il n'a pas prêté attention, occupé qu'il l'était à autre chose.
880 — Le sujet peut capliver et euipêclieiuue juste appréeiatioii : Vous êtes en présence de deux tableaux, l'un de "la visite de l'ange à Marie, et où sur un genou, pour se mettre à niveau du i^etit Jésus alors âgé peut être de 2 ans, il lui présente, une grape de raisin vert — le sujet est délicieux, conune d'ordinaire tous ceux où figurent de petits enfants, ces petits chérubins encore exempts de tout péché : ceux dont Jésus-Christ dit " laissez venir à moi les petits enfants." Le sujet vous cajitive et vous êtes porté à préférer ce tableau sous le rapport artistique à l'autre, " l'annonciation " peut-être, où l'ange lait part à Marie qu'elle va devenir mère du Sauveur, joli
tableau aussi, mais pas au même degré que celui où il figure un enfant — Alors, pour être impartial en votre jugement du talent, du mérite artistique des deux peintres dont les ceuvres vous sont soumises, détachezvous du sujet représenté autabieau, pour n'y voir que, dans un cas, la figure d'un ange, d'une fenmie que l'on l)rend par surprise — dans l'autre, celle d'un ange, d'une femme quelconque, d'un enfant, son enfant que l'ange propitie par son cadeau. Vous avez ces deux admirables toiles en regard sur les piliers de droite et do gauche à la basilique de Québec. Allez les y voir — c'est comme au théâtre où l'on est porté à considérer le meilleur acteur celui qui joue un rôle à notre goût, l^endant que peut être est-ce celui qui personifie un malfaiteur qui fait preuve du plus de talent.
881 — Depuis quelque temps (mai 1S9H) les flottes «'iiiieiiiies «les Etats-Uaiis et do l'Espag^iie
(aujourd'hui en guerre) ont l'air de se faire des
nielles, de jouer à cache-cache; et en effet elles se craignent nmtuellement et pour raison valable : la Hotte de Sami)son de 7 à 10 ncpuds à l'heure, quoique plus forte de blindage et d'armement que celle de Cervera, moins capable de résister à l'attaque, craint cette dernière, dont lu jilus grande vitesse peut lui
causer une surprise et la force d'être constamment sur le (jui vive. Cervera de son côté sait le peu de chance qu'auraient ses navires de résister au tir pénétrant des blindés américains s'il s'exposait de trop près à leur action meurtrière. Il faudrait à l'Espagne des vaisseaux mieux armés, avec plus de force de résistence au tir de l'enemi, et aux Etats-Unis des vaisseaux capables, comme ceux de la Hotte de Cervera, d'une vitesse de 20 à 23 nœuds à l'heure.
§S2— L.C tombeau «le Ociig'is Kliuii, Il y a
dit Prjévalskv, l'explorateur russe de l'Indo-Chine, une légende mongole (}ui nous dit que ce tombeau situé à Ordos, district de Wan, était de 200 versts au Sud du lac Dabasoun-Xor : que les restes reposent dans un cercueil (bière) en argent flanqué à l'extérieur d'un cercueil protecteur en bois, sous une tenture de soie jaune. Les armes du monarque sont auprès de lui ; tous les jours l'on offrait à ses mânes royales un cheval et un mouton qui disparaissaient le lendemain. (Sans doute que de bonnes âmes les volaient pour faire place aux nouvelles offrandes). Le conquérant à sa mort, a prédit que dans de S à 10 siècles ils ressusciterait. Faut donc attendre de 150 à 350 ans encore cet événement. Alors aurait lieu une guerre entre Gengis Klian
et l'empereur de la Chine. Le premier remi^orterait la victoire et conduirait les Mongols de Ordos à Khalka. Fort de cette légende — St-Bonin vice-président de France en Indo Chine, résolut de faire à ce sujet des recherches dont il a fait part à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres de Paris.
§§3 — Siiig^iilièi'e contradiction, étrangle anomalie entre la manière «l'en ag^ii' avec ses semblables snivant qu'on reçoit ou qu'on «loiiiie. Pourtant il paraît également criminel de recevoir de l'argent sous de faux prétextes que d'en donner qui ne vous est point légitimement acquis, ou en un mot de donner de ce qui ne vous appartient point. Cependant, pendant qu'on a voué aux gémonies le pauvre Dreyfus pour avoir livré aux A'ilemands les plans des défenses de la France, on loue aux Etats-L^^nis l'amiral Dewey jiour avoir usé de ruse ou jirofité de la ruse d'un autre pour obtenir les plans des défenses de Manila (lies Philippines) lui permettant d'attaquer, bombarder <à son gré cette place forte. Ces plans étaient, ])arait-il, dissimulés sous les plis d'une chemise en apparence neuve et qui pouvait l'être en effet ou avoir été lavé, vernissé à cet effet. Cela a passé à la douane de Manille sans qu'on se soit douté le moins 4u monde de la chose.
88<1 — D"après le Bulletin de la Société Française de Physique, M. Crémieux aurait imaginé un moyen iiig^éiiieiix (le |»i'odiiJa'4; «Iniis l'air «ies vibrations elliptiques, au lien «le spliériqiies. Ce
serait par l'interférence des vibrations longitudinales de deux tuyaux d'orgue disposés à angle droit, et vibrant sous l'influence de deux diapasons ayant entre eux la dittérence requise de phase. Cette disposition aurait motivé à l'endroit ou à partir du point d'intersection des tuyaux, des ondes ou vibrations elliptiques rendues sensibles, visibles à l'œil par de menus fibres de quartz qui suivaient, se prêtaient à tous les mouvements de l'air.
885 — L'Observatoire Vallot dernièrement établi an liant dai illont Blanc (Alpes) va être élevé du Rocher des Bosses où il se trouve maintemant, à un autre endroit ou sommet de même altitude, pour prévenir la difficulté actuelle des observations, due à l'aocuraulation de neige qui s'y fait. Ce sera un déplacement difficile, et à opérer, pièce par pièce sur le dos des hommes qui en sont chargés, vu l'effet affaiblissant sur le système de la raréfaction de l'air à cette hauteur.
886 — On lit dans " Nature " que le professeur T.
Fischer, dans un mémoire sur l':im|»liitli«îâti'eiiiorsiiiie du L:ic tàai'dii, fait voir ({ue du côté intérieur ou italien des Alpes, la l'orme des dépôts par moraine ditFère d'une manière tranchée de celle du côté extérieur ou allemand. Dans les premiers, dont le Lac Garda fournit un frappant exemple, les dépôts se sont faits en cercles concentriques, ayant leur convexité vers les plaines ; tandis (pie dans les derniers, c'est la forme familière en évantail à l'embouchure des vallées.
§§7 — Action siippoMéi? du cliloi'itfiM-iiic <»iir le î?siz d^éclnii-it^e iiBlci'iié. ("est à riiôi)ital catholique de Herne, en W'estphalie. On avait à opérer un individu pour cas pressé mais qui lu'it quatre heures à résoudre. L'on sujipose que le gaz illuminant de la salle décomposa le chloroforme, avec évolution de vapeurs chlorinées qui eurent l'eilet de paralyser l'action des deux chirurgiens, et d'affecter si sérieusement les sœurs assistantes, que l'une d'elles est morte le second jour, pendant que la vie des autres est en danger.
8§§ — L'on vient de l'aire à la " (/olund>ia Tnivorsity " Etats-Unis, des études de |»syeliolog:i«;
comparative. Ces expériences ont été faites sur des chats, des poulets, chiens, singes et d'autres animaux. On mit ces animaux dans des boîtes ayant des portes pouvant s'ouvrir de l'intérieur, et de diverses manières, comme en pressant une clanche ou tirant sur une corde, ou un crochet attaché à une corde, en tournant un bouton. Ailleurs, on rendit les mouvements plus compliqués, en nécessitant plus d'une opération de la part de l'interné pour se faire voie à l'extérieur, s'évader ou arriver à un mets d'affection placé au dehors et que pouvaient voir les animaux de dedans leurs cabanes à claire-voie, afin de les presser à faire des efforts pour y parvenir. Thorndike qui a conduit ces expériences est d'avis que le raisonnement n'y était pour rien dans les opérations des chats et autres pour regagner leur liberté, mais que la découverte, par accident ou par hasard, d'un des mouvements à faire pour se Ulcérer, en amenait un autre, et que plus ils y allaient et moins ils mettaient de temps à finir par ouvrir la porte. Il ne servait à rien, parait-il, à un félin de voir faire la chos'^ par un autre, même 100 fois de suite, et l'animal ne s'inspirait point non plus du fait qu'on lui prit la patte pour la lui poser sur la clanche — non — fallait qu'il apprit cela de lui-même — mais une fois appris il s'en rappelait — Mais Thorndike, n'a aucune raison d'en conclure au non raisonnement de la part de l'animal. La mémoire du fouet pour un
chien, à la vue de cet instrument, ne lui causerait aucun émoi en vous le voyant à la main si ce n'est que c'est le raisonnement qui lui fait rappeler à quoi il sort.
§89 — L.C raisoiiiiciiicnt chez les animaux
peut ne leur venir (^ue par leur propre expérience, c'est-à-dire, motivé par ce qui leur est arrivé à euxmêmes, et qu'ils ont non seulement vu mais ressenti ; tandis que pour ce qui est arrivé aux autres, ils l'ont seulement vu sans le ressentir. J'ai peut-être déjà cité quelque part, dans un alinéa ayant trait à " la mémoire chez la gente animale " le cas du poisson dans l'aquarium de Brighton en Angleterre, qvii pendant 3 mois alla se heurter à une cloison de verre le séparant d'un poisson ennemi dans le bocal voisin. L'observateur a mis cela au compte du manque de mémoire chez le poisson ; mais on ne peut conclure de là que le poisson ne se soit dit et cela par le raisonnement, " inutile donc pour moi, d'essayer plus longtemps à arriver à mon ennemi dont je suis séparé par un empêchement infranchissable, tout invisible qu'il soit." Je prétends au contraire que malgré que le chat, ie chien, laissé à lui-même, ou ne voyant jioint ' clancher ' une porte pour l'ouvrir, met plus de temps à apprendre la chose ; il l'apprendra plus vite en vous le voyant faire, car il
vous regarde quand vous le faites, et c'est cela qui lui donne l'idée de s'attatuier dune uianière quelconque à la poignée de la porte, où se trouve évidemment pour lui le .secret de l'ouvrir.
890 — Certains regardent A l'état de simple lég^oiidc celle do Itoisiiiiiis et Roiiitis allaité!!» par ii!i«' louve ; mais il u'y avait rien d'étrange là-dedans. I»ans l'Inde, il est connu que des enfants du pays ont été allaités jiar des louves et ont vécu avec. Les nègres avèrent que des singes anthropoïdes ont nourri des enfants de leur lait. Romaïuis cite, comme fait, le cas do trois jeunes rats nourris par un chat dont on avait enlevé les petits. D'ailleurs, j'ai moi-même vu une chienne allaitant un chat, et une chatte se plaisant au soulagement apparent que lui causait un petit chien suçant son surci'oit de lait.