‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 27 sur 83 · A JO · texte numérisé non relu

A JO

voulu. Le mensonge n’est guère qu'une menterie. Si on n’en disait pas d’autres.

248__Au dîner il faut nommer le destinataire de l’assiettée que vous passez-c'est péremptoire—si non, par politesse le récipiendaire la passe au voisin et celui-ci à celui-là, sans que l’on sache où en finir; d’un autre côté, le voisin peut croire que vous la lui passez parce que vous n'êtes pas satisfait du contenu, soit quantité ou qualité ; et vous le mettez dans la position d’un homme qui accepte ce que vous rejetez.

249 - Expressions intraduisibles mais équivalentes__On est plus obligé à sa peau qu’à sa chemise‘ Blood is thicker than water ”’=tondre sur un œuf cheese paring’’ Tiré à quatre épingles—t nicely done up ”” ou “ well dressed ” suivant qu’il s’agit d’une personne d’une chose= Ceci me rappelle le père G. qui disait d’un jeune homme qui courtisait une de ses filles ‘ Il est tiré à quatre épingles et fait la cour à ma fille ’ et qui voulant ensuite faire part du fait à un anglais de ses amis— lui traduit la chose en ces mots “ He’s drawn at four pin and he make de yard to my dateur.”

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250 On est tellement généreux à la campagne, qu’on laisse déborder votre tasse de thé jusqu'à ce que la soucoupe en soit pleine- Ceci est d'ordinaire contrariant pour le récipiendaire qui aime son thé bouillant, pendant que le thé dans la soucoupe ne peut l’être, ne l’est jamais; et que d’ailleurs, chaque fois qu’il porte son bol à ses lèvres, la nappe est mouillée, salie des gouttes qui s’attachant au fond de la tasse, y tombent, sans qu’il sache comment se débarrasser de ce que vous lui avez infligé.

251- On ne saurait perpétuer les expressions de la nature de ‘‘ pas n’est besoin de dire ”’ ce serait pédantesque, : “inutile de dire ” est beaucoup plus simple, plus élégant. Que veut dire aussi ‘“ sans nul doute ”’ si ce n’est une double négation, valant une affirmation “ avec doute.” On dit en

anglais ‘ without any doubt ’” ‘“ sans aucun doute ” “ sans doute.”

252- Une longue prière, un chapelet à genoux contrarie ; dites le en marchant entre chien et loup, où il fait trop noir pour lire, trop clair encore pour. allumer la lampe. Excellent moyen aussi, de retour du théâtre ou d’une veillée, et sachant surtout qu’en

arrivant à la maison vous aurez forte envie de vous mettre au lit sans le dire— Cependant je dirai à ‘ce sujet qu’on ne perd jamais rien au service de Dieu qui nous rend toujours au centuple le temps passé à son service : l’on n’en dort que mieux et d’un sommeil qui s’il est un peu moins long, est plus réhabilitant. Mais quand au lieu du retard d’une veillée à s'amuser, c’est celui d’un travail prolongé, là on peut négliger la longue prière, la rendre très courte puisque Île travail

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est une prière et qu’il n’y a qu’à l’offrir comme telle. KT %k

253..Faites attention, avant de quitter vetre-banc:pour:-la communion, à son No, sa position-relative à quelque objet remarquable ; car en revenant de la table-sainte, j'en vois tous les jours plus d’un qui.cherchent en vain-leur place, difficile à reconnaître,-surtout si- dans l’intervélle, quelqu'un qui y était n’y est.plus, ou que le banc vide quand vous l'avez laissé est ensuite occupé, ce qui le rend plus mécon. naissable et difficile à retrouver. C’est surtout contrariant en ce que chacun à l’air de vous voir et de partager vôêtre“embarras, ‘où de'vous prendre en pitié.

$54 L'expression “le ieu n’en vaut pas la

chandelle ?’ est sans aucun doute, française, c’està-dire d’origine française et la traduction qu’en font les Anglais en est absurde, incorrecte et inélégante : the game is not worth the candle ” puisque le # n’en ”’ n’y est aucunement rendue et que sans cela le sens est ineompiet ; c'est en anglais, comme qui dirait ‘ie jeu vaut pas la chandelle.” Il me semble aussi que Pexpression “ Ça va sans dire ” a une tournure plus française qu’anglaise et sonne plus naturel à l'oreille que la-traduetion “It goes without saying.”’ * * *

255 - IL y a des services qu’on n'aime pas à se fuire rendre par des mains étran- “gêères- Aussi n’estce que lorsqu'une dame épuise tous lés moyens à l'Eglise, au théâtre, en public, de désobtruer sa chevelure d’un nuage, d’un voile récalcitrant qu'on peut se permettre de lui venir en aide ; car il y a de ces choses qu’on est censé faire de soi-

même au risque de paraitre gauche en ne pas y réussissant.

256- Fous les jours durant. la saises, les journaux nous annoncent tel et tel revenu de la pêche avee de 306 à. 500 ou plus de truites prises dans-nos - lses canadiens. C’est un péché mortel pour nes:gou-

vernants de tolérer la chose. Si le tout était utilisé par les pêcheurs eux-mêmes, ou en présents faits à leurs amis, ou même vendu ; ce serait un demi-mal : mais la moitié de ce poisson est gâtée, laissée sur les lieux. Cette pêche devrait être limitée pour chacun au nombre de jours que peut se garder le poisson sous les circonstances ordinaires, ou s’assurer que chaque pêcheur ou partie de pêcheurs est munie des réfrigérants nécessaires pour conserver le poisson. La pêche devrait être de plus limitée à du poisson de grosseur ou poids donné ; sans quoi nos lacs deviendront bientôt stériles.

2523—$Si vous rencontrez sur la voie publique un mendiant, un bossu, un nain, un infirme : remerciez seulement Dieu de ne l’être point.

258— Ne donnez pas, au dessert, trop de confitures : ça a l'effet de les déprécier et on les laisse sur son assiette. Il est étrange comme l'on fait bien moins de cas d’une chose quand il y en a beaucoup que quand il y en a peu. Pour la patate, au contraire, qui est peu coûteuse, n’insistez pas à en faire prendre à un convive, ça aurait l'air de vouloir l’en bourrer pour ménager sur d’autres mets

plus coûteux. Ceci me rappelle qu’en cléricature chez un vieil oncle ou j'avais droit à un repas p:r jour, il ne manquait jamais de me répéter: fais toi un bon fond de soupe et de patates, car tu sais que la viande est chère et rare.

259--Chez Nelson, l’imprimeur, rue Lamontagne— je parle d'il y a 50 ans—un gars de la campagne qui aimait à la folie les crêpes, la mélasse, s’engagea comme domestique à condition qu'on ne lui servirait jamais autre chose, aux trois repas, que crêpes et mélasse. Au bout de 15 jours il en était tellement revenu qu'il lui fallut se mettre à genoux pour demander qu’en grâce on lui donnât autre chose Cela rappelle le dicton que Henri IV, à qui son Chapelain ne voulait, naturellement, permettre qu’une ferme à la fois, s’en vengea en ordonnant à son cuisinier de ne servir au Chapelain que de la perdrix (mets d’affection de son directeur spirituel). Mais au boût d’un mois, le Chapelain de demander en grâce à sa majesté de varier son ordinaire, et celui-ci de répondre, eh bien ! non, «toujours la inême femme, toujours de la perdrix. ”

260—I1 est certain que le système français est le

plus rationnel. Un seul mets à la fois Ce qui fait. prévaloir le contraire, c’est que l'homme en général 2st.pressé et n’a pas la patience d’attendre ainsi, changement de couvert à chaque plat successif qu’on lui présente Voilà pourquoi l’anglais entasse tout sur la même assiette : viande, patates, légumes, etc. Certaines choses vont ensemble, comme une cotelette ou unsteak avec une pomme frite ou aux petits : pois — mais avoir dans la bouche en même temps, un salmigondi de toutes sortes de légumes, c’est faire preuve de ne savoir rien apprécier.

261 Dans mon passage sur “ La Loire ” de Paris à Angers, je déjeunais à Blois avec le digne curé de l’'éndroit. Toujours des plats séparés, (voir 260) mais assaisonnés à l’épicure : petits radis à la rosée avec pain et beurre—haricots verts délicieux— pétits pois— patates frites — salsifis — asperges artichaux (point de viande, c'était un vendredi), jamais je n’ai fait un repas mieux réussi.

262- Dans l’absence d’un ‘ menu °° écrit, il convient d’annoncer en quelques mots à ses invités, ce qu'il y a à: déguster.:.C'est

rationnel, afin que sachant que le potage doït être suivi de un, deux, trois plats de viandes diverses, suivis où non d’un dessert, l’on sache se ménager pour ce que l’on préfère. Pas n’est besoin de mentionner à l’avance le champagne s’il y en a: on a toujours an béyau de vide pour le recevoir.

263 - C’est embêtant à l'hotel pour qui, dans son désir d’avaler tout rond le menu, demande en même temps ün bouüilli et un roti lorsque le garçon de service qui ne sait trop que faire, lui pose la question : ‘ su” la même assiette, monsieur, ou sur deux assiettes

séparées ’’—C'est là que le dîneur s’aperçoit de sa gaucherie.

261-Le soleil reluisant à travers les feuilles, dessine sur le parquet, sur le pan de la maison, des ovales c’est son image qu’il dessine l’ovale est un cercle si le rayon tombe perpendiculairement, une ellipse plus ou moins excentrique (allongée) suivant que l'angle d'incidence du rayon est moins ou davantage imelimé au plancher, à la cloison—Mêime à travers les interstires triangulaires des extrémités des lattes d’üre péersienne, la figure est encore ronde où elliptique, et si soleil pénètre sur toute la longueur entre

deux lattes, les extrémités de la figure sont demi-circulaires ou demi-elliptiques.

265— Un témoin à l'enquête du coroner, sur Demers accusé d’avoir tué sa femme à St-Henri (1895) a l’air de tirer du fait qu’il sanglotait, la conclusion que son chagrin prouvait le contraire ; mais ce chagrin pouvait bien être simulé et même s’il était réel ce ne pouvait être encore que le chagrin du remord, la crainte d’une condamna'ion par les tribunaux, le spectre de la potence, l’horreur de la punition qui pouvait l’atteindre. ILest facile de s’attendrir et d’en venir aux larmes comme au théâtre.

* * * 266 - Prenez garde mes enfants -au mea culpa —de ne point vous violenter la poitrine. Soyez tranquille sur ce point là, monsieur le curé.

267- Quand le père G. dinait chez moi—je disais pour ménager mon bordeaux- prenez de la bière père, je ne vous offrirai pas de ce vin suret là, ça pourait vous faire mal n’y étant pas habitué ; et, aux sardines à l’huile je disais à F. qui pouvait en ingur-

giter tout une boite : c’est drôle comme il en faut peu, pour en avoir un goût exquis. Il faut bien le faire ; il y a des Gargantua qui nous ruineraient du coup si on n'avait l’air d’y voir.

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268-Si vous faites inopinément la rencontre d’un créancier que vous ne tenez pas à voir ou à en être vu : un catarrhe simulé vous suggérera l’usage d’un mouchoir pour vous en dissimuler la figure. Ou encore une mouche imaginaire vous fera porter la main au front tout en faisant la grimace pour supplémenter l'illusion. Tiens-—direz-vous— moi qui ai fait ça cent fois dans ma vie, c’est bien néces-

saire, vraiment de nous faire de semblables suggestions.

269- Soyez bon pour vos domestiques, vos servantes— parlez-leur, ayez l’air de les consulter sur des choses qu'ils peuvent savoir mieux que vous —Ça leur fait sentir moins l’humiliant de leur position.

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220—En adressant la parole à un corps

public, à une assemblée quelconque, une députation ; quand même vous les prendriez tous pour des nigots,

v’allez pas le leur dire, sans au moins en excepter quelques-uns. Chacun alors se croira désigné par vous comme faisant partie de la minorité éclairée. * * *

271- La Société Géographique de Toulouse (1596) veut substituer au système sexagésimal des degrés, minutes et secondes d’are, ou d’espaee angulnaire;comme à eelui des heures, minutes et secondes de t:mp6, le système décimal, et fait observer, à ce sujet, qu'ayant mis la chose à l’étude, on y sauve un tiers du temps à dévouer au caleul actuel. Si c’est là ie seul avantage, mieux vaut en rester là ; car c’est tout'une génération qu'il faudrait pour introduire la ehose dans l'éducation ; le seul moyen pratique d'y arriver, et pour déshabituer du système actuel, les millions d’êtres humains qui s'en servent. D'ailleurs ils’en faut que toutle monde soit de cette manière de voir. Cependant on ne peut nier que pour le système monétaire, le décimal ait ses multiples avantages, surtout si on le compare au Louis, schellings et deniers, du numéraire anglais ; tandis qu'avec les piastres ou dollars et centins, on calcule le tout comme centins pour n’avoir plus ensuite qu’à poser à sa place le point décimal qui les sépare, ce qui facilite aussi, on ne peut plus, le calcul des intérêts à un taux fractionnaire quelconque.

272- C’est vouloir rendre un fort mauvats service à l'humanité que de chercher à assimiler, come il y en a qui le proposent, toutes les langues— n’en taie qu’une seule n'avoir qu’un système de poids et mesures—une monnaie unique. En effet que de milliers, de millions peut-être sont employés aujourd’hui à traduire d’une langue en une autre ; à trouver en monnaie d’une nation, son équivalent en celle d’une autre nation ; à réduire les poids et mesures d’un pays en ceux d’un pays étranger ; à traduire, pour en faciliter le calcul, la fraction vulgaire en sa décimale de même valeur, le sexagésinal du temps et de l’espace au détimal ou le contraire, suivant l’usage à en faire. Ce serait donc priver une notable partie des hommes sur la terre des moyens de gagner leur vie, augmentant ainsi les griefs déjà assez nombreux du genre humain, accentuant aussi par là même le motivé de l’anarchie pour en arriver au communisme.

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273 Que le bébé s’égosille à pleurer, ce n'est là pas toujours une preuve qu'il souffre--ma femme ne veut pas comprendre cela—car, si oui, alors comment se fait-il que généralement, il cesse de suite et même instantamément de crier sitôt que la mère le prend. Et à preuve; ce sont des pleurs- sans les

larmes qui accompagnent invariablement les ens motivés par la douleur, la soif, etc.

274-Le débit, le rendement d’une rivière, d’un cours d’eau, est la quantité d’eau qui y passe dans un temps donné ou limité. Pour le trouver, il ne faut que l'aire, c’est-à-dire la superficie d’une coupe transversale du cours d’eau en pieds ou en mètres, etc , et la vitesse de l’eau. Prenez par exemple sur le rivage, ou sur le rebord du canal qui conduit l’eau au moulin, suivant le cas, une longueur de 50 à 100 pieds, ou de 10 à 20 mètres plus ou moins, et observez—la montre à la main—le nombre de minutes ou secondes que prendra un copeau jeté à l’eau en amont du premier point, à franchir l’espace entre les deux points. Voilà la vitesse à la surface, et vu le retard dû à la friction, ou frottement de l’eau sur les parois du canal où il passe, prenez pour vitesse moyenne les % de celle à la surface. Pour l’aire de la coupe transversale du cours d’eau, obtenez en la hauteur ou profondeur moyenne, en mesurant cette profondeur à des distances à peu près égales, comme de 10 en 10 pieds ou de 20 en 20 pieds plus ou moins suivant la largeur de la rivière. Ces profondeurs ajoutées et leur somme divisée par leur nombre donnera ]a moyenne voulue,

Enfin la vitesse en pieds ou mètres multipliée par l’aire de coupe aussi en pieds ou mètres, donnera pour l'intervalle de temps affecté au trajet de l’eau entre ls deux points, le nombre, suivant le cas, de nieds ou de mètres cubes d’eau que charroie le cours d’eau dans le temps observé. Il est facile ensuite par simple arithmétique de réduire le résultàt obtenu en unités appropriées à simplifier les calculs à faire, comme de tant de pieds ou de mètres cubes par minutes ou par seconde. C'est ainsi que l’on sait qu’à Niagara il passe 18 millions de pieds cubes d’eau sur la cataracte par minute— 300,000 pieds par seconde.

275—Une ‘ force de cheval ?” c’est-à-dire ‘un cheval vapeur,’? est basé sur le travail que peut faire, un cheval par exemple, dans dix heures de travail par jour. Ce travail est évalué en France à 75 kilogrammètres, c’est-à-dire une force capable d'élever en une seconde, un poids de 75 kilogrammes (soit 150 livres pesant) à la hauteur d’un mètre. En Angleterre on la dit égale ou équivalante à 33,000 pieds-livres, c'est-à-dire à 33,000 livres élevées à la hauteur d’un pied dans une minute (voir 279)-—3,300 livres élevées à la hauteur de 10 pieds—330 livres élevées à la hauteur de 109 pieds et c’est ce dernier chiffre qu’on saisit

le-mieux-__C'est-à-dire qu'un cheval peut dans une minute élever un poids de 330 livres (de brique, pierre, mortier, ete.) à la hauteur de 100 pieds, Mais c'est en réalité dans une demie-minute que le cheval fait cet effort puisqu'il lui faut pour chaque charge à élever aller et revenir au point de départ. En effet suppesez le pas du cheval de 3 pieds ; alors attelé à son fardeau par une ‘‘ poulis de retour ”’ il fera 33 pas pour nonter le. fardeau, et 33 pas pour revenir s’accrocher à'un second voyage, c’esi-à-dire 66 pas par minute. Mais comme il peut en hâtant le pas en faire deux par seconde ou i20 à la minute, on pourra dans ce cas doubler la corde pour diminuer de moitié son effort en doublant le chemin à faire. Donc à 330 livres élevées à une hauteur de 100 pieds par minute, ce serait 600 fois 330 1bs., ou 218,000 livres élevées à cette hauteur durant une journée de 10 heurés de travail.

276- Sachant (375) ce qu'est ‘‘ une force de cheval ” où‘ um.cheval vapeur ”” et (374) s’il s’agit d'un pouvoir d'enum dont où ait à calcunicr I force, il:n’yaura qu'à multiplier le poids de l’eau par la: hauteur dé là chute pour connaître ce pouvoir. Gr le poids d’un pied eube d’ean-est de :624 livres. Soit donc Je débit. du cours d'eau de 1000 pieds cubes--(ce

que l’on aurait par exemple si la vitesse moyenne du courant était de 100 pieds à la minute et la surface ou l'aire de section de 10 pieds, puisque 100 « 10 = 1000) la quantité d’eau se précipitant du haut en bas de la chute serait donc de 1000 pieds cubes par minute et son poids de 62,500 livres (1000 « 624). Soit encore la hauteur de la chu'e de 100 pieds ces chifires muttipliés l’un par l’autre donnent 6,250),000 pieds-livres et 6,250,000 divisé par 33,000 (les pieds-livres dans un cueval-vapeur) donne 190 près, c’est-à-dire que la force de la châte supposée serait de 190 chevaux-vapeur.

D277- La force utitisable d'un pouvoir d’éau, comme celle d’un moteur quelconque : l'air, le vent, la vapeur, l'électricité, le magnétisme, est la force entière calculée comme ci haut (276) moins celle à dépenser pour vaincre la friction, le frottement des parties composantes motrices de la machine et qui est en général de 15 à 20 # suivant la perfection du mécanisme__Donc on ne prendrait que les $ à peu près de la force calculée (276) pour le pouvoir de la chute en

question.

278 Voici un excellent .moyen de se faire ume idée juste et pratique de Ia force d'une

chute d’eau, de son pouvoir pour des fins utiles : Supposez que en face le haut de la chute il y ait un arbre de couche, un tambour avpuyé par les extrémités de son essieu sur des coussinets qui en permettent la rotation, la révolution. Supposez suspendu par une une corde enroulée sur le tambour, un vaisseau contenant un pied cube d’eau. Il est évident que ce poids de 624 1bs. (276) tiendrait en balance un semblable poids suspendu à l’autre bout ou branche &e la corde, c'est-à-dire à celle du côté opposé du tambour. Maintenant quelque peu que l’on ajouterait au poids d’un côté, ou de quoi simplement vaincre l’inertie de friction de la roue, ce poids descenderait et en descendant remonterait un poids égal de l’autre côté— Dr ce qui est vrai pour un pied d’eau le serait pour 100 ou 1000 ou un nombre de pieds quelconque ; donc le poids de l'eau tombant d’une chute, élèverait ou pourrait le faire dans les conditions voulues, un égal poids d’eau du bas de la chute à son sommet, ce qui fait comprendre de suite, comment on arrive à la force d’une chute, au pouvoir d’un cours d’eau en divisant par 33,000 {275) le nombre de pieds-livres de la chute. KT

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