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Pour caiculer la force, le pouvoir

les chevaux-vapeur d’une ‘« machine à vapeur,” et de même, évidemment, pour toute machine à piston, ou mu par la force de pression de l’eau, de l’air, d’un gaz agissant sur un piston renfermé dans un cylindre : il faut multiplier la pression par pouee carré ou sur chaque pouce carré du dit piston par la longueur du cylindre et par le nombre de coups de piston par minute, pour en avoir, comme dans le cas de la chute d’eau (276) des pieds-livres par minute, et le résultat divisé par 33,000 pieds-livres (force d’un cheval-vapeur) donnera, en chevaux-vapeur la force de l’engin ; faisant attention de compter le mouvement du piston dans les deux sens, aller et revenir.

281- Ce qu'est un pied-livre. C'est une unité utile, indispensable dans l'estimation, le calcul d’un pouvoir quelconque, de la force d’une machine à vapeur, à gaz, etc., du pouvoir d’une chute d’eau, etc. C'est le poids d’une livre agissant à travers ou le long d’un espace linéaire d’un pied en hauteur. On: en est venu là pour réduire la force, le pouvoir d’une machine quelconque en chevaux-vapeur. Le chevalvapeur est (276) de 33,000 pieds-livres. La pression de la vapeur, de l'air, etc., sur un pouce carré d’une surface quelconque est celle d’un poids égal portant

sur cette surface. Le poids, il est vrai, n’agit que dans là verticale, ou en se dirigeant vers le centre de la terre ; mais on peut toujours, quelque soit l’inclinaison d’un cylindre, le supposer vertical pour faire la comparaison. Ainsi la pression de l’atmosphère est de 15 Ibs au pouce carré. C'est-à-dire qu’une colonne d'air de la hauteur de l’atmosphère et de la grosseur d’une ba. guette ou tringle d’un pouce carré, pèse 15 livres. Pression de 109 livres au pouce carré, est la même chose que si sur ce pouce caïré il y avait un poids de 100 livres d’une substance quelconque : air, eau, métal, etc. Un poids d’une livre qui descend un pied, exerce une force suffisante pour élever un autre poids d’une livre à 1a hauteur d’un pied.

282- Pourquoi on réduit toute force, tout pouvoir en pieds-livres : afin que divisant ensuite 33,000 (276) on obtienne le nombre de chevaux-vapeur (forces de cheval) correspondant. Àinsi un piston est de 1060 pouces carrés de surface et le cylindre ou tuyau dans lequel il va et vient-est de 19 pieds de hauteur, alors si la pression de la vapeur, ou du gaz, sur chaque pouce de ce piston est de 110 livres, nous avons un poids de 100,000 livres se mouvant à travers un espace de 10 pieds, c’est-à-dire

1,000,000 de pieds-livres. Maintenant, si le piston va et vient à la vitesse d’une demie seconde, ou qu’il fasse son mouvement d'aller et retour dans une seconde, 20 pieds linéaires de bas en haut et de haut en bas, ou n'importe dans quel sens (hdrizontal ou incliné) il se meut ; il fera 60 fois 20 pieds c’ect-à-dire 1200 pieds par minute; ce sera donc 1200 fois 100,000 ou 120,000,000 pieds-livres, ce qui divisé par 33,000 donne une force de 3631 chevaux-vapeur, ou forces de cheval (de chevaux si vous voulez).

283- Les marées, à part leur force de translation aller et revenir—en exercent une de va et vient dans la verticale. Pour utiliser cette force suppos:z un flotteur articulé à une bièle, celle-ci à son tour attachée à une manivelle faisant tourner une roue dentée Le mouvement étant lent (mais aussi puissant qu’on le rendra en augmentant la surface du flotteur) et seulement de deux fois par jour, il faudra une grande roue, soit de 100 pieds de diamètre, qui fera donc (à 2 marées par jours) 2 révolutions dans 24 heures (ou à peu près). Celle-ci s’engrenant avec une roue par exemple de 10 pieds de diamètre, la ferait tourner 10 fois plus vite ou 20 fois par jour—Cette seconde roue de 10 pieds en activerait

une, ou plutôt un arbre de couche de un pied, encore 10 fois plus vite ou 200 fois par jour. C’est encore lent : une révolution dans 7 minutes (1400 minutes par 24 heures). Cette troisième roue ou arbre de couche, servirait à son tour d’essieu à une autre roue de fort diamètre, lequel communiquerait son mouvement par engrenage ou courroie à une quatrième roue d’un diamètre 10 fois moindre et qu’il ferait par conséquent se mouvoir à raison de 200,0 fois par jour (c’est-à-dire une fois par .7 de minute ou par 42 secondes) vitesse pratique qui pourrait encore par d’autres engrenages ou courroies se hâter, se ralentir au besoin.

284- Si l’on utilisait la force de la marée pour créer un pouvoir moteur, il y aurait nécessairement à adopter une forme de manivelle qui permit à la bièle de lui demeurer articulé et la faire fonctionner en tout temps ; car les marées varient et il faut que la longueur de la manivelle puisse s’y adapter, s’y ajuster automatiquement ; c’est ce qui est possible, on le conçoit, en faisant glisser le haut de la bièle le long de la manivelle, tout en l’y maintenant en contact par ressort ou autrement.

285- Autrefois, quaud la forêt était encore dense, on y érigeait le moulin, on y charrinit le bois. Aujourd’hui c'est le moulin que lon conduit au bois, c'est-à-dire un moulin à pouvoir de un à deux ou plusieurs chevaax, que les chevaux font non seulement fonctionner, nrais déplacent au besoin pour l'approcher d’une touffe de forêt, afin de rendre moins coûteux le transport du bois. Puis, ce sont encore des bateaux à vapeur ayant moulin à leur bord : des moulins flottants (j'en ai dessiné un dans tous ses détails y compris mécanisme — pour M. W. il y a déjà 30 ans passés, devant fonctionnèér sur un des tributaires du St-Laurent en bas de Québec) ces moulins pouvant s'attacher à un endroit, y épuiser le bois à scier, aller s’amarrer plus haut, en faire autant ; se rendre encore en amont de sa position dernière, et: ainsi de suite.

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286- Dans les moulins à roues hydrauliques, c’est d’ordinaire l’eau qu’on amène au smoulin ou à la roue pour la faire tourner. Sa rotation motivée, accentuée par le poids de l’eau dans ses auges ou aubes d’un côté de sa périphérie, pendant que celles du côté opposé sont vides. Mais il y a des cas où on ne saurait faire cela-—A St-Ambroise par exemple il y a en aval de la chûte, une “ dalle” naturelle de

moulin, et comme les eaux et la surface de l’eau dans ce conduit naturel sont variables, et que l’on ne saurait détourner cette eau, au fond d’un profond ravin qu’elle se trouve ; e’est done la roue elle-même qu’il faut pouvoir ajuster au niveau de l’eau, et pouvoir déplacer au besoin à cet effet. Eh bien il n’y a qu’à con:cvoir une roue dont l’essieu ou l'arbre de couche soit disposé à chaque extrémité de l’axe de rotation entre deux montants, système permettant d'élever ou descendre la roue au besoin, et que cette roue pourvue d’une courroie ajustable fasse fonctionner le mécanisme du moulin.

267-Un mille nautique, marin ou astronemique est une minute d’are ou le 60ème d’un degré où la 21,690ème partie de la circonférence d'un grand cercle de la terre. Mais la terre n'étant pas sphérique, la minute serait de 6046 pds. à l'équateur et de 6109 pds. au pôle. Alors l’Amirauté anglaise s’est arrêtée à un mille de 6080 pieds dans la latitude de 48: car e’est en cet endroit que la terre a son diamètre moyen. Les -Etats-Unis ont adopté le chiffre 6080.27 longueur d’une minute d’un cerele tel que, la surface d’une sphère de cette cireonférence aurait une surface éga}2 à celle de la terre. Le mille légal anglais ou ordinaire est de

5280 pds. ; donc le mille marin est de 800 pds. plus long.

D'ailleurs on réduit le mille ordinaire en mille marin en divisant par 0.869, et on réduit le mille marin en mille ordinaire en multipliant par 1.1515.

288-S'il était possible à un homme de faire le tour de la terre aussi vite que le soleil le fait ; c’est-à-dire, s’il tournait autour de la terre aussi vite que la terre tourne en sens contraire, il n’y aurait pour lui ni jours ni nuits, ce serait toujours le même jour. C’est-à-dire encore pourvu qu'il partit de jour; et s’il partait de nuit, il ferait toujours nuit pour lui. Ceci est impossible ; mais ça aide à faire mieux saisir le fait que si un homimne pouvait faire ou faisait le tour de la terre dans une année, il gagnerait sur le soleil, tous les jours la 365ème partie d’une journée, et dans une année, 565 ou um jour. Donc pour cet homme il serait en retard de un jour avec le calendrier de l’endroit d’où il est parti et où il est revenu; car il n'aurait réellement vu lever et coucher le soleil que 364 fois au lieu de 365 fois, ayant ainsi gagné sur le soleil un 365ème tous les jours. D'un autre côté, si notre homme, faisait un voyage autour du globe en sens inverse du soleil ou de son mouvement apparent, ou dans le sens que la terre tourne

de Ouest à Est dans ce cas il perdrait une jour née. Donc encore de deux hommes faisant chacun le tour de la terre en une année, mais en sens inverse l’un de l’autre, leurs calendriers, revenus tous les deux au même point de départ, différerait de deux jours, l’un étant une journée en avant, l’autre une journée en arrière du calendrier du lieu.

__* * * 289- Palmieri dit avoir observé par six années d'expériences sur l’action des courants électriques terrestres, ce dont lui a fait foi une ligne de télégraphe ; que quand le Vésuve est inactif, ou durant les périodes de moindre vitalité, les courants terrestres s’écoulent de bas en haut ou de la terre au fil, tandisque si le volcan s’anime, les courants descendent du fil à la terre.

* * * 290-Le Dr Rose des Etats-Unis, assure que le grec tel que parié aujourd’hui par 7 millions d'hommes, est pratiquement le même que celui que parlaient dans le tems Platon, Démosthènes et Plutarque. Cette lang 1e s’est conservée pure comme son architecture, parce que les deux sont le nec plus ultra de l'élégance, Rose prétend qu’on n’enseigne point

dans les colléges à parler le Grece comme il se prononce chez les habitants de la Grèce.

291- L'on discute fort de nos jours, l’eppoertunité, la nécessité d’enseigncr le grec, le latin et les autres langues mortes dans nos coflèges ; mais comment peut on dire mortes ces deux langues que l’on fait revivre à tout moment dans les milliers de mots où l’une ou l’autre entre comme radicale. Il n’est peut-être pas nécessaire d'enseigner ou apprendre à parler le grec, le latin ; .mais-les racines de ces deux langues sont des plus auxiliaires. Que de mots scientifiques, techniques surtout contiennent ces racines comme diamètre, circonférence et comme ces racines nous sont utiles tous les jours dans la composition de nouveaux mots, motivés par les progrès dans les sciences, les arts, l’industrie. Que de mots on voit pour la première fois, et de suite l’on se dit, ce mot veut dire telle chose, tout simplement parce qu'il est composé de racines grecques, latines paléantélogie de palaios amcien, ont4 être, logos discours, traïté, description. Voyez kinématographie de kinemateos mouvement-et graphein éerire, dessiner, décrire : photo: graphie vivante ou des objets en mouvement-pseudopodes à faux-pieds ; et pourquoi ne dirait:on pas ‘des mouches qu’elles sont pneuwmopodes.

2923—Le Dr. Robinson dans ‘“ Blackwood ”’ prétend que les physionomies tiennent des imétiers ; et de fait puisque certains muscles se développent, s’accentuent de grosseur et de forme sous une action qui les met en œuvre ; comme ceux des jambes chez les grands marcheurs, les coureurs, voyageurs: et ceux des bras chez les forgerons; ces muscles ainsi mis en œuvre réagissent sur ceux qui leur sont voisins; des jambes au tronc, des bras à la tête; et d’ailleurs il ne fait pas doute que la manière dont on se tient la tête dans l’exercise d’un métier, la direction fixe ou inter mittente des yeux sur son ouvrage, tout cela à un effet sur les traits de.la face. Ce dont je suis certain pour l’avoir maintes fois observé, c’est que Ia physionomie tient de la langue ou du langage parlé et change avec ce dernier. En eftet :

qu’une irlandaise, une anglaise ou écossaise épouse un français, un canadien, et que d’anglais qu’elle parlait, elle en vienne à parler la langue de son mari; vous verrez que dans 20 ans, elle aura revêtu les traits de son mari, c’est-à-dire la nationalité du mari ; vous la prendrez pour une française, une canadienne. J'ai vu céla souvent aw Canada, et surtout dans nos compagnes ; et ce qui est vrai de la femme sous ce rapport, Pest égalément de l’homme, ou le serait s’il venait à laisser sa langue pour parlér celle dé sa femme.

293- Si ce charretier, dis-je à ma femme, était au voyage,” il ne se donnerait pas tant de mal pour entrer dans son ‘ banneau’ ‘piétiner’ la neige, la refouler, la tasser pour en remettre davantage et en avoir plus vite fini. Tiens, dit-elle, je parie que t’en ferais autant.

294--Voyez ce charretier sc donner l'air d’ignorer ce qui se passe derrière lui. Ila comblé sa “ breline ”’ de neige (il est à prix fixe pourla “ bordée ”’ ou pour l’hiver). Pour hâter le dénouement, il va le trot dans les cahots, pour s’aliéger en en disséminant le plus possible le long du chemin, et cela à la vue et au su de mos 6 municipaux 9 (connétables) qui croiraient déroger à leur dignité de semi-militaires en ayant l’air de s’en

apercevoir.

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295 - Si le système proposé de transporter d’Amérique en Europe, la viande morte, dans des réfrigérateurs, n’en détériore point la qualité ; il semblerait que l'on ne dut hésiter, au choix à faire entre ce transport et celui de la viande vivante, à cause de l’'amaigrissement en chemin, la maladie, la mort; perte lors d’une tempête, des animaux sur le pont; coût de rengraisser, rendu ds

l’autre rôté ; risque en Europe, dû en partie à la jalousie des éleveurs de l’endroit, de voir condamner les bes-

tiaux, sous prétexte de pleuro-pneumonie ou d’autres maladies réelles ou imaginaires.

296. -Ne pas avoir l’air de s’apercevoir des défauts physiques de ses semblables, encore moins d’y faire allusion : comme d’une tête chauve, d’un gros ventre, d’une loupe accentuée, d’une épine dorsale recourbée ou proéminente, d’une taille au-dessus ou au-dessous de la moyenne. Vous pouvez en arriver la vous-même et n’aimerez pas alors qu’on se moque de vous à l’endroit des mêmes infirmités.

297—Pourquoi jusqu’à l’âge de 60 ans, n’ai-je jamais éternué qu’une fois de suite ou à la fois, ou sans répétition immédiate de la chose. Maintenant j’éternue toujours deux fois de suite, coup sur coup. Un mien vieil oncle éternuait toujours trois fois de suite, et un coup n’attendait pas l’autre. Feu mon ami T. éternuait toujours 13 fois sans arrêter—J’en ai maintes fois fait la remarque-Mais pourquoi éternuer plus d’une fois L'éternuement est une sorte d’explosion et un vaisseau qui fait explosion, ne le fait

qu’une fois. Les médecins nous disent comment, pourquoi on éternue, mais ne s'expliquent point sur ces explosions nazales récidivistes. Moi, quand j’éternue, je fais un bruit d’enfer, la maison en tremble, j'adore cela— D'un autre côté le temps que j'y perds

me contrarie.

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298__I] est insultant de traiter un homme de: fou— mais à l'encontre des diminutifs ordinaires, dire d’un homme que c’est un gres fou, grand fou : l'insulte disparait, ce n’est plus qu'une plaisanterie, et il est tout à fait inoffensif de dire d’un enfant que c’est un

petit fou.

299-Un architecte, un artiste ne possédant point le d n de Ia parole, peut en vantant son œuvre, faute de terines techniques appropriés, en donner une fort mauvaise

( impression, comme l’a fait mon ami B. en essayant ] de faire saisir à l’ex-gouverneur Royal du Manitoba, E : les beautés réelles de son intérieur d'église de Beau-Æ « port.

+ j * * -8006-Le Dr Parkhurat (1895) par ses revélations en k to

pleine chaire, ses dénonciations, à fait nommer le

“ Wixlow Committee ”’ pour s’enquérir des méfaits de la police de New-York. On y a fait de nombreuses destitutions, nominations et remaniements. ‘ Tout nouveau tout beau. ”’ Combien se passera-t-il de temps avant que le nouveau sang se pénètre de la même disposition à accepter des dons des intéressés pour fermer les yeux sur leurs vices ei crimes ; voir le témoignage du chef Byrnes re Crawford, Vanderbilt,

etc., et concernant surtout les maisons malfamées.

864- Je n'ai point d'amis, je n’en veux pas avoir. Que déiraitron de Picu s’il avait des amis.

Seraït-il à nos yeux l’Etre souverainement juste, impartial qu'on le saït. Au contraire, il serait par le fait même entaché à nos yeux de partialité__ce serait un des faux dieux de l'antiquité, ou des peuples païens. Voilà pourquoi je déteste ce mot “nos amis politiques ?? ce qui veut diré que lorsqu'on arrive au pouvoir, tous les bons morceaux sont pour eux, rien pour la partie adverse, et l’on n’a pas le moins du monde l'air de se doutér de l’injustice d’an semblable procédé.

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