Je ne sais trop comment le Chinois
fait pour manger avec ses petits-bois. Au poisson je me sers de deux fourchettes, et d'une fourchette pour tout ce qui peut s’y maintenir, aulieu d’une cuiller qui paraît trop enfantin, sauf pour ce qui est trop liquide. Au poisson l’on met de côté le couteau parce que le poisson le ternit et que d’ailleurs la fourchette suffit. De même il faut le couteau d’argent ou en or pour peler une pomme ; afin de prévenir le noircissement, l’oxidation (la rouille) de l'acier,
849- La vapeur est dite agir sans expan- Sion lorsqu'elle continue à entrer dans le cylindre par un bout jusqu’à ce qu’elle en ait chassé le piston à l’autre bout. On permet alors à cette vapeur de s'évader en lui pratiquant une issue à cet effet au même bout par où elle est entrée ; pour la faire entrer ensuite par le bout opposé du cylindre, pour repousser, en le suivant dans toute sa course, le piston au point de départ. Ce mouvement intermittent ou de va et vient se continue ensuite indéfiniment, le cylindre dépensant ainsi deux fois son contenu, ou ce qu’il peut contenir de vapeur pendant chaque trajet et retour du piston à son point de départ. C’est tout comme si un homme pour pousser un autre homme ou un objet quelconque à une distance donnée ; au-lieu de
lui donner un élan assez fort pour l'y rendre, suivait l’objet en le poussant toujours jusqu’au point à atteindre, ou même qu’il l’y portât au lieu de l’y jeter. + * *
330-—On conçoit qu'il doit y avoir perte à employer ainsi la vapeur sans expansion —En effet on n’a pas été lent à le voir, et maintenant on en coupe l'entrée au cylindre, on ferme le tuyau par où elle arrive, aux trois quarts, à la moitié, au quart, au huitième même de la longueur du cylindre ou du coup entier de piston ; la vapeur continuant ensuite en vertu de sa faculté expansive ou d'expansion à agir encore sur le piston, quoique qu'avec une moindre force de propulsion, jusqu’à rendre le piston au bout opposé du cylindre ; pour s'évader ensuite par où elle est entrée ; puis entrer par l’autre bout, repousser le piston au point de départ, et continuer ainsi ce mouvement alternatif de va et vient. Voilà le cas où l’on dit que Ia vapeur agit
“par expansion.
#* * 851- La machine à vapeur est dite 6 à double, à triple, à quadruple, etc., expan- Sion lorsqu'il y a 2, 3, 4, etc., cylindres de même longueur de coup de piston pour s'adapter à des mani- ‘velles encore égales de longueur, mais disposées à des
angles divers l’une avec l’autre : 909, 120 , 72° suivant le cas. Alors la vapeur avant de passer au condenseur après sa sortie du cylindre No 1, comme quand il n'y a qu'un seul cylindre, passe au cylindre No 2; de 2 à 3, de 3 à 4 et ainsi de suite, pour enfin se rendre du dernier cylindre au condenseur, où elle redevient de l’eau pour être de nouveau renvoyée dans la chaudière. Eh bien, cette vapeur agissant (350) par expansion et perdant ainsi de sa force de propulsion, il convient de la faire agir sur des pistons de plus en plus grands, et c'est ce que l’on trouve dans les systèmes à expansion double, triple, quadruple, etc. ; le diamètre du cylindre B étant plus grand que celui de A, celui äe C plus grand que B, et celui de D plus grand que C. Voilà comment on utilise, pour ainsi dire, la totalité de la force de la vapeur, tout en la ménageant de quantité.
-352-— Il y a, à ne pas en douter, pour les bonnes gens, ceux qui croient en Dieu et l’aiment, des dieux pénates, dieux domestiques, tutéiaires, Anges gardiens en un mot. En effet, un bec de gaz à l'extrémité d’un bout de tuyau trop long articulé à la muraille, se dérangeait chez moi, et mettait le feu au plafond boisé de mon rez-de-chaussée. Ce soir là, je veillais encore, ma femme comme par intuition ou
conduit par son bon ange, y descend juste à temps pour prévenir la destruction de la maison, et peut être de la famille.
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353- L'on sait si dans le cours d’unc anus née il y x des accidents et fatalités par le feu. Dans plus de la moitié des cas (on le voit constamment par les journaux) ce sont des enfants qui en jouant avec des allumettes ont mis le feu. Ily a un remède à ceci. Le remède est tout d’abord persuasif, lorsqu’en allumant la bougie, le poële, le gaz, la lampe, sa pipe en présence de l’enfant on feint de se brûler avec la flamme de l’allumette devenue trop courte pour continuer de la tenir à la main—on jette un cri et on a l’air de se tordre de douleur. Ce subterfuge renouvelé de temps en temps, car les enfants n’ont pas la mémoire longue, réussit assez bien pour leur faire peur. Mais il y en a toujours qui sont plus ôsés que les autres. Alors il n’y a qu’un remède certain. Ça peut avoir l’air cruel, comme le trouve ma femme ; mais ce ne l’est pas plus que de donner le fouet à un enfant qu’on aime, pour le corriger d’un défaut : le remède est de faire en sorte que la flamme d’une allu-: mette, l’atteigne un tout petit instant au doigt, à la main ou au bras. C’est là le seul moyen certain de le guérir une fois pour toutes de jouer avec les allumettes.
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Car mieux vaut un petit bobo qu'un. gres,
Je le sais pour en avoir assez souvent fait l'expérience.
354- Pour les enfants il faut distinguer entre le feu et la flzmmc, entre les deux et quelque chose qui sans être rouge-tison ou.
charbon ardent, peut brûler et brûle en effet, comme le poële,.taut noir qu’il est, une. assiette chaude, une cuiller qui sort de votre thé bouillant. Alors c’est un nouveau moyen qu'il faut employer. pour prévenir l’enfant contre les brûlures où la flamme, les tisons ardents. ne sont pour rien. Tout ceci paraît fort simple et l’est en: effet, mais il faut y penser voilà. tout. Eh bien de même que (353) et sur le principe de “ similia similibus curantur ” il faut guérir. ou empêcher le feu parle feu ; de même il faut. faire en sorte que votre enfant se brûle un tant soit peu, pour l’éloigner du poële ; et la manière pratique de je faire, (si l’assiette chaude, la cuiller brûlante ne fait pas l'affaire, et s’il y a persistance à aller auprès du poële, est de faire en sorte-qu’il y touche du doigt une seconde ou fraction de seconde pour le convaincre que c'est la vérité que vous lui inculquez.