Aans beaucoup de choses, -l'enseie
gsucmenttechniquepourl'hommedescicur, ce n’a. pas sa.raison, d'être., Le. naître peut lui-même enen.lisant, étudiant le procédé; se rendre compte de ja manière dont.se fait la brique, la faience; où il peut y aller voir et conduire l'élève ; car l’enseignerment se fait plus vite, plus facilement par les. ,yexx,.que. par.la lecture... Le professeur peut.expliguer que le.coton.croît,et où et comment on. le xéduit.en.fl.à, coudre, à tisser puis le procédé du tissage, ,11 peut expliquer. comment Se fait la . soie.par Je ver. de, même. nom.C6.dont, se nourrit le verè soie. .que le.cuir, est.fait de peaux tannées— que, paur confectionner.des -vitres,.il y a, après avoir pris, à l'extrémité d'un tube, du verre fondu, le souffler pour.en faire tout d'abord des cylindres dont on enlève ‘(et.somment). successivement Jes deux..bouts ; puis que l'on-fend,.par un.côté le cylindre en. y. promenant un fer-froid.; puis.qu'on met le cylindre.au four où il s’amollit, s'ouvre, s'aplatit sur une table que l'on retire ensuite.du four pour, au moyen d’un diamant, réduire enfin Ja ieuille en carreaux des dimensions. voulues— comment les glaces à miroir, à vitreaux d'étalage, au lieu d’être soufflées, sont. fondues, coulées sur une table en fer à rebord de l'épaisseur. voulue, puis la . surface supérieure du verre encore en fusion, aplani en y promenant un rouleau-:qui l’égalise et en enlève
en le-poussant: devant lui, le surcroit, le surplus du métal:pour: être remis. au fourneau —— comment les métaux:2.le fer, le plomb, le cuivre etc., comme le verre, peuvent être fondus, coulés dans des moules.et façannés de la manière que l’on connait comment le papier.se..fait de guenilles bouillies, blanchies au chlore, réduites en charpie, formant une pâte comme de la erême qu’un mouvement vibratoire fait étendre sur un-tissu en fil de fer, ce papier s’enroulant pour le sècher.autour.de cylindres chauffés à la vapeur-—enfin comment.on.fait le caractère d’imprimerie que l’'on:met-ensemble pour.en faire des mots, des phrases, des:pages, des livres.
583..Le pédagogue ordinaire (maître d'école) peut.dire à ses élèves d'où vient la houille que ce n’est pas une substance manufacturée par la main de l’homme, mais élaborée dans les usines de la terre et avec le lapse des siècles — que la chaux s’obtient.en faisant cuire la pierre de même nom pour en chasser l’acide carbonique. Il peut expliquer mille choses sans l’aide du technologue ; mais il lui faut l’homme de science pour lui dire de quoi est composé la houile (cherbon de terre), le géologue pour-lui-en.expliquer les couches superposées séparées par autant de couches ou strates de pierre. Le
géologue lui dira les bois et forêts de la terre, la végétation luxuriante des premiers âges du monde, due à la surabondance d'acide carbonique de l'atmosphère des premiers temps. Il lui fera voir comment le soleil aspire, évapore l’eau de l’océan-—que cette vapeur poussée par les vents, se refroidit au contact des montagnes, se précipite en pluie qui forme des ruisselets, des ruisseaux, des rivières —que ces eaux entrainent avec elles les terres, les sables, les pierres — comment ces matières désintégrées, séparées des rochers par la gelée, l’attrition, l'érosion des eaux, se sont déposées en couches plus ou moins régulières sur le fond des estuaires, des lacs, des côtes riveraines où ces rivières se déversent— comment enfin ces couches de glaise, de sable, sont devenues, sous la pression des eaux, et par action chimique dans la suite des âges, des Strates de
pierre.
584- Le géologue peut écrire en langage ordinaire, l’histoire de l'Univers: soit un simple résumé, ou autant qu’il est nécessaire qu’en sache et retienne en mémoire l’homme sans éducation classique, ou qui n’en a ni le temps, ni les moyens ; autant que peut désirer en connaître un paysan, un mécanicien, un ouvrier intelligent, pour ne pas paraître
à d’autres tout à fait ignorant du monde qui l’entoure.
Il n’est pas nécessaire de se reporter en arrière au chaos de la Genèse ; mais commençons par épouser la théorie généralement admise que notre globe terrestre, était à l’abord, une boule de matière fondue et incandescente, entourée tout autour de vapeur se condensant en eau pour former les océans, au fur et à mesure que ia croûte de la terre se refroidissant devenait la substance que l’on appelle aujourd'hui granit. Notre individu de tous les jours, peut comprendre ceci, et de quelle manière les bouillonnements de la matière intérieure encore en fusion ont fait sur une plus grande échelle ce que font encore de nos jours, quoique d’une manière moins accentuée, les volcans, les tremblements de terre. Ildoit voir l’analogie entre les montagnes et les inégalités de la surface terrestre motivées par cette action, tout de même que la vapeur emprisonnée à l’intérieur d’un pâté, d’un plat de viande recouverte par une pâtisserie, en détermine à la surface des monticules, des boursouffles, des inégalités, des endroits en relief figurant les montagnes, des dépressions imitatives des vallées et des bassins océaniques ; et enfin comment quelques unes de ces monticules venant à se percer sous l'effort de la vapeur figurent les volcans, les fumeroiles, les geysers.
"#8: L'inégale vitesse de’ rotation dela terre à l'équateur et dans les latitudés étoi- ‘Snées, avec l’action du soleil, est'ld Cause des vents qui à leur tour font les vagües; les ‘Vagues la désintégration des côtes maritimes ; et cela ‘avec le détritus apporté par les rivières ‘venant des hâuteurs où les vents ont chassé les vapeurs de la mer, a formé les couches superposées au grânit.*"Maintenant surgissent les forêts. Elles croissent péndant “des siècles, luxuriantes de chaleur et des gaz dont elles se nourrissent, jusqu’à ce qu’un cataclysme, un cyclone peut-être les abat, les terrasse, et là elles jonchent et pourrissent et finissent par dévenir de la lignite et enfin de la houïille ou peut-être le procédé, l'élaboration, n’est pas encore complet, lorsque par un affaissement de la surface elles s’enfoncent sous les eaux, pour y être recouvertes à leur tour, de couches de sédiment qui deviendront pierre plus tard. La surface se soulève de nouveau, c’est-à-dire la croûte de granit sur laquelle reposent ces couches de houille, de pierre—elle se revêt d’une nouvelle ‘végétation qui grandit, grossit, finit par pourrir, s’écraser à son tour et devenir charbon. Nouveau cataclysme : la croûte s'enfonce encore, il s’y fait des dépôts de détritus qui se durcissent enfin jusqu’à devenir des bancs solides de pierre. Le procédé se répète et se répète encore, d’un afaisse-
ment suivi d’un exhaussement de la eroûte : terrestre sous l'effet encore sensible de l’intérieur: non encore suffisamment refroidi pour faire cesser cette intermittence de mouvement Ceci explique les 27 couches de houile autant de cataclysmes de la. sorteque l’on compte dans les mines de la Nouvelle Ecosse, celles en plus grand ou moindre nombre des autres pays, et ces intermittences d’affaissement, d’exhaussèment de la croûte de la terre existent encore. aujourd’hui, mais d’une manière moins accentuée, (nos géologues en font foi) sur les côtes de la baie d'Hudson, le long de la rivière Ungava du Labrador et ailleurs.