On vient de découvrir dit le « Schm
Wein Zeitung ”’ des mmites dans les vins sucrés : Malaga, Muscatel, Samos, etc. On avait cru jusqu’à présent que les vins contenant de l'alcool étaient exempts des attaques de ces insectes, (probablement parce que on avait pris pour une crois-
sance végétale, la matière blanchatre qui se forme à la surface de ces vins) cette insecte est de l'espèce acarus possulorum.”’ Elle est la même que celle que l’on trouve sur les figues, raisins et d’autres fruits sécs; desséchés pour la conserve, et ne se trouve guère que sur les vins faits de ces fruits secs, et non dans ceux faits de raisin vert. Il ne parait pas néanmoins que la qualité des vins en soit sensiblement affectée, ni que leur alcool en soit perceptiblement dimmué. Il est done born de filtrer ces vins avant de les boire ou mettre en vente. Il nous vient beaucoup de raisin sec d’Alicante et de Grenache, et les vins en provenance de ces pays, sont souvent affectés de la manière précitée.
682- L’astronome Fiammarion semble douter de l’exactitude de la théorie de
Schiaparelli à l’endroit des taches observées par ce dernier sur la surface de la planèête Vénus, et qu'il regarde comme preuve que Vénus tourne autour de son axe exactement dans le même temps qu’elle tourne autour du soleil, comme il en est d’ailleurs de la lune qui tournant autour de la terre dans le même temps qu’il le fait autour de son axe, préseute toujours la même face à la terre. Flammarion: a l’air de croire que ce que prend Schiaparelli
pour des taches sur la planète Vénus même, ne sont peut-être que des taches dans son atmosphère. Il croit que la profonde atmosphère de ce membre du système solaire empêche de voir la surface de la planète : l’atmosphhère terrestre de moindre profondeur absorbant un tiers de la lumière réfléchie de sa surface. + * *
683-II faut pour faire fondre les divers métaux : pour l’Aluminum, 600° centigrades-l’Argent, 970°—l'Or, 1062°- le Cuivre, 1095°—le Platine, 1760°.
68S4- On se demande pourquoi, à l’approche d’un train ou convoi de chemin de fer à grande vitesse, on vous avertit de vous éloigner, de peur que le mouvement de l'air ne vous entraîne avec lui, mettant ainsi votre vie ne danger. Tout observateur d’ailleurs fait foi d’une tendance de la sorte : c’est que le char, le convoi en mouvement entraîne avec lui une couche d'air, tout autour, d’une certaine épaisseur ou s'étendant à une certaine distance des parois des wagons. On est prêt d’ailleurs à admettre cette action du convoi à grande vitesse ; car l’on sait que l'eau courante d’une rivière, d’un cours d’eau, dans un égoût, entraîne avec elle par
le frottement une première couche d'air en contact avec la surface du liquide,-cette première couche, une seconde ; celleci, une troisième mais toujours avec une vitesse décroissante, et bornant en conséquence l’action du frottement, de la friction à une épaisseur totale finie. Un professeur, Nipher, aux Etats Unis, vient de mettre la chose à l’épreuve au moyen d’une sorte de tasse ou entonnoir attaché au char du côté où va le convoi. A l’arrière de la tasse ou du bol un tuyau de caoutchouck laisse passer l’air qui va enregistrer son action sur un jauge à cet effet. Il a de fait constaté que l’action de succion du train sur l’air est très prononcé, s'étend à plusieurs pieds du convoi et qu’il est de fait dangereux de s’y tenir trop à proximité.
685- Malgré que l’on craigne davautage le tonnerre, les éclairs que toute autre source de danger—il n’est pas moins vrai que la proportion des accidents, des fatalités dues à d’autres causes l’emporte de beaucoup sur la première: C’est ainsi qu'il n’est mort aux Etats Unis de 1890 à 1897 que 193 personnes frappées par la foudre, tandis que durant le même intervalle dans la seule ville de New York il y a une moyenne de 200 noyés, 150 sont brûlés à mort ou ébouillantées, et il en meurt 500 de diverses chutes. Il
est rare que qui que ce soit périsse par la foudre à New. - York et les statistiques font foi que l’immunité sous ce rapport est beaucoup plus considérable à la ville qu’à la campagne.
686-H y en a plus qui dans les climats modérés vivent jusqu’à devenir centenaires, que dans les latitudes plus froides. Le dernier recensement de l Allemagne, constate que sur une population de 55 millions, 78 seulement ont.passé la centième année. La France avec une population de 40 millions d’âmes, compte 213 centenaires. Il y en a 146 en Angleterre, 578 en Irlande, 46 en Ecosse. La Suède n’en a que dix, la Norvège vingt-trois, la Belgique cinq, le Danemark deux, la Suisse pas un seul ; L’Espagne avec une population de 18 millions, à 401 personnes qui dépassent un siècle d'existence. Des 2,250,000 habitants de la Servie, 575 ont dépassé les cent ans. L'homme le plus vieux qui existe, paraît-il, est Bruno Catrien, né en Afrique, ei résidant aujourd'hui à Rio Janeiro, il a 150 ans. Un cocher a Moscou à vécu 140 ans.
687- Manières diverses de tromper, frauder ox essayer de le faire, et qu'on le remarque
bién, ik n'y a ici rien de fictif. L'auteur n’a pas eu à tirer sur son imagination pour les faits qui suivent. Ce sont tous des cas d'actualité recueillis durant sa pratique : Quand il y a à soeumissionner pour une entreprise chacun essaye de tromper son voisin en lui disant tout haut : pour moi, que celui qui peut faire eet ouvrage pour tel prix (donnant en même temps un chiffre élevé, pour laisser croire, que c’est à peu près à ce prix qu’il va soumissionner) qu’il le fasse ; et le même homme soumettra, suivant le cas, à un prix plus bas de plusieurs milliers de dollars que celui mentionné par lui. J’ai vu faire ceci cinq cent fois, mille fois durant ma vie. Ou-encore, quand un prix pourra s’interpréter de deux manières, notre homme, les soumissions ouvertes at connues, s’il est trop bas, trop en dessous du plus bas chiffre demandé, expliquera son prix à son avantage— dans le cas contraire, à son désavartage pour obtenir le contrat. Par exemple pour un pilotis, un pal-planchéiage, il dira dans le premier cas que c’est par pied linéaire de chaque pilot, de chaque pal-planche ; et dans le second cas, ce sera par pied linéaire du pilotis,
du pal-planchéiage mesuré horizontalement.
Ou encore, sous un chiffre &u pied pour lé bois d’un quai, si le bois est de plus d’un pied cube au pied Hinéaire, il fera son compte sur cette base—puis pour les menus bois ronds gros comine le bras, qui auront servi à
composer les planchers servant à recevoir, porter la pierre qui doit charger le quai ; il fera entrer en ligne de compte tout ce bois au pied linéaire, mais il ne croira pas mentir en le faisant ; car il aura soin d'’omettre le mot, le qualificatif ‘ linéaire, ”’ et ce sera encore ‘ tant de pieds.’
Et, pour la toise de pierre dont il doit charger le quai, ce sera à la toise anglaise ou de 216 pieds cubes anglais, aulieu de la toise française valant 260 pieds cubes ; car la toise est uue mesnre purement françase ; mais en pays mixte comme le Canada, il 8e donnera l’air d’avoir ainsi compris la chose. Voilà donc une différence de 20%-—et non satisfait de cela, il fera mesurer cette pierre dans le bateau, dont pour préserver le fond, les parois latérales, il les aura garni de madriers de 3 pouces soigneusement cachés en embpilant la pierre pour en dissimuler les rebords, les extrémités ; cette différence ajoutée à celle des vides que laissent lies madriers entre leurs parois rectilignes et les parois curvilignes des flancs du bateau représentant encore un autre 20 % —— ensemble 40% de déficit.
Soit encore que l’on vende ici du bois de chauffage à un anglais ou à qui n’en connaît point la différence, la corde (mesure française) vous sera faite anglaise ou de 8‘ x 4‘ de front aulieu de 8-6 x 4-3“ qu’il faudrait pour qu'elle fut légale, puisque 15 pieds linéaires français valent 16 pieds linéaires anglais.
688__On peut pour frauder un gouvernement mettre à contribution les éléments.
En effet, pendant les constructions des phares sur le St-Laurent, on encombrait de quarts de ciment le pont du navire qui le transportait. C'était afin . de, au premier soupçon d’une tempête, d’un fort vent, se donner un prétexte pour le jeter pardessus bord, sachant que sous ces circonstances, il serait payé tout de même, et qu’il en faudrait d'autant plus pour combler le déficit ainsi encouru.
689-On peut se refaire d’un prix trop bas, d’un contrat non lucratif. La houille se paye au poids—soit de $5 à $7 la tonne. Pour en connaitre le montant, la voiture est pesée et son poids, (la tare) est inscrit à ses flancs ; puis on pèse le voyage dont on élimine la tare pour arriver au résultat net. Mais que cela ne vous gêne point. Après la voiture pesée et étampée, faites-lui ajouter en sous œuvre quelques barres de fer plat, par exemple de 3“ à 44 de large, et de 4‘ à 1‘ d'épaisseur, ou de 10 à 15 Ibs. le pied linéaire. (Ça n’y paraîtra point. Dans un récent contrat de charbon pour la prison d’une certaine ville, il y eut de cette manière 40 # de déficit.
: Et on en est rendu aujourd’hui, pour conjurer ces
sortes de fraudes, à peser la pierre pour en faire des verges, des toises, tant il y a à craindre que dans son empilage on y laisse des vides, on y encarte la pierre, Fune contre l’autre, er manière de cellules, de catacombes.
Une idée heureuse aussi est celle de laisser croire à un chevillage de vaisseau avec fiches de cuivre, en en posant une par chaque pièce de bordage, à tous les 2 à 3 membres, puis de simples bouts de chevilles de 2 à 3 pouces de longueur, aux endroits des membres intermédiaires. C’est pas mal imaginé, et difficile à dire, sauf à la condition d’enlever un des ‘“ voleurs ”’ pour s'assurer qu'il y en a et de classer le navire en conséquence ; car s’il y en a un, c'est qu'il y en a d’autres
ou au moins on a droit de le croire.
Quand les murs sont à la toise, on peut les faire plus épais, car si un mur aulieu de 2 pieds en a 4 ou 6, il n’y a toujours, tout de même, que deux parements à faire, et de cette sorte, l’extra au même prix donne deux fois le profit. |
En creusant des tranchées, faisant un tunnel, si le prix en est rénumératif, on en creuse plus large, plus haut, puis on se fait payer pour remettre le même roc en place avec du mortier. C’est ce qu’on a fait sur les milliers de pieds linéaires des conduits à air souterrains des “bâtisses d'Ottawa,” c'est ce qu’on a fait sur. le
tunnel de treize lieues de long qui du lac Croton amène l’eau potable à New York.