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260- Une compote panachée- Devinez ce que c’est. Le français n'est jamais à bout d'un mot pour tout dire et d’une manière tout a fait gentille et attrayante Eh bien, c’est tout simplement une compote aux pommes surmontée d’un panache en confitures plus coûteuses et de plus alléchante couleur.
761- Le foyer domestique, le chez soi, ne l’est pas moins, soit il même un palais. C’est là que de:meurent ceux que l’on aime — à quelque endroit que ce soit. C’est là où on est aimé pour soi-même, et non à cause de la richesse, du pouvoir, ou en considération de ce que l’on peut faire pour d’autres.
262-II est une maxime que: l’on ne s’enquiert des affaires d’un autre que dans le but de lui faire, ou pouvoir Ini faire dommage. Ceci n’est pas toujours vrai: on peut s’informer auprès d'autrui de ia manière que sont ses affaires, afin de lui donner bon conseil, lui suggérer des moyens de réussite, des choses à éviter. Quelquefois c'est pour se donner le plaisir d'apprendre qu’un
voisin, un ami, un parent, se tire d’affaires, vit dans le.
comfort, l’aisance.
763- C’est un talent que de faire avec facilité ce que d’autres ne font que difficilement. Celui-là fait preuve de génie qui réussit là où l’homme de talent fait défaut.
264- Dieu doit aimer davantage les prières que l’on prononce spontanément ot qui nous viennent du cœur; que celles qu’on lit dans un livre, ou que l'on répète après les avoir apprises par cœur et qui peuvent dans ce cas ne venir que des
lèvres.
765. Saint François de Sales nous dit que Dieu se contente de peu de notre part, sachant qu'on n'a que peu à donner.
266 — Puisque la neuvaine de saint François-Xavier a 6té composée par lui-même, écrite par lui pourquoi lorsqu'il s’agit de son ‘ oraison pour la conversion des infidèles dit-on 6° oraison que saint François- Xavier composa lui-même,’’—c'est que l’on ne veut point partager la responsabilité de cette phrase ‘: Voilà Seigneur que l’enfer s’en emplit à la honte de
votre nom.” Mais sachant que Xavier était un véri-
table saint, et qu’il n'avait pu vouloir dire rien de dérogatoire à la dignité de Dieu, on lui laisse à régler lui-même avec Lieu le sens dans lequel doit se prendre cette parole ‘‘ à la honte de votre nor.” # + *
767- Le latin est plus facile, plus expéditif à apprendre que le grec--parce que son alphabet, ses lettres composantes sont les mêmes que pour le français, l’anglais, etc. ; et on peut assez aisément le parler, le Lire, le traduire, et qu’il est utile dans l'appréciation de l’espagno:, de l'italien, etc.— Mais pour le grec, que l’on oublie vite, comme on le fait de l'allemand à cause de la différence du texte, il n’est pas nécessaire de savoir le parler, le lire, le traduire, ou d’en faire même ou comprendre des phrases. Il suffit des mots, des noms ou substantifs, des abjectifs ou qualificatifs qui entrent comme racines dans la composition d’une foule de mots scientifiques, et qu’on peut et doit pouvoir deviner, du moment qu’on connait les racines constituantes.
268- Le procès Zola. La presse. anglaise de tous les pays n’a qu'une voix pour traiter de farce judiciaire le prétendu procès que l’on vient de faire à
Zola pour avoir osé douter de la culpabilité de Dreyfus; et en le faisant, jeter du louche sur l’autorité militaire, les généraux qui l’on trouvé coupable sur une preuve qu’on n’a osé produire en cour. Zola, disent. les journaux anglais, a été condamné illégalement, et injustement--Quelle est donc, se demande-t-on, la cause de la terreur qui a produit chez le peuple français amateur de la liberté, cette crainte de la liberté d’expression. Que veut dire le fait que de braves vétérans ont pâli à la pensée que la vérité put se faire jour et que l’on a fait venir des généraux en plein uniforme pour en imposer par leur présence au juré, et le forcer par des menaces de guerre et d’un désastre nationai à en venir à une condamnation. L’accusé n’a pu entendre de témoins. Le juge lui-même a dit au juré que l’acquittement de Zola serait le déshonneur, la ruine de la France. On ne saurait trouver d'expressions pour caractériser cet outrage fait à la justice. La France. ajoutet-on n’est pas un pays si faible si déshonoré qu’Elle ne puisse dire qu’un de ses fils, adoptif si vous voulez, & été en pourparlers avec une puissance étran. gère. Ceci n’est pas une révélation qui causerait la guerre, car ce n’en est pas même une; sauf que la Russie soit la puissance étrangère et que la France craigne pour son alliance. Zola entre en prison et la France sort du congrès des pays civilisés, jusqu’à ce qu’elle se réveille en face de l’énormité de cette
comédie judiciaire. Le réveil ne doit pas se faire longtemps attendre. Ou il faut que Dreyfus soit pardonné, ou qu’on lui fasse un nouveau procès La France s’est montrée trop souvent le champion de la justice pour ne pas opter bientôt pour l’une ou l’autre manière d’en agir et alors Zola sera jusitfié.” & * *
269- Pour ne pas laisser soupcçonner aux enfants une chose qu'on ne saurait leur expliquer, on dit: maman a acheté, a trouvé, le petit Jésus lui a apporté un bébé— Une femme auteur fait dire à son héroïne de roman: un enfant est descendu dans mes bras ” jolie expression, indiquant la réalité, et avec l’idée en même temps que le nouveau venu vient de Dieu-ce qui est encore vrai. Mais voici que je viens de recueillir dans les réclames de journaux, s'adressant à la femme devenue mère ou en voie de le devenir—une autre manière d’introdnire le nouvel arrivé, dans une gravure où il se berce, comme dans un hamac, dans le croissant de la lune et a l’air d’avoir pour père l'être légendaire qui habite cet astre, l’homme dans la lune.” Puis encore dit un autre : Oh quel chaleureux accuoil ne reçoit point de la mère heureuse, le petit voyageur que le ciel conduit à la porte de son cœur,” et avec ces paroles, la représen-
tation graphique de la chose : un petit ange ailé qui sur un traîneau, une nacelle à col de cygne, transporte vers le sein de la femme qui l’y attend, un petit être tout emmaillioté de duvet et retenu parles bras d’un petit frère et de l'ange qui conduit à destination le petit étranger.
2320-—Le Canada s’accentue parmi les nations, comme le pays minier le plus riche que l’on connaisse Bell dit du labrador et pays circonvoisins de la Baie d'Hudson, qu'il est le plus riche de notre moitié de l’ Amérique du Nord. Le Canada a produit en 1897— pour $7,386,000 de houille, #6,196,000 d’or, $3,322,000 d'argent, $1,400,000 de nickel, $1,396,000 de plomb et $1,501,000 de cuivre sans parler du fer, de l’asbeste, des phosphates, du mica, du chrome, du zinc, de la graphite, du molybdène, de l’ardoise, du pétrole et des autres minéraux et matériaux qui entrent dans les manufactures, les arts et les sciences, les besoins de notre civilisation moderne. Hâtons-nous y donc avec une voie ferrée du Lac St- Jean à la baie James pour y exploiter ces trésors et les
pêcheries de la Buie.