Le désastre du Maine à la Havane
Ceux qui sont opposés à l’idée d’une explosion à l’intérieur, ou par une mine ou torpille en sous-œuvre du vaisseau, appuient leur opinion du fait que, une mine de la sorte aurait creusé sous la coque un immense trou. On n’a rien trouvé de tel. Une torpille eut lancé dans les airs un immense jet d’eau, si on en eut opéré l’explosion à une profondeur même de 25 pieds : on n’en a pas été témoin— Ou encore elle eut au moins motivé une vague qui aurait atteint le rivage et mis les embarcations qui s’y trouvaient en oscillation : rien de tel n’est arrivé. Une explosion tue invariablement tous les poissons dans son voisinage : on n’en a pas vu un seul. Eut fallu une torpille immense pour produire l’effet que l’on connait. On en conclut qu’il n’a pu y avoir explosion à l'extérieur.” D'ailleurs trouvât-on dans le sens, la direction, les concavités remarqués, quelque indication tendant à faire croire à une mine extérieure ; qu’il y aurait encore à se demander, comme dans le cas d’un récent cyclone à St- Louis du Missouri (où la raréfaction de l'air produit par le cyclone sur son passage, avait déterminé une chûte de certains murs vers l’intérieur aulieu de produire l'effet contraire) jusqu’à quel point un vide ou vacuum produit à l’intérieur du vaisseau par une explosion interne, aurait pu faire réagir la pression atmosphérique avec celle de l’eau, vers le vacuum ainsi créé.
KT
212-L'on s'étonne de l’omission, où que ce soit, de toute allusion à la vie intime du Sauveur, du petit Jésus. Pourquoi, dit-on: il avait revêtu l’hoinme avec toutes ses faiblesses, tous ses défauts, n’avait-il point les faibles des autres enfa:ts, n’était-il point, comme les autres enfants de son âge imparfait, motivant la correction de sa mère. Point de détails sur sa nourriture, ses amusements autres que ceux qu’il aidait à son père, saint Joseph, dans les travaux de son métier de charpentier. Eh bien! non, de même que sa mère de conception immaculée devait être parfaite, l’enfant Jésus l’était également, et c’eut été trivial, et contre la dignité de l’enfant Dieu, de
relater ces choses.
273—Le fromage comme substance nutritive. Très digestif pour certains et plus même que ie riz, le gruau ; il l’est moins pour d’autres ; mais remplace très bien la viande, la chair animale en ce que ses constituants azoteux sont des plus nutritifs. Celui fait avec le lait écremé est surtout propice en ce qu’il
contient moins de matières grasses.
KT x
774- Persistance des bois submergés. On a recueilli, en creusant la rivière Maine en Allemagne
des troncs de chêne contenant de 6, 9 à 12 mètres cubes de bois très sain, mais noirci an point même de l’ébène, et que l'on a raison de croire avoir été ainsi subiuergés de 10 à 15 siècles.
ke
275—Règne moyen des évêques au Cuwada. Sous la domination française le Canada a eu six évêques, NN.SS. de Laval, de St. Valier, Duplessis, Dosquet, de Lauberivière et de Pontbrian qui ont régné successivemement ou de 1658 à 1760 (période de 102 ans) —-30, 39, 6, 6, 1 et 20 ans, soit une moyenne de 17 ans__ Puis sous la domination anglaise, nous avons eu de 1766 à 1898 (période de 32 ans) NN. SS. J. 0. de Pontbrian, Dexglis, Ubert, Dauinont, Plessis, Panet, Signay, Turgeon, Baillargeon, Taschereau, qui ont régné respectivement 18, 4, 9, 7, 21,7,17, 18,3 et 27 ans moyenne de 13 ans— Puis en les prenant collectivement ou de 1658 à 1898, période de 240 ans, le règne moyen de chacun d'eux a été de 15 ans C’est peutêtre assez pour laisser croire que 15 ans est la longueur moyenne du règne d’un évêque en général et ailleurs qu’au Canada. Le règne moyen des papes dont plus de 300 se sont succédés durant ces 19 siècles n'est au
contraire que de 6 ans.
776-— On est optimiste parfois ; on se console au besoin de l'hiver, de ses ennuis, en ne leur assignant que 4 mois de durée : décembre, janvier, février et mars, et c’est quelquefois vrai; car il n’est pas rare que les gros froids, les neiges en permanence ne nous arrivent que vers la mi-décembre pour cesser, disparaître vers le milieu de mars Puis on est pessSimiste, on se désole de la longueur de la saison rigoureuse, de la persistance du désagrément de se voir dérober pendant huit mois, les feuilles, les fleurs qui nous rendent l'existence tolérable. Ceci est encore vrai lorsque l’hiver nous vient au milieu d’octobre et ne nous laisse à peine que vers le milieu de mai. Mais en réalité, le vrai est entre ces deux extrêmes. |
277-—Hypnotisme ineonscient. J'en étais certain. Mon fermier qui me voulait à la campagne, de me dire (c'était vers la fin mars, où les chemins commencent à se démoraliser, au point qu’on est en doute de savoir ce qui conviendrait le mieux, d’une voiture d'hiver ou d'une voiture d'été) qu’il n’y avait guère qu'une couple de places, ‘“ où ça grate ”” (où c’est à la terre) tandis que de fait il y gn avait 77 comptés le lendemain au retour. Mais me direz-vous : aviezvous pris cette peine là, Non, mais pour voir jusqu’à
quel point on peut imposer tacitement sa volonté à un autre ; je commençai de le faire, et rendu à 7, je dis tout haut “7.” Que comp'es-tu là me dit ma femme ? Les endroits où la neige est à la terre. Oui, je le savais, la voilà partie, elle et les deux enfants dans la cariole à poursuivre l’énunération de ces endroits ‘“ où ça grate ”’ en effet, et où le cheval tire et fatigue énormément à tirer une voiture à lisses —“ Huit,’ entends-je et au bout d’un instant,‘ neuf, dix, vingt “ Non maman, c'est 21— ah oui 21 — 22, 29, 30, 40, 50, 59 disent les enfante—que non riposte la mère, ça fait 60 et ainsi de suite jusqu’à 77. Je voulais les compter, ou plutôt les faire compter par d'autres, pour me donner le loisir de songer ailleurs ; et sans le dire, sans le demander ; voilà que par hypnotisme,—ou donnez-lui un nom plus sugyestif de la cause ou de l'effet psychologique ou autre du phénomène de la tacite intuition produite— mes trois compagnons de voyage, se mettent simultanément, et comme par entente entre elles pendant qu’il n’y en avait aucune, à emboiter le pas avec moi, en poursuivant à conclusion, l’addition voulue par moi, désirée, mais sans aucunement laisser devenir ce désir de ma part.
Pa”
2178-11 est bon d’avoir des amis, mais en affaires il ne faut point se reposer sur eux.
On ne payera pas plus pour ses eftets ici que là, même pour les acheter d’un ami. Il est bon de se rappeler ceci, en faisant la part de l'amitié en affaires. Un homme peut faire partie de toutes les sociétés possibles, et peut être populaire dans toutes les classes de la société, mais il a à se reposer sur la qualité de ses effets, et sur la réputation qu’il a de vendre à des prix raisonnables, pour retenir la clientèle que l’amitié lui apporte. L'amitié est souvent plutot une malédiction que le ‘ontraire en affaires. Assez souvent ce sont les amis d’un homme qui le calent. Maints de nos lecteurs s’accordcront à admettre qu’ils ont plus perdu d’argent par l’entremise d’amis, qu’ils n’en ont jamais fait dans leurs transactions avec eux.
279--On a constaté, lors du dernier cyclone à St- Louis du Missouri que, dû au vide créé à l’intérieur de certaines bâtisses, les murs en étaient tombés de ce côté, poussés par l’air, s’y précipitant pour combler le vide, le vacuum atmosphérique. S’est-on bien rendu compte, avant d’en venir, dans l'affaire du ‘ Maine ”’ à la conclusion d’une explosion extérieure en sous-æœuvre du. vaisseaux, jusqu’à quel point le vide créé par une explosion à l’intérieur du
mn
navire, peut sous l'effet combiné de la pression atmosphérique et de celle due à la profondeur.d’eau audessus du fond du vapeur, avoir motivé un soulèvement du fond donnant à croire à une action extérieure.
| "+ | Le
280-Les nappes de glaces enflammées de la rivière Missouri au Kansas. Ce phénomène est dû au fait qu’à certains endroits, où pour éliminer des détours accentués de la Missouri, on a passé outre, en creusant à la rivière un nouveau lit, on a ainsi déterminé des lagunes ou flaques d’eau stagnante, où les gaz s'échappent du fond, au. lieu de se mêler, comme par le passé, à l’eau courante pour être entrainés, assimilés, absorbés par elle et insensiblement dissipés. Ces gaz, disons- nous, que l’ ont voit sortir du fond, où ils se sont fait à travers les boues, des voies visibles à l'œil, s ’accumulent sous la glace, 8 ‘échappent si leur pression est suffisante pour en motiver la rupture et si non y demeurent einprisonnés jusqu’ à ce que les gamins de l'endroit leur font voie en forant Ja glace à cet eftet, pour ensuite mettre le feu au gaz qui se répandent sur la surface solidifiée par le froid ct donnent ainsi l'apparence de glaces enflammées,
CE
781-L'or produit en 1897 n été sensiblement de $#240,000,00020 % de plus qu’en 1896— De ce total les Etats-Unis ont produit 614 millions l’ Afrique 58 millions, le Mexique 10 millions, l'Australie 51 millions, l'Inde 74 millions, la Russie 25 millions, le Canada 74 millions—voir ce que donnera le Canada le Clondyke en 1898, entre les milliers de mains qui s’y rendent déjà de toutes les parties du monde. Le Colorado donnera, croit-on, $20,000,000, la Californie $19,000,000.
KT
782-Les confessions de Pâques ne durent guère qu'une minute Où une minute et un cinquième chacune—soit de 59 à 60 à l’heure.
Durant les retraites, il se fait beaucoup de confessions générales, ce qui prolonge la moyenne du temps requis pour chaque confession. D'ailleurs, en temps de retraite, quand les confessions ne seraient pas générales, ce sonè de plus grands péchevrs, des pécheurs plus durs à cuire qui en ont plus long à dire ou de plus gros et qui motivent, de plus fories, de plus prolongées réprimandes de la part du confesseur, ce qui aide aussi à accentuer le temps moyen que prend une con-
fession.
283 Que de mots, dans une langue, n’out pas leurs équivalenis dans use anutre. Il faudrait pour cela que le mot traducteur de, l’autre n’eut qu'une seule signification. Le mot anglais fum n’a qu'une signification, son traducteur pinisir en a au moins deux-—fum est un plaisir plus ou moins bruyant, indicatif non seulement de rire mais aussi du . mouvement, comme chez les enfants qui se font des niches, qui dansent, sautillent et courent tandis que l'on peut avoir du plaisir, éprouver du plaisir sans remuer—le plaisir peut n’être qu’une satisfaction de l'âme, de l'esprit. De là la nécessité, le motivé de l'expression “avoir du famm ”’ qui rend exactement la pensée, le désir de la personne, pendant que avoir du plaisir n’indique pas la chose au même degré.
Il en est de même du mot anglais boy—"'{ my boys ” : nese rend point exactement par “mes garçons,'/’puisque garçon en français a les deux significations d’enfant mâle d’un certain âge, et de célibataire. Disons plutôt “ mes gars.’ On a d’ailleurs aussi déjà signalé le mot Still qui n’a qu’une signification, celle de continuité, tandis que le mot français encore qui le traduit indique et la continuité et la répétition d’une chose.