‹ Divinité du catholicismeChapitre 8 sur 27 · SO DIVINITÉ · texte numérisé non relu

SO DIVINITÉ

dangereuses pour le salut les unes que les autres. Enfin saint Jean a écrit son Apocalypse sous la dictée et l'inspiration de l'Esprit saint, qui lui révélait, sous diverses figures, les magnifiques destinées de TEglise elle-même, soit pour ce monde, soit pour le siècle à venir.

Ces quelques observations , que je vous fais ici sur l'origine du Nouveau-Testament, vous conduiront, si vous y faites attention, à ces deux con. clusions principales : la première, c'est que les apôtres n'avaient point reçu la mission de mettre par écrit leur doctrine, mais bien plutôt de l'annoncer aux peuples de vive voix et avec une autorité souveraine, absolue, infaillible, puisqu'ils parlaient au nom et de la part même de leur Dieu. Que les apôtres n'aient point reçu la mission d'écrire leur doctrine, outre que vous n'oseriez point dire le contraire, je trouve que cette proposition se prouve par le fait. Voyez , nous avons douze apôtres, et pourtant deux seulement ont écrit l'Évangile, ce sont saint Mathieu et saint Jean; oui, deux seulement , puisque saint Marc et saint Luc, bien qu'ils soient évangélistes , ne sont point des apôtres choisis par le Christ, mais les disciples des apôtres eux-mêmes.

La seconde conclusion , c'est que les évangélistes ne disent nulle part qu'ils ont été chargés d'écrire la doctrine du Sauveur; tout au contraire,

Ton voit, en les lisant avec soin, que bien souvent ils passent des choses qui donneraient plus de clarté à leurs discours, peu soucieux sans doute qu'ils étaient de chercher à expliquer les endroits obscurs et difficiles à comprendre, parce qu'ils savaient que les apôtres ou leurs successeurs étaient là, toujours subsistants, pour expliquer de vive voix la doctrine chrétienne1, et pour confondre tous les novateurs qui, abusant du texte des écrits sacrés, voudraient corrompre la foi et les mœurs, ou même anéantir la sainte autorité de l'Eglise.

Avant de vous dire quelle est la sainte autorité des Ecritures, vous saurez que je n'admets avec saint Augustin comme authentiques et divins que les écrits reconnus comme tels par l'Eglise catholique elle-même. Cette proposition n'a besoin que

1 Voici deux textes bien remarquables, qui montrent aux plus aveugles que les apôtres ne parlaient pas toujours avec toute la clarté possible, ni ne prétendaient écrire toute leur doctrine. Saint Pierre dit dans sa seconde épître aux fidèles : « C'est ainsi que Paul fait en toutes ses lettres, où il parle de ces mêmes choses, dans lesquelles il y a quelques endroits difficiles à entendre, que des hommes ignorants et légers détournent en de mauvais sens, aussi bien que les autres écritures — dont ils abusent — pour leur propre ruine, » Et saint Paul dit dans sa seconde épître aux Thessaloniciens : « C'est pourquoi, mes frères, demeurez fermes — dans la foi que vous avez reçue, — et conservez les traditions que vous avez apprises, soit par nos paroles, soit par notre lettre. »

Sa DIVINITÉ

d'être exposée pour mériter, je pense , l'assentiment et les suffrages de tous. D'abord, puisqu'il est incontestable que les apôtres ont reçu du Sauveur le dépôt de la foi, ne faut-il pas qu'eux seuls prononcent quels sont les livres qui sont dictés par l'Esprit saint , et entièrement conformes à leur propre enseignement ? Il y a eu des novateurs qui ont composé des ouvrages en faveur de leurs erreurs. Répondez^ qui des novateurs ou des apôtres devaient faire respecter leurs écrits de l'assemblée des fidèles ? Evidemment , l'anathème devait être lancé contre l'hérétique et ses productions sataniques ; tandis que les apôtres devaient être écoutés et lus avec les transports de la foi, puisqu'ils ne pouvaient dire de vive voix ou laisser par écrit que la parole même de leur Dieu. De plus, les apôtres , non-seulement devaient imprimer le sceau de l'erreur sur les écrits des novateurs, mais encore, et c'est ce qu'ils faisaient réellement, prendre un soin particulier de leurs propres ouvrages, les répandre le plus qu'il était possible1, veiller surtout à ce que les textes ne fussent point altérés, que le sens ne fût point corrompu par de mauvaises interprétations , en un

1 Saint Paul dit aux €olossiens : « Lorsque vous aurez la lettre que je vous envoie, faites en sorte de la communiquer à ceux de Laodicée ; et qu'en retour vous lisiez celle des Laodicéens. »

mot, que leurs écrits fussent toujours en harmonie avec les paroles verbales qu'ils adressaient aux divers peuples de la terre. D'où il s'ensuit évidemment que les écrits des évangélistes et des apôtres, une fois distingués de tous les écrits mensongers des hérétiques, et reçus avec un profond respect par les fidèles, comme contenant la parole de Dieu, il devenait impossible, même humainement parlant, qu'on les confondît jamais par la suite des âges avec les productions d'aucun novateur. Permettez-moi de corroborer cette conclusion des paroles de saint Augustin. Il dit dans son livre des Mœurs de l'Eglise catholique :

« Venez donc, Manichéens..., venez en esprit et sans opiniâtreté, sans désir de contredire ; autrement il vous serait très-dangereux de juger. Certes, il n'y a personne qui doute, et vous n'êtes pas si éloignés de la vérité que vous n'en demeuriez d'accord, que s'il est bon d'aimer Dieu e( le prochain, ce que nul ne peut nier, tout ce qui est renfermé dans ces deux préceptes, ne saurait être blâmé raisonnablement... Écoutez Jésus-Christ , écoutez la sagesse de Dieu : en ces deux préceptes consistent toute la loi et tous les prophètes,

« Que peut dire ici l'opiniâtreté la plus impudence , que Jésus-Christ n'a pas dijt cela ? Ces paroles sont écrites dans l'Évangile. Que ce qui y est écrit a été falsifié ? Qu'y a-t-il de plus impie .que

ce sacrilège, déplus impudent que ce mensonge,

de plus criminel que cette hardiesse ?

« Ceux qui adorent des idoles , et qui haïssent jusqu'au nom même de Jésus-Christ, n'ont ja/nais osé dire rien de semblable contre ces mêmes Ecritures ; parce que ce serait ruiner tous les ouvrages des lettres et des sciences, et abolir tous les livres qui ont eu cours dans le monde, et qui se sont conservés d'âge en âge, que de vouloir encore douter de ce qui est établi par une révérence si religieuse des peuples, de ce qui est confirmé par un consentement si universel des hommes, et par une si longue suite de siècles, et de le révoquer en doute jusqu'à ce point, que de ne vouloir pas, qu'il ait seulement la créance et l'autorité des histoires ordinaires. Que si cette extravagance avait lieu, quel texte pourriez-vous alléguer de quelque livre que ce soit , que je ne pusse réfuter de cette sorte, si vousvous en serviez contre moi?

« Mais est-il supportable, qu'ils nous défendent de croire à des livres connus de toute la terre, u et qui sont entre les mains de toutes les nations , et qu'ils nous obligent en même temps de croire à ceux qu'ils produisent?... »

Je vous laisse à conclure, cher docteur, des paroles de saint Augustin, ce qu'il faut croire par rapport à l'authenticité, à la véracité, et par conséquent à la divinité des saintes Ecritures. Je vais

terminer cette lettre par quelques mots sur l'autorité même qu'il faut accorder aux écrits inspirés de Dieu.

Retenez bien ces axiomes : Les apôtres ont reçu leur mission et leur autorité du fils même de l'Eternel. Le nouveau Testament a été donné aux églises par le soin des apôtres et des évangélistes, d'où il suit :

Premièrement, que l'autorité des apôtres ou de leurs successeurs est antérieure à la parole écrite, par conséquent absolument indépendante, dans sa source, de l'existence même des saintes Ecritures.

Secondement, que les Ecritures, c'est toujours la pensée de saint Augustin, n'auraient aucune force pour nous persuader une vérité quelconque, si auparavant nous n'étions assurés par le témoignage de l'Eglise catholique, qu'elles sont véritablement l'œuvre de l'Esprit-Saint, et que la doctrine qu'elles contiennent est absolument la même que celle enseignée par le Sauveur des hommes. Ces deux conséquences sont incontestables, d'après les réflexions que j'ai déjà faites.

Peut-être vous me direz : Si les apôtres donnent créance aux saintes Ecritures, pouvez-vous établir l'autorité des apôtres sur le témoignage même des Ecritures ? N'est-ce pas là faire ce que l'on appelle en philosophie un cercle vicieux ? Non ; il n'y a point de cercle vicieux. Lisez les axiomes que

je viens de vous mettre sous les yeux, et vous verrez que je ne prouve point à priori par les Ecritures l'autorité des apôtres ou de leurs successeurs : puisque je vous ai dit plusieurs fois que leur autorité vient directement du Sauveur lui-même. Voici en quoi consiste l'excellence et Futilité des livres du nouveau Testament, Ils servent uniquement comme autant de témoins fidèles, qui nous disent de quelle manière l'Église a été fondée par les apôtres.

Je vous demande à mon tour : A quoi sert un livre en générai? Par exemple, à quoi servent les écrits que nous possédons d'Homère et de Virgile, de Démosthène et de Cicéron? Est-ce que, par hasard, ces écrits donnent du génie à leurs auteurs ; de manière que si ces écrits n'avaient jamais existé, il faudrait conclure qu'Homère et Virgile, que Démosthène et Cicéron notaient que des ignorants ? Pour moi je dis qu'il suffisait à ces incomparables auteurs d'ouvrir la bouche et d'exprimer de vive voix leurs sublimes inspirations , pour qu'aussitôt les auditeurs , dans l'ivresse de l'admiration , couvrissent leurs discours de mille tonnerres d'applaudissements, plus bruyants les uns que les autres. Sans doute, nous sommes heureux de posséder leurs écrits pour les lire et les étudier à loisir; mais en les lisant, nJadmirons-nous pas le génie qui a été la source de si étonnantes productions? En les

lisant, ne croyons-nous pas même voir les auteurs répandre autour de nous des flots de céleste harmonie, ou les entendre frapper nos oreilles par la foudre de leur entraînante éloquence? Donc ces livres ne créent point le génie ; seulement ils servent à l'immortaliser sur la terre et à le montrer aux générations futures, alors que les auteurs ne peuvent plus articuler l'idiome de l'exil, entrés qu' ils sont dans les profondeurs de l'éternité.

Je vous prie, cher docteur, d'appliquer ces principes de hon sens à nos saintes Écritures. Vous le savez, les apôtres ont prêché la doctrine chrétienne avec la puissance même d'un Dieu ; aussi, parce qu'ils parlaient avec une autorité divine, absolue, infaillible , a t-il fallu qu'ils fissent de grands, de nombreux miracles, sur lesquels ils appuyaient la vérité de leur céleste mission. Puis, l'autorité des apôtres, leur doctrine, leurs miracles, leurs travaux continus , leur dessein d envahir le monde pour le soumettre à la croix du Sauveur ; tout cela, ou une grande partie de ces merveilles a été écrit dans les livres divers du nouveau Testament; qu'est-il arrivé alors ? Le voici : l'histoire sainte a eu le même résultat que les écrits des auteurs profanes : elle a transmis au monde, pour les générations à naître, les grandes choses qu'avaient entreprises et exécutées les apôtres. Par le moyen des saintes Ecritures, nous savons de quelle manière

le Christ a conversé avec les hommes , quelle a été sa mort cruelle et ignominieuse, avec quelle force il a détruit l'empire de la mort, en sortant luimême plein de vie du sein de la tombe, quelle a été sa gloire , alors qu'en présence de ses apôtres et d'un grand nombre de ses disciples, il est monté au ciel pour y prendre possession de son éternel royaume. Par elles, par les Ecritures, nous savons comment les envoyés du Christ s'y sont pris pour convertir les Juifs et les gentils ; quels avis salutaires ils donnaient à leurs disciples pour la conservation de la foi et des mœurs ; surtout combien était grande leur autorité, puisqu'ils s'étaient présentés à la terre avec la puissance même d'un Dieu, allant répéter partout, de vive voix, bien avant de le dire par écrit, qu'ils étaient les ambassadeurs mêmes du divin Sauveur, que leur doctrine et la sienne étaient identiques, q\ie l'Église qu'ils allaient fonder ne devait jamais périr, qu'elle était le fondement et la colonne de la vérité, qu'elle ne pouvait par conséquent ni perdre le dépôt de la foi, ni enseigner Terreur, ses chefs ayant reçu la promesse du Dieu qui les avait envoyés annoncer la bonne nouvelle, qu'il serait lui-même avec eux constamment, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles.

Donc, mon cher docteur, c'est le comble du délire d'employer l'autorité des Ecritures pour anéan-

tir celle des apôtres et de leurs successeurs légitimes. Pour que les protestants puissent s'autoriser à rejeter l'autorité de l'Eglise , il faut auparavant qu'ils me montrent écrites en toutes lettres ces étranges, ces impossibles propositions : que les apôtres, dans leurs prédications, annonçaient qu'ils n'avaient point d'autorité infaillible ; ou que leur autorité, quelle que fût sa nature, devait s'éteindre en eux au moment de leur mort ; qu'ils n'imposaient à personne le joug de la foi et de la morale chrétienne, mais que chacun, après les avoir entendus, restait libre de se faire sa croyance comme bon lui semblait, et même d'agir selon les inspirations de son propre cœur , etc. ; en d'autres termes , il faut que les protestants anéantissent les saintes Ecritures, telles que les conservent d'âge en âge, toutes les églises chrétiennes depuis dix-neuf siècles, et puis, qu'ils nous offrent un nouvel Evangile, dans lequel se trouvent et la condamnation formelle de nos doctrines catholiques , et l'énoncé précis des propositions sur lesquelles les Luther, les Calvin, les Henri VIII, et les Cranmer, etc. , étayent leur système religieux. Car il ne suffit pas qu'un protestant ou un anglican vienne me dire qu'il n'aperçoit point dans la Bible nos doctrines catholiques ; il faut encore qu'il me montre dans quel endroit de la Bible je pourrai lire et la nécessité d'une réforme au seizième siècle, dans le sens voulu par Luther

et la mission divine de ce même Luther, de Calvin, de Henri et de Cranmer , et la négation expresse des dogmes du purgatoire et de la présence réelle , de la confession auriculaire, de l'invocation des saints, des jeûnes et des abstinences, de l'autorité surtout des successeurs légitimes des apôtres, etc. En un mot, il faut que je lise dans la Bible d'un côté l'absurdité du catholicisme , et de l'autre , la nécessité et l'excellence du protestantisme.

Vous voyez bien que ce travail est absolument impossible, à moins, je le répète, qu'on ne détruise nos saintes Écritures, telles que les conservent d'âge en âge, depuis dix-neuf siècles, toutes les Eglises chrétiennes, et qu'on ne compose à leur place un nouvel Evangile, dans lequel Von écrira, soit les confessions d'Augsbourg et de Genève , soit les trente-neuf articles de l'église anglicane.

Voici maintenant les conclusions qu'admettront sans peine tous les esprits droits , qui ne se laissent point conduire par les préjugés, mais bien plutôt par la bonne foi.

Puisque les livres du nouveau Testament ne sont essentiellement que les témoins fidèles des choses merveilleuses qui ont eu lieu dans la fondation de l'Église, il suit d'abord, que par eux, par ces livres , nous pouvons savoir quelle est la source de la mission des apôtres, quelle est l'autorité avec laquelle ils parlaient à la terre, quels sont les dog-

mes qu'ils annonçaient de la part du Christ, quelles sont les destinées de l'Eglise dans ce lieu d'exil , jusqu'au moment de son entrée dans la céleste patrie, quel est surtout le moyen toujours facile à employer pour repousser soit l'audace des hérétiques, soit la licence des hommes corrompus, etc. Il suit encore que les Écritures, en leur simple qualité de témoins fidèles, ne peuvent point inventer les événements , mais simplement rapporter ces événements, tels qu'ils se sont passés à la face du soleil, en présence de la multitude; qu'elles ne peuvent créer ni l'autorité ni la doctrine des apôtres , mais simplement dire de quelle manière ils parlaient à la terre , et quel était l'objet de leur enseignement divin, etc. Vous comprenez donc en quoi consiste l'autorité des saintes Ecritures ; elles nous mettent devant les yeux l'étonnant spectacle de douze ignorants , allant à la conquête du monde , sans autre soutien que la croix, et réussissant dans leur entreprise au delà de toute expression. Comme ces Ecritures sont encore excellentes et utiles ! Que sont les productions des hommes en présence des livres du nouveau Testament, qui, sous la dictée même de l'Esprit saint , nous représentent une doctrine toute céleste , et nous parlent d'événements prodigieux, tels qu'on n'en puisse jamais concevoir d'aussi éclatants en ce monde. Qu'un novateur ose désormais se présenter, et at-

taque tel ou tel principe de morale, tel ou tel dogme chrétien, parce qu'il trouve que tout cela répugne à son esprit et à son cœur, avec le secours des saintes Ecritures, le dernier des enfants de rÉglise, pourvu qu'il ait son bon sens, pourra dire à cet homme : « Vous êtes un insensé de rompre avec FÉglise, parce que votre cœur et votre esprit se soulèvent contre son divin enseignement; ouvrez TEvangile, vous y trouverez l'assurance que FEglise est la colonne et le fondement de la vérité ; que Jésus-Christ a promis d'être toujours avec les successeurs des apôtres. Quant aux mystères que vous ne comprenez point, est-il étonnant que votre esprit ne puisse pas atteindre ce qui est placé audessus de sa propre capacité? Quant à la morale chrétienne que vous trouvez difficile à pratiquer, est-il étonnant que cela soit ainsi , depuis que le péché originel a collé noire cœur à toutes les choses périssables et sensibles? Vous n'écouterez donc ni les difficultés de votre esprit, ni les inspirations de votre cœur ; mais vous vous soumettrez au joug de la foi et de la morale chrétienne , par ce que les saintes Ecritures nous rapportent — elles n'inventent point, remarquez bien. — nous rapportent et nous attestent que le Christ et ses apôtres ont commencé par opérer de nombreux miracles, à la face du soleil, afin de pouvoir entreprendre la conversion du monde, et jeter dans les

cœurs l'espoir du salut par la vertu du sang et au nom du divin Jésus. »

Je suis assuré , cher docteur , que vous n'opposerez plus, d'après le système de Granmer, l'aulorité de la Bible à l'infaillible autorité de l'Eglise. Vous verrez aussi que les catholiques, qui se soumettent à l'autorité des apôtres dans la personne de leurs successeurs, ne sont ni si esclaves, ni si superstitieux, ni si ignorants que le pense ordinairement votre Université d'Oxford... J'ai l'honneur d'être, avec un profond respect, etc.

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