‹ Divorçons. comédie en trois actesChapitre 13 sur 117 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

n'eu parlons plus ! — Je paie donc... Mais ma femme trouve la pension trop mesquine et, pour la grossir, elle a imaginé un truc abominable!.. — Dès que je m'installe quelque part, ville d'eau, bain de mer, station d'hiver, etc., elle arrive flanquée d'un idiot quelconque... et des scandales!,., et des cascades !! — On me regarde en souriant, les journaux de la localité retentissent de ses prouesses, rappellent mon procès!.. Ça m'agace. Je la fais prier de déguerpir. — Elle répond: « Oh! bien volontiers; mais qu'on me paie mon déplacement, l'hôtel, mes robes; etc.» — Ci, la note, dix, douze mille francs. . . Je paie ! , . . Elle file. ., et le tour est joué!

DES PRUNELLES

Alors, elle t'a suivi en Espagne ?

Ah ! non ! .,, Ici, mon truc à moi ! —Je lui ai fait savoir en confidence, que poar l'éviter, j'allais passer l'hiver à Alger !.,. Et dans ce moment elle débarque en Afrique !... Voilà ma vengeance !...

DES PRUNELLES

Alors, tu vas passer ici?...

GLAVIGNAC.

Vingt-quatre heures !

DES PRUNELLLS.

Pas plus?

GLAVIGNAC.

Pas plus! Le temps de toucher mes fermages, mes loyers, et de prendre quelques papiers chez mou avoué.

DES PRUNELLES

Tu plaides ?

Non! Mais le divorce sera voté, et tu conçois que j'ai hâte de creuser l'abîme entre madame Clavignac et moi. Une fois divorcée, elle pourra bien cascader à l'aise. Si elle veut, je l'y aiderai.

DES PRUNELLES

Alors, tu crois que le divorce sera voté ?

CLAVIG NAC.

Je l'espère bien !

DES PRUNELLES

Savoir !.. Tu dînes avec moi ?

CLAVIGNAC.

Non... c'est toi qui dînes avec moi !

DES PRUNELLES

Comment !

CLAVIGNAC.

Ce matin, en déjeunant au cercle, nous avons fait partie, lavec Loisel et Tarentin, pour dîner ce soir au cabaret, en garçons, comme au bon temps!... C'est moi l'amphitryon. Nous aurons quelques jolies femmes. Elles ne te font pas peur?. . .

Oh! moi, les jolies femmes... à présent!

CLAVIGNAC. ES levant et prenant son chapeau sur la table.

Bah ! cela te rajeunira ! Je te quitte pour aller inviter

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