‹ Divorçons. comédie en trois actesChapitre 14 sur 117 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ces dames. Donc, ce soir chez Dagneau, au Grand Vatel, à sept heures et demie. . . c'est dit?

DES PRUNELLES, se leviint et pas-aiit à gauche.

Ce n'est pas dit du tout ! — Je ne peux pas diner avec vous !

CLAVIGNAC, prêt à sortir, s'arrètant. *

Allons donc !

DES PRUNELLES

Parole d'honneur 1

CLAVIGNAC.

Tu ne vas pas essayer de me faire avaler cette conleuvre-là?

DES PRUNELLES

Je ne peux pas, vrai !...

CLAVIGNAC, descendant un peu.

Ah! n'insiste pas, tu sais!... ou je t'envoie mes témoins !

DES PRUNELLES

Eh bien! justement, j'en cherche.

Allons donc ! . . . un duel ?

DES PRUNELLES

M lis peut-être bien !

CLAVIGNAC.

Toi?

' Des Prunelles, Clavignac

DES PRUNELLES

Moi!

CLAVIGNAC, baissant la 7oii«

El pour ta...?

DES PUUNELLES.

Naturellement.

CLAVIGNAC, descendant la scène adroite.

Oh! oh! — mais alors, soyons sérieux, et conte-moi cela. Si quelqu'un est fait pom* te comprendre... c'est bien moi.

DES PRUNELLES, lui mettant les deux mains sur l'épauie et le faisant asseoir sur le pouf.

Ah! mon bon vieux!... Nous avons fait tous deux en nous mariant. . .

CLAVIGNAC

1 Une fière sottise, c'est convenu.

DES PRUNELLES, s'asscyaut sur le tabouret.

Et encore, loi, tu méritais ton sort.

CLAVIGNAC.

Merci !

DES PRUNELLES

Tu épousais une coquette, à qui par-dessus le mur du lycée, ou envoyait des billets doux dans des balles élastiques... Et qui répondaitl...

CLAVIGNAC

Et tu ne m'as pas prévenu, quand je me suis marié?

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