‹ Dix annees d'administration financiere dans la province de QuebecChapitre 20 sur 23 · RÉGIME CONSERVATEUR · texte numérisé non relu

RÉGIME CONSERVATEUR

1892-93, comptes pub. p. 15 -. $4,190,522

1893-94, comptes pub. p. 13.., 4,267,946

1894-95, comptes pub. p. 11 4,195,727

1895-96. Gazette Officielle

du 22 août 1896 ~ ~. 4,040,188

Total pour les 4 ans ~ .~ — $16,694,383

Ce qui donne le résultat suivant :

Dépenses régime libéral $17,619,575

Dépenses régime conservateur -.. 16,694,383

$914,192 Yoilà des chiffres officiels, contrôlés par les trésoriers provinciaux et l'auditeur, qui montrent que dans les quatre années qui ont suivi la disparition de Mercier nous avons réussi à réduire les dépenses de près d'un million.

Et cela en dépit des treize millions d'obligations

ajoutées par le régime Mercier et qui durant nos quatre premières années d'administration nous obligeaient à débourser :

En 1893.. $ 173,525

En 1894 106,426

En 1895 215,154

En 1896 225,923

Soit en 4 ans 771,028

De sorte qu'en réalité, nos dépenses en quatre années n'ont été que de $15.923,355, soit $1,696,222 de moins durant nos quatre ans que sous quarante- huit mois d'administration libérale.

Encore une autre comparaison pour les dépenses : En 1890-91, dernière année contrôlée entièrement par Mercier, elles furent de $4,915,774.

Pour 1895-96 la dernière sous le gouvernement conservateur, 'elles n'ont été que de $4,040,188, soit en notre faveur : $875,582.

Et l'on osera dire encore que les gouvernnments conservateurs ont augmenté les dépenses !

Encore un petit tabeau fort instinctif; ce que nous avons payé comme conséquence du régime Mercier :

Emprunt de Paris (1890) $4,000,000

Subsides aux chemins de fer 3,612,897

Remboursements des dépôts de garanties 1,250,055

Palais de justice de Montréal ., 705,410

Ponts en fer 203,010

Ecole Normale Jacques-Cartier 110,000

Réclamation Charlebois 40,000

Palais de justice de Pontiac 32,791

Palais de justice de Hull 10,000

Débentures, palais de justice de

Fraserville 20,000

$9,982,063 Et comme le disaient fort bien M. Branchaud dans une remarquable étude sur la question qui nous occupe :

il Les libéraux s'imaginent-ils, par hasard, que les conservateurs pouvaient remplir tous les engagements contractés par eux ; pensent-ils que nous allons payer leur emprunts de $4,000,000, leurs subsides aux chemins de fer ; réparer les différents palais de justice, payer la construction de leurs ponts en fer, et cela sans être forcément obligés d'augmenter l'intérêt de notre dette. Tous ces engagements, il fallait les tenir, si nous voulions garder notre honneur intact. Si jamais la province de Québec est obligée de rougir de ses actions, ce ne sera certainement pas la faute des conservateurs."

On nous accuse d'avoir emprunté pour nos besoins ; prouvons par feu Mercier lui-même que nous n'avons emprunté que pour faire face aux obligations dont il faisait rémunération suivante, le 30 décembre 1890 :

Considérant que le 26 décembre 1890, la dette flottante de la province se composait, entr 'antres, des sommes suivantes :

Mandats impayés au 30 juin 1890 $ 112,571.45

Dépôts temporaires 261,361.27

Dépôts en garantie des compagnies de chemins de fer 1,916,685.98

Subventions en argent accordées aux chemins de fer, mais non encore gagnées $1,367,737.92

Les premiers 35 centins par acre des subventions en terres accordées aux chemins de fer et converties, mais non encore gagnées 865,150.96

Les premiers 35 centins par acre des subventions en terres accordées aux chemins de feret

qui peuveut être converties 665,350 00

Dettes pour terres et autres, chemin de 1er Q. M. G. & O.... 122,364.00

Pertes sur le dépôt fait à la Banque d'Echange, à être replacé ad fonds d'amortissement en vertu de la loi 45 Vict. chap.

Somme due au comité protestant de l'instruction publique en vertu du règlement de la question des biens des jésuites. 62,961.00

Dépensespéciale prévue pour 1890-91, en vertu de la loi 53 Vict. chap. 1 912,183.00

6,313,374.58 Moins l'encaisse au 1er juillet 1890 525,344.43

Et considérant qu'en sus de la dite somme, il faudra encore pour le service public, en outre des dépenses ordinaires ajouter les sommes suivantes :

Dépenses spéciale supplémentaire prévue pour 1890-91.. 115,448.71

Dépenses spéciale prévue pour 1891-92 838,555.00

Moins les crédits votés de nouveau 280,000.00

Subventions en argent aux chemins de fer tel qu'exposé dans les résolutions adoptées, par l'assemblée législative le !>3me jour de décembre 1890 2,544,270.00

Les premiers 35 centins par acre des subventions en terres ïiux chemins de fer tel qu'exposé dans les résolutions adoptées par l'assemblée législative le 23me jour de décembre 1890. 1,856,050.00

Formant ensemble une dette flot tante de 10,862,353.86

Comme, on le voit, il lui fallait plus que les deux millions, à M. Mercier. Et dans le préambule de cette même loi d'emprunt il était décidé en outre qu'il " est néces- " saire de construire une prison nouvelle, d'agrandir et " de réparer le palais de justice et les écoles normales à " Montréal : de bâtir de nouveaux palais de justice dans " les comtés d'Ottawa et de Pontiac, et une nouvelle il école normale à Québec, de racheter les débentures " émises par la ville de Fraserville pour la construction " d'un palais de justice à cet endroit, de construire des " voûtes de sûreté et de faire de grosses réparations " urgentes dans les palais de justice des districts ruraux. '?

Dans la même loi encore il est question aussi de dépen. ser pour la construction ou l'achat d'asiles d'aliénés, la construction de ponts en fer, routes de colonisation.

Durant la même semaine (voir en. 88, 54 Vict.,) le gouvernement Mercier faisait passer une loi accordant $2,000,000 à des compagnies de chemin de fer.

Après la session, il emprunta en nous faisant perdre $152,000 du coup les $4,000,000, dont nous avons parlé déjà, à gros intérêt, à courte échéance, qui s'envolèrent en fumée (et que nous avons eu, nous les conservateurs, à rembourser.)

On voit de suite la situation qui nous était faite et si nous avons emprunté pour nos besoins ou bien pour rencontrer les obligations contractées par le gouvernement Mercier.

Nous avons payé depuis 1892 la plus grande partie des sommes engagées par Mercier & Oie ; dans trois ou quatre ans nous aurons fini. Et alors nous pourrons doter plus largement les entreprises qui sans avoir trop souffert ont besoin d'un plus puissant essor.

RECETTES AUGMENTEES

Los conservateurs n'ont pas seulement diminué les dépenses — ils ont augmenté les recettes. Les comptes publics nous font voir en blanc et en noir que les recettes sous Mercier, en 1891, étaient de $3,457,144.32 et qu'en ÎS96, sous notre administration, elles se montaient à $4,327,910, une augmentation de $870,766.

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