CHRONIQUE POLITIQUE
Mon premier article de journal remonte à l’année 1886. C'était une protestation contre l’abus de la force dont notre République venaït d’être victime, à propos du règlement de l’Affaire Maunder. J'étais étudiant à Paris. Le journal « Le Voltaire » voulut bien la publier. Rentré au pays après l’achèvement de mes études, je collaborai aussitôt à « La Vérité », le journal où Lara Miot reprenant la tradition des Darfour, des Fruneau, des Courtois, des Exilien Heurtelou, des Duraciné Pouilh, des Delorme, des Flambert, des Dulciné Jean- Louis, des Ducas Hyppolite, des Thoby, des Edmond Paul, avait arboré en face de l’autocratisme triomphant le drapeau de la Presse indépendante.
Les conditions du journalisme haïtien ont pu, à de certains égards, changer depuis cette époque : la tolérance n’y est pas mieux pratiquée.
Alors, plus qu'aujourd'hui, la parole imprimée jouissait d’un prestige spécial. On y était crédule à l’excès ; on la redoutait et on s’en irritait outre mesure. Les controverses doctrinales étaient plus fréquentes ; elle avaient moins vite fait
46 CNRC CR N RGEORGES ID EMA
de dégénérer en querelles personnelles, quoique ce procédé soit tellement invétéré en nos mœurs qu'il est permis de le regarder comme un travers national,
Chez nous, les polémistes, quand surtout la politique est en jeu, ne‘voient, d'habitude, l’idée à combattre qu’à travers des personnalités qui leur déplaïsent. Peu leur importe d'approfondir quelle est l’opinion de ceux qu’ils adoptent comme têtes de Turcs : il s’agit uniquement de les démolir, et pour cette besogne, tous les moyens sont bons. Quand les faits parlent contre et qu’on ne peut les nier, ils essaient de les tourner, d’en diminuer la portée par des diversions, commérages, injures, mensonges, calomnies. Leur souci n’est pas d'éclairer, de convaincre, ni même d’avoir raison, mais de donner des coups. Ils ne s’arrêtent pas à considérer si ces coups, assénés au hasard avec une violence aveugle, ne portent pas à faux, ou ne s’égarent pas dans le vide, pourvu qu’ils aient le dernier mot, — « le dernier gros mot ».
Toutes les fois que les circonstances ont permis l’éclosion d’une presse politique, il en a été à peu près de même en notre milieu. Ce qui semble particulier à notre ère, c’est une façon d’outrance, de bravade vis-à-vis de l’opinion honnête ou pondérée, un certain degré d’intrépidité dans le paradoxe.
De là vient que le journalisme, comme la politique, offre parfois l’aspect d’un mauvais lieu, qu’on traverse, maïs où l’on ne séjourne pas, si l’on tient à éviter les éclaboussures.
L'Union Patriotique, en se donnant un organe de publicité, n’avait entendu qu’user d’un moyen de propagande, propre à aider au succès de sa campagne en faveur de la nationalité haïtienne. Dans l’impossibilité pour les membres chargés de cette partie de notre programme d’action, de s’y consacrer au delà d’une période limitée, l’organisation d’un journal en notre pays ne permettant guère d’autre travail, il avait été convenu que la publication de « La Patrie» serait poursuivie jusqu’à la décision du Corps Législatif au sujet du traité entre Haïti et les Etats-Unis. S'il y avait moyen de renouveler le Comité de Rédaction, on irait jusqu’au vote du Sénat fédéral. Mais les conditions de notre œuvre ne se prêtaient pas à un effort plus prolongé.
Au moment où notre mission tire à sa fin, nous croirions manquer à un devoir, en ne remerciant pas les amis, qui, de tous les points du pays,’ n’ont cessé de nous prodiguer des témoignages de sympathie et d'encouragement, Une des règles de notre Rédaction est de ne pas publier les lettres d’éloge, ces sortes d’exhibitions, quand surtout on les répète, pouvant être aisément suspectées de quelque complaisance à se faire valoir. Mais nous tenons à ce que nos correspondants sachent combien nous leur restons reconnaïssants de nous avoir soutenus dans la lutte. Le mot qui de partout nous a été le plus fréquemment redit, c’est celui-ci : « Votre journal donne la note juste ».
La certitude de concorder aïnsi avec le sentiment vrai de la majorité des Haïtiens cultivés nous a été d’un prix inestimable. C’est encore elle qui maintient notre confiance dans le triomphe de nos idées. Quels que soient les moyens dont dispose l'erreur, le bon sens finit toujours par avoir raison.
Un jour viendra, nous en sommes persuadés, où ceux qui de bonne foi
ferment les yeux à l’évidence, ou s’obstinent à ne voir qu’un seul aspect des choses, rendront justice à notre attitude et conviendront. tout au moins dans leur for intérieur, que si, du commencement à la fin, nos gouvernants s'étaient efforcés d’accord avec le sentiment national, de faire triompher les mêmes vues, la position diplomatique du pays serait devenue meilleure.
L’annexion que l’on paraît avoir redoutée ne se serait pas vraisemblablement produite, parce que, de toute évidence, les Etats-Unis n’y étaient pas préparés. La vigilance que leur impose la situation dans le monde, en raison des incidents qui peuvent surgir de la guerre européenne et des affaires du Mexique, ne leur permettait pas d’immobiliser chez nous la quantité de troupes nécessaires pour maintenir sérieusement l’ordre sur toute l’étendue de notre territoire, villes et campagnes, du moment qu’ils auraient assumé la responsabilité d’y garantir seuls le respect des vies et des propriétés. S’ils n’avaient pas eu à compter sur le concours d’un personnel haïtien, familiarisé avec les pratiques de notre administration douanière, c’eût été pour eux encore plus difficile d'importer du jour au lendemain, même en lui consentant de très forts émoluements #t en bouleversant tout le système actuel, un Corps complet de fonctionnaires, capable de faire aller correctement les services civils, d’un bout à l’autre de
la République.
Depuis, ils ont eu le loisir d’étudier le‘terrain, de prendre contact, de s’assurer des collaborateurs utiles, de se convaincre surtout du point de détresse où est tombé le peuple haïtien. Ils savent que pour avoir «la poire » à maturité, ils n’ont qu’à laisser faire les politiciens.
La plus prochaine, ce n’est pas, à ce qu’il semble, pour le moment, l’annexion. Le protectorat, avec de moindres embarras, offre bien trop d’avantages pour que les intervenants ne s’y tiennent pas.
Une considération capitale, à défaut de toutes autres, suffirait à dicter leur préférence, c’est que l’opinion aux Etats-Unis n’est pas encore gagnée à l’idée d’une colonisation haïtienne. La tentative se heurterait, sur le terrain politique, à de sérieuses objections.
On comprend dès lors quel est leur intérêt à faire sanctionner par un traité de protectorat leur intervention, non sollicitée de la République d'Haïti.
Le profit en est trop évident pour qu’on pût craindre de les y voir renoncer, tant qu’une formule d’accord resterait possible.
À quoi peuvent se résumer leurs prétentions ?
S'assurer chez nous la prépondérance politique et financière, de façon à fermer définitivement la porte à toute ingérence européenne ; pour cela, prendre des mesures propres à mettre fin au désordre financier et à l’anarchie politique, qui pourraient donner prétexte à cette ingérence.
Entendu dans le sens d’une collaboration temporaire, devant préparer les voies au développement de nos ressources économiques, condition de notre stabilité politique et sociale, un tel plan n'aurait rien d’incompatible avec l’existence d’une nationalité haïtienne, avec le fonctionnement d’un gouverne.
ment national. Trouver les points de conciliation, c’est précisément ce que la majorité des Haïtiens paisibles et laborieux, qui ne demandent à la politique que de les laisser gagner tranquillement leur pain de chaque jour, attendent du Sénat. En modifiant le traité soumis à son vote dans un sens favorable à nos intérêts nationaux, le Sénat ne fera pas seulement œuvre patriotique, mais œuvre de clairvoyance et de discernement. Le plus sûr moyen, d’obtenir quelque chose dans une négociation, c’est de le demander. S’il y a encore quelque chance de sauver les droits, dont l’abandon définitif constituerait pour les Haïtiens la déchéance suprême, ce ne peut être qu’en les défendant avec le plus de ténacité
possible.
Ceux qui liront dans une vingtaine d’années le récit des événements de notre temps s’émerveilleront que ces vérités élémentaires aient rencontré parmi
nous des contradicteurs. « La Patrie », No. 21, 6 novembre 1915
BULLETIN POLITIQUE Le Rapport de la Commission sénatoriale.
La Commission nommée par le Sénat pour examiner le projet de Convention entre Haïti et les Etats-Unis, a déposé le 5 novembre son Rapport. Le Rapport considère comme impossible aux mandataires du peuple haïtien de sanctionner sans modification le traité consenti par le Pouvoir Exécutif et conclut à l’ajournement du vote de sanction pour permettre aux signataires de cet acte diplomatique de rouvrir la discussion sur les textes à amender.
En opinant ainsi, la Commission ne pouvait manquer d’indigner les fanatiques du chef- d'œuvre que le Gouvernement semble avoir proposé plutôt à l'admiration qu’au libre examen du Corps Législatif. Une pierre tombant dans une mare n’aurait pas provoqué un plus beau concert.
Au risque de recueillir pour mon compte la même bordée d’imprécations, j'avouerai tout ingénûment que j’ai pris plaisir à connaître l’opinion de Ia Commission sénatoriale, Elle nous change des autres opinions officielles. Le « son » en est plus franc, le ton plus fier...
Il faut que nos contradicteurs en prennent leur parti. Certaines choses nous affectent, nous choquent ou nous révoltent, qui n’effleurent même pas, dirait-on, leur sensibilité. Nous ne concevons pas la Patrie autrement que comme une mère très malheureuse, en butte aux vexations et au mépris. Quels que soient ses torts, nous ne pensons pas que ce soit le rôle de ses enfants de prêter les mains à l'étranger, qui, pour refaire son éducation, la soufflète et la dépouille. Si dégradée que puisse être une mère, quand quelqu? un se jette sur elle et se met à la battre, nous nous refusons à admettre que ses fils, ou ceux qui tiennent à passer pour tels, impuissants à l’arracher à cette brutale étreinte, ne trouvent rien de mieux à faire que de donner raison à l’agresseur et d’entonner sans façon ses louanges !
Le droit pour l’Haïtien d’être maître chez lui, d’avoir un endroit au monde où sa couleur ne crée pas à l’homme de notre race un motif d’irrémé- . diable infériorité, n’a cessé de nous apparaître comme le bien le plus digne d’être sauvegardé, le plus précieux à léguer à nos descendants.
L’on éprouve, à lire le Rapport de la Commission du Sénat, l’impression que les Commissaires n’ont pas sur ce point un sentiment différent du nôtre. Voilà pourquoi l'allure générale du Rapport m’a plû.
Il a en plus le mérite d’exposer clairement les faits. Onicordhe l’a lu ne peut plus ignorer d’où est venue au Gouvernement des Etats-Unis l’instigation continuelle d’imposer à la République d'Haïti une tutelle financière.
« Au mois de février 1915, M. J. Franklin Ford, ancien gouverneur de New-Jersey, est envoyé par le Gouvernement Fédéral, pour raccommoder les factions politiques, dont les répétitions ont causé des luttes continuelles. Cette mission pacifique ne répondait pas à l'attente du Conseil d'Administration de la Banque Nationale de la République d'Haïti à New-York et de la Compagnie Nationale des Chemins de Fer, représentée par M. Farrham. Le New-York Herald écrivit à ce propos : « Haïti n’a point donné aux Etats-Unis de cause pour l'intervention. Si nous allions là, ce serait une guerre de conquête, il y a de pauvres joueurs qui veulent que les Etats-Unis envoient des troupes en Haïti pour protéger leurs enjeux.»
M. Ford n’ayant trouvé ni factions, ni luttes, mais un gouvernement constitutionnellement établi, s’en alla comme il était venu.»
Ce qu’est devenu entre les maïns des gens des finances le nouvel évangile Monroe, le sénateur Raynal, du Maryland, le dénonçait déjà aux Républiques de l'Amérique Latine, lors de la discussion du traité dominicain au Sénat des Etats-Unis.
« La nouvelle doctrine de Monroe est, à proprement parler, une doctrine financière. Le thème, c’est l’argent : la légende, c'est la monnaie ; et les hordes étrangères qui s’avancent sur le Département d'Etat, c’est un syndicat de mièrcenaires et d’usuriers implacables, qui trafiquent des calamités publiques, considèrent les malheurs des nations comme autant de marchandises, et pour un profit vénal, mettraient aux enchères et à l’encan, vendraient au plus offrant ‘toutes les libertés du genre humain ! »
Le Rapport nous permet de suivre la résistance, opposée par le Gouvernement, les Corps politiques et le peuple d'Haïti au protectorat financier des Etats-Unis. Les mêmes hommes, qui protestaient contre toute ingérence étrangère, attentatoire à notre indépendance et à notre souveraineté, veulent mal de mort aux Haïtiens qui persistent à dire aujourd’hui ce qu’eux mêmes disaient hier.
Qu’y at-il de changé depuis ce passé récent ? Les Etats-Unis, à la faveur de nos troubles civils, dégénérant en sanglants
désordres, sont intervenus sans être appelés, et ont occupé militairement notre territoire.
Ne voulant pas aller jusqu’au bout de leur usurpation, ou tenant à en masquer la violence, sous les dehors d’un accord librement négocié, afin de donner le change à l’opinion du monde civilisé, les intervenants ont mis tout en œuvre pour faire ratifier par le Gouvernement haïtien le traité de protectorat politique et financier, qui était l’objet pratique et la rançon de leur concours forcé.
Ils ont pris, en fait, tous les atouts dans leur jeu. Mais s’ensuit-il qu’il faille leur abandonner la partie et se livrer sans défense à leur discrétion ?
Tel n’est pas l’avis de la Commission, pour qui il existe « des limites sacrées que le Peuple haïtien ne saurait dépasser.» Ces limites sont fixées dans la Constitution du pays. Le passage où le Rapport, à propos de l’art. 2, démontre que la Convention, par le fait qu’elle viole notre souveraineté nationale, et modifie la Constitution, ne sauraït être votée telle quelle, est à retenir.
Une inspiration non moins heureuse a été de définir, avec une irréfutable précision, la position que ferait à notre République le vote de la Convention, eu égard aux contrats de Banque et d’Emprunt de 1910.
Le Gouvernement des Etats-Unis nous promet ses bons offices pour faciliter un règlement avec les co-signataires de ces contrats. Et le Secrétaire d'Etat des Relations Extérieures a déclaré que l'Ambassade de France à Washington, aussi bien que la Banque Nationale de la République d'Haïti, ont bien voulu donner l’assurance qu’elles ne s’opposaient pas au vote de la Convention entre Haïti et les Etats-Unis. Mais des textes nous lient, avec lesquels la Convention nouvelle est en contradiction formelle. Des sanctions y sont attachées. Avant de substituer d’autres conditions à celles qui déjà nous obligent, la prudence la plus élémentaire commande d’en fixer les termes avec nos premiers contractants.
Dans les conclusions du Rapport, relatives aux clauses du traité de protectorat, on ne retrouve pas la même rigueur logique ni la même netteté, et nous craignons que l’opinion adverse n’en tire avantage pour embarrasser le Sénaf et enlever son vote.
On sait ce que je pense de la faculté rndenen du Corps Législatif en matière de traité. Le droit de sanction, consacré dans notre texte constitutionnel, l’implique. Le Rapport considère que modifier le projet, ce serait empiéter sur la prérogative du Président de la République, qui seul fait les traités. Au lieu de l’adopter (ce qu'il ne pouvait faire, l’ayant reconnu inconstitutionnel) ou de le rejeter (ce qui, en raison des circonstances actuelles, serait peut-être fâcheux, le principe en étant reconnu opportun et salutaire), la Commission s’est arrêtée à un moyen terme, une formule transactionnelle, propre à contenter les Sénateurs, qui ne jugent pas la Convention bonne, maïs ne voudraient pas la rejeter purement et simplement : elle a voté le principe du projet, mais sur l’ensemble, a conseillé au Sénat de subordonner sa sanction à des modifications que le Pouvoir Exécutif serait invité à négocier de nouveau.
Si cette procédure doit aboutir au bon résultat que nous désirons, on aurait mauvaise grâce à en chicaner l’application.
Mais je regrette que trois des articles du projet n’aient pas été jugés dignes par la Commission d’une rédaction plus explicite.
L'Art. 12, dans sa formule généralisée, semble impliquer l'abandon aux Etatsmations pécuniaires pendantes à faire valoir contre notre Re Le plus souvent, ces réclamations sont présentées par les Gouvernements, auxquels vessortissent les plaignants. Or, est-il bien dans nos intentions de laisser l'Etat qui nous assiste régler en notre nom nos litiges avec les Puissances étrangères ?
À PArt. 14, qui prévoit pour les Etats-Unis le droit (et selon l’interprétation du Secrétaire d'Etat des Relations Extérieures) le devoir d’intervenir, le cas échéant, pour préserver l’indépendance nationale et maintenir un gouvernement capable de protéger les vies, les propriétés et la liberté individuelle, le. Rapport a proposé de dire simplement : « Gouvernement constitutionnel » et après : «le cas échéant », le « Gouvernement consulté ». |
— D'accord, mais l’intervenant restera-t-il libre de limiter à sa guise la durée de son assistance militaire, ou devra-t-elle cesser, automatiquement, avec les circonstances qui lauront rendue. nécessaire ? |
L’Art. 16 laisse dans un vague inquiétant la faculté pour l’une ou faute des Parties contractantes de renouveler le traité au bout de dix ans, si les vues et objets qu’il consacre ne sont pas remplis. Il leur suffira de formuler es raisons précises.
— « Et en cas de désaccord ? a-t-on demandé au Secrétaire d’ Etat des Relations Extérieures ?
— « Nous nous adresserions au Tribunal de La Haye, comme nous y autorise la Convention Générale que nous avons signée, conjointement avec les Etats- Unis, et notre traité particulier d’arbitrage ».
— Hélas ! De quel poids ont pesé ces deux Conventions, en regard de l'intervention armée et de l'Occupation militaire actuelle ?
Chiffons de papier !
Chiffons de papier !
N'importe ! On aurait eu plus d'avantage à prévoir expressément dans le traité le recours à l’arbitrage de La Haye qu’à s’en référer tacitement aux clauses d’une Convention antérieure.
Les réserves que je viens de formuler ne m’empéchent pas de souhaiter que l'effort de la Commission sénatoriale pour améliorer le sort fait à notre pays soit efficace. Quand mes observations seront devenues publiques, le Sénat aura déjà statué. Il en sera ce que Dieu voudra. Le débat n’est pas clos : il va se poursuivre au Sénat des Etats-Unis. Continuons, chacun dans la mesure de ses facultés, d’y projeter le plus de lumière possible.
L'homme qui, à travers des vicissitudes inouies, finit par arracher les Pays- Bas à la domination de l'Espagne, et devint le premier souverain de la Hollande,
avait pour coutume de dire : «IL n’est pas toujours nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ! » Georges SYLVAIN
10 novembre 1915.