Montreal Courier
‘* rechercher les avis ” des représentants du peuple. Eh! c’est ce qu'ont fait tous les gouverneurs depuis 1791. Ils ont écouté tout ce qu’on a voulu leur dire et recherché les avis des hommes populaires; mais comme ils n'étaient pas tenus de suivre ces avis, le gouvernement a été de mal en pis jusqu’à ce que la machine se soit détraquée au choc de l'insurrection. Nous ne prétendons pas que les gouverneurs soient de vrais mannequins, dont les chefs populaires fassent mouvoir les ressorts à leur guise; il peut se présenter des cas de résistance de leur part, par exemple, lorsqu'une prétention des chefs populaires affecterait les droits ou les intérêts de la métropole... Mais sous un gouvernement représentatif bien organisé, ces difficultés feraient exception... Il faut que les hauts fonctionnaires soient des hommes jouissant de la confiance du peuple ou de ses représentante, sans quoi il ne saurait y avoir de gouvernement, nous ne disons pas seulement responsable, mais même supnortable et possible dans ces colonies.
‘ Nous voyons, ajoutait le Canadien, deux écoles bien distinctes, l’école Durham, Buller et autres, à laquelle appartient le parti réformiste pur des deux Canadas, et l’école Russell, Thomson et autres, à laquelle uous paraissent appartenir le Courier et ses adhérents dans les deux provinces. La première de ces écoles a pris pour programme et profession de foi l'énoncé clair, franc et large de la doctrine du gouvernement responsable consigné dans le rapport du haut-commissaire; la seconde, les avancés vagues, équivoques et restreints contenus dans les dépêches et les discours du ministre colonial et dans les déclarations publiques de M. Thomson.” !
Une lettre écrite par le gouverneur, à la même époque (27 juillet 1840 contient quelques développements qui ne sont pas sans intér.., et qui montrent que les idées de lord Sydenham, sur cette importante question du gouvernement responsable, étaient quelque peu contradictoires ou non encore complètement arrêtées dans son esprit.