‹ Dix ans au Canada de 1840 à 1850 [microforme]Chapitre 47 sur 95 · PRE EE RES ES TE · texte numérisé non relu

PRE EE RES ES TE

hautement et sincèrement que la confiance que sir Charles Bagot, dont ils honoreront toujours la mémoire, leur a inspirée dans la justice du gouvernement anglais est telle, qu'ils verront, nous en avons la conviction, passer bien C:s gouverneurs, avant que cette confiance puisse être détruite. Si elle l’est jamais, la faute n’en

.sera pas à eux, mais à ces gouverneurs.

‘“ Comme sujets anglais, nous réclamons l'exercice d’un droit, qui nous appartient, d'agir conformément à nos convictions et à notre conscience ; et lorsqu’en agissant ainsi nous sommes forcés de différer d'opinion avec le représentant de la Couronne en ce pays, nous protestons de toutes nos forces, en notre nom et en celui de ceux qui ont mis en nous leur confiance, contre l’injustice de la part des conseillers de Son Excellence, de la nature de celle que comporte l'accusation que nous repoussons aujourd’hui, Nous ne recherchons pas ici, s’il y a beaucoup de moralité et de justice, pour les conseillers du pouvoir, de lancer personnellement le représentant de l’avtorité royale dans la voie d’imputations injurieuses contre des hommes, que leur position et le respect du devoir empêchent de se défendre à armes égales.

“ En assurant Son Excellence le gouverneur général de notre

plus profond respect,

“ Nous avons l'honneur d’être, ‘“ Monsieur, “ Vos très humbles serviteurs, “ L.-H, LAFONTAINE,

# A,-N, Morin.”

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