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A cette dernière lettre, le gouverneur ne sachant trop que répondre, se contenta de garder le silence,
Les élections générales commencèrent le 23 septembre, les writs devant être rapportés le 12 novembre, L’agitation fut extrême dans tout le pays. Les deux grands partis politiques, eelui des anciens ministres et celui du gouverneur s'organisèrent et firent des efforts inouïs pour remporter la victoire, Il y eut des scènes de violence ; dans plusieurs endroits on craignit des émeutes sérieuses, Ce fut à Montréal, la nouvelle capitale, encore sous l’émotion de l'élection qui avait eu lieu au printemps, que la lutte fut la plus ardente. Les candidats étaient, d’un côté MM. Drummond et Beaubien, partisans des anciens ministres, déjà élus pour la Chambre précédente ; de l’autre côté, MM. Moffatt et de Bleury, partisans de sir Charles Metcalfe, “ Le parti anglais, dit sir Charles Metcalfe, dans sa dépêche du 23 novembre, était déterminé à remporter l'élection, ou du moins à ne pas se laisser dépouiller de ses franchises par la violence, comme lors de l'élection de M, Drummond, enavril, M, Drummond et ses amis voulaient avoir recours aux mêmes moyens; mais le parti anglais était résolu d’opposer la force à la force, et de s'organiser pour la Jutte. Grâce à l'énergie et à la fermeté avec lesquelles ils résistèrent aux attaques des hordes de journaliers catholiques romains employés sur les canaux et loués par le parti de M. Drummond ; grâce à l’admirable arrangement de l'officier rapporteur qui assura à tous les partis et à tous les bureaux de scrutin la liberté du vote durant toute cette élection, et à la présence des militaires chaque fois qu’elle était nécessaire pour maintenir la paix, la violence fut impossible, et le parti anglais triompha. Les votes se divisèrent comme suit : pour M. Moffatt, 1079; pour M. de Bleury, 1075 ; pour M. Drummond, 953, et pour le docteur Beaubien, 952...”
Ces deux derniers candidats protestèrent contre l'élection, et prétendirent que leurs électeurs ou partisans avaient été empéehés de voter ; que, pendant les deux jours d'élection, les électeurs s’approchant des bureaux de scrutin avaient été exposés aûx atta-