‹ Dix ans au Canada de 1840 à 1850 [microforme]Chapitre 59 sur 95 · PER · texte numérisé non relu

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compris la mission dont il avait été chargé ; de son côté, M. Caron se plaignit de ce que M. La Fontaine eût donné publicité à certaine partie de la correspondancg qui aurait dû être regardée comme strictement coufidentielle. M. La Fontaine allégua les raisons déjà citées et en particulier la lettre de M. Caron l’informant qu’il était déterminé à publier lui-même, et en son nom, les lettres en question, Ce différend tout personnel donna lieu à une polémique assez vive dans la presse, et cette fois encore, la forme faillit l'emporter sur le fond. Pour le publie éclairé, qui savait toutes les difficultés qu’entrainent les négociations politiques comme celle dont il s'agissait, et tous les soins qu’il faut pour les mener à bien, sans froisser les sentiments de quelqu'une des parties intéressées, il s’expliqua facilement ces susceptibilités si naturelles aux hommes d'honneur, et laissa de côté les discussions purement personnelles pour ne s'arrêter qu'au but et aux intentions des négociateurs,

IL faut dire que, au moins M. La Fontaine avait pris dans cette circonstance le parti que doit prendre tout homme prudent, chaque fois qu’il s’agit d’une question où la délicatesse et l’honneur peuvent être engagés ; il avait laissé toute la question au bon jugement de ses amis. M. Baldwin, qui pouvait être considéré comme une autorité dans les questions de cette nature, déclara sans hésiter que la démarche de M. La Fontaine était justifiable en tous points ; que de pareilles explications étaient très fréquentes dans le parlement d'Angleterre, ‘“ Pour moi, ajouta-t-il avec chaleur, je suis prêt à prendre ma part de la responsabilité de cette démarche ; bien plus, je veux que tout retombe

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sur moi, ” M. Baldwin faisait preuve dans cette circonstance de cet esprit généreux et chevalsresque qui la animé durant toute sa vie, puisque le but des négociations en question était de l’isoler lui et son parti de ces amis bas-canadiens,

Ce que regrettérent quelques amis de M. Caron, lorsque toute la correspondance fut publiée, ce fut de voir que dans une lettre à

M. Draper, en d°‘- du 8 septembre 1845, il se montrait désireux

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