‹ Dix ans au Canada de 1840 à 1850 [microforme]Chapitre 65 sur 95 · ARR · texte numérisé non relu

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“ Ils insistent, en premier lieu, à ce que le gouvernement de 4 province soit, en pratique comme en théorie, un gouvernement parlementaire ; en d’autres termes, que les affaires intérieures de la province soient administrées par les chefs des majorités parlementaires, Aucun ministère ne pourrait continuer à rester au pouvoir, lorsqu'il ne serait plus soutenu par une majorité dans le parlement. Ils n’entendent pas que ce principe soit poussé jusqu'à empêcher un appel au pays lorsque le cabinet jugera convenable d'en cypeler ainsi de là décision de la Lévislature, Tout ce qu'ils veulent, c’est que la voix du pays soit en harmonie avec celle des conseillers constitutionnels de l'Exécutif, en d’autres

mots, que le cubinet ait la confiance du grand corps des représen-

tants. Il est notoire que le cabinet actuel n’a la confiance d’aueun pati en état de faire fonctionner le gouvernement. I a le soutien précaire d’une coalition dont le seul objet est d'exclure les libéraux du pouvoir, Ce serait folie de croire qu'il possède la confiance de la grande masse du peuple de la province. Lord Durham, que l'on peut regarder comme une bonne autorité sur les affaires du Canada, a insisté eur la nécessité et la convenance d'étendre au Canada le système qui prévaut en Angleterre, celui de gouverner le pays par les chefs de la majorité dans le parlement, La position de la reine dans le gouvernement du Canada devrait être la même que dans son gouvernement d'Angleterre, Rien de ce qui est considéré comme compatible avec la prérogative et la dignité de ia Couronne en Angieterre ne devrait être regardé comme incompatible avec la prérogative et la dignité de la Couronne au Canada. Le gouvernement parlementaire enveloppe nécessairement la responsabilité de la part du ministère, En Angleterre on ne regarde pas comine contraire à la digaité de la Couronne de consulter les ministres par rapport à tous les actes dont les ministres sont ou doivent être responsables. C’est son devoir de le faire. Ce devrait être la même chose en Canada. Le représentant de la Couronne ne devrait pas prétendre dégrader la Couronne eu suivant dans une colonie, scus un gouvernement

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constitutionnel, l'exemple de la Couronne dans la mére-patrie. Ce que la reine ne peut faire en Angleterre, le gouverneur ne devrait pas avoir la permission de le faire au Canada, En faisart les nomigations imjiriales, elle est tenue de consulter son cabinet ; en faisant les nominations pro -inciales on insiste à ce qu’il fasse la même chose. Lord Metcalfe s’est trouvé entouré par les chefs d’une grande majorité parlementaire, et, en faisant des nominations, il a refusé de les consulter, Par cette conduite, il s’est mis luiméme, et il a mis la souveraine qu’il représentait en antagonisme direct avec le parlement local. Dire comme lui que ce serait déroger à la diunité de la Couronne que d'agir en harmonie avec les vues de la majorité du parlement, lorsqu'on insistait sur ce principe comme Ctant l'interprétation d'un système de gouvernement qui avait été accordé par la Couronne d'Angleterre, c'était mettre la Courenne eu collision avec le peuple du Canada ; c'était faire de la Couronne un parti pour enfreindre la constitution provinciale, Bien plus, cela tendait à inculquer la doctrine pernicieuse que le maintien convenable de la dignité de la Couronne était incompatible avec linviolabilité de la constitution garantie à la province. Le peuple canadien ne consentira jamais à ce qu’une partie seulement de sa constitution soit en force, et c’est le comble de la folie chez ceux qui se prétendent les conservateurs spéciaux de la loyauté provinciale, de mettre la Couronne en antagonisme avec le peuple, en faisant d’un envahissement de ses droits une condition nécessaire du maintien de sa dignité. Les libéraux canadiens ne voient rien dans le gouvernement parlementaire responsable qui milite contre quelqu’une des grandes prérogatives de la Couronne. Soutenir qu'il en est ainsi c’est, selon eux, convertir la Couronne, chef exécutif d’ungouvernement constitutionnel, en un dépôt d'anciennes prérogatives, incompatibles avec l'esprit du siecle et les libertés du sujet. Les libéraux ici ne veulent pas voir sous cet aspect lexécutif impérial. Au lieu d’être en antagonisme avec ce que, dans la pratique de leur gouvernement,

ils sont constamment appelés à combattre, ils veulent le regarder,

comme ils désirent qu’il soit par son représentant dans la province, une partie concordante de leur constitution locale,

“ Ils insistent de plus à ce que la position occupée par le gouverneur dans la politique de la province soit telle que le choix d’un gouverneur soit indifférent à tous les partis. Il doit surtout éviter avec soin de s'identifier avec aucun de ceux-ci dans le pays. C’est là l’écueil fatal contre lequel la plupart des gouverneurs ont vuse briser leurs administrations, Les maux qui peuvent résulter de l'adoption d’une politique de parti, par un gouverneur, sont aussi évidents que nombreux. Dans les conflits de parti, le triomphe de la faction avec laquelle il s’est ainsi ligué, est de fait son triomphe, le triomphe du gouvernement, ou le triomphe de la Couronne sur le peuple. T’un autre côté, le triomphe du parti auquel il peut être opposé est une victoire sur lui, ou plutôt une victoire sur le gouvernement et la Couronne. C’est une mauvaise politique que d’envelopper ainsi le gouvernement exéeutif dans les triomphes ou les défaites de parti. Dans quelle position se trouve le gouverneur, s’il réussit dans une contestation de cette sorte ? L'opposition qu'il a fait naître n’est pas celle d’un parti contre un autre, mais celle d’un pa: #ontre le souvernement, Au lieu d'occuper un terrain neutre, l’Executif se trouve invariablement d’un côté et le peuple de l'autre, Et comment se trouvet-il placé lorsque lui et son parti éprouvent une défaite ? il est impossible pour lui et le parti vainqueur de travailler ensuite cordialement ensemble, Il faut qu'il se soumette à la nécessité de sa position, et qu'il administre son gouvernement conformément aux vues de ceux entre les mains desquels il à été jeté par une chance de parti. Mais qui peut douter de la répugnance avec laquelle il donnera sa coopération aux mesures qui émaneront de ceux qui auront l'air de les lui dicter, après qu'il aura été vaineu dans sa tentative pour les renverser? Comment les affaires de la province peuvent-elles être administrées convenablement, lorsqu’il existe ainsi un antagonisme irréconciliable entre l'Exécutif

et ses conseillers ? Tel est l'inconvénient qu'éprouvera toujours

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un exécutif partisan politique. Ni un gouverneur canadien veut éviter cette difficulté, qu’il en évite la canse, Dans les états despotiques le chef du gouvernement a, généralement parlant, le droit de choisir la personne avec laquelle il administrera les affaires du pays. Dans les gouvernements représentatifs l’'Exécutif de l'Etat occupe une position bien différente, Très souvent il peut être appelé à partager son gouvernement avec des personnes dont là coopération ne lui plait point, C’est done une folie pour lui de jouer un rôle qui lui fait d'une classe d'hommes des amis, et des ennemis d’une autre, Il doit se tenir dans une position telle qu'il puisse coopérer avec le parti qui aura dans le temps une majorité parlementaire, Il doit donner à ee parti sa confiance tout entière.

“ Le gouverneur du Canada devrait toujours se rappeler que le but de sa mission dans la province n’est pas d'assurer l’ascendant d'une faction, mais administrer le gouvernement pour le bien de la colonie, Les colons eux-mêmes sont les meilleurs juges dans tout ce qui regarde les affaires locales, Il doit déférer à leur jugement, Leurs vues et leurs désirs sont indiqués par les majorités daus le parlement local. La majorité de époque repré. sente les vues du pays pour l’époque, et tant que ces vues ne changent pas, il ne doit mettre aucun obstacle à leur exécution, pourvu qu'elles ne heurteut pas les intérêts impériaux, Lorsque ces vues changent, c’est le temps pour lui de modifier sa marche ; mais il n'a aucun droit de prétendre, comme il a été fait récemment, que le triomphe dun parti n’est que temporaire et aceidentel, et, avec une telle opinion, dans l'espoir qu'un changement aura lieu bientôt, de refuser de quitter ses retranchements de parti, et tenir son exécutif en antagonisme avec la branche populaire du gouvernement, Il peut avoir toute raison de croire qu'une révolution dans là position des partis ne peut être que temporaire, mais il n'a aucun droit d'agir d’après une telle supposition, ou d'emprunter en aueune manière l’aide de linfluence Exécutive

pour faire reprendre le pouvoir à la faction défaite, [est difficile,

dans l’histoire agitée et tumultueuse du Canada, de crouver un exemple plus fort des maux causés par l'esprit de parti de l’exécutif, que dans la fausse position où le gouvernement s’est trouvé placé durant les élections de 1844. Les libéraux ne pensèrent jamais que la conteste existât entre eux et le gouvernement. Ils furent défaits, non les torys, et le gouvernement triomphe. Comme cette question renfermait, ainsi que les libéraux le concevaient, leurs plus chères libertés et leurs droits constitutionnels garantis l'odieux du succès dans cette contestation tomba sur le gouvernement, et non sur le parti ou l’agglomération de partis qui coopérait avec lui, La crainte de l'intervention impériale dans nos affaires locales, qui commencait à disparaître de l'esprit des habitants de la province, fut ressuscitée tout-à-coup, et le peuple de la province trouva, ou pensa trouver, un obstacle au gouvernement constitutionnel dans le représentant de la reine,

“ Ils insistent encore à ce que le gouverneur de la province dépende du parlement local et non du gouvernement de la mèrepatrie pour la régie des affaires de la colonie, Il ne conviendrait pas de leur dire, par rapport aux mesures d’un caractère purement local, de s'adresser en Angleterre pour avoir justice, s'ils se considèrent lésés par la conduite de l'Exécutif. Ils ont lutté longtemps pour obtenir un gouvernement représentatif, avec toutes ses conséquences légitimes. S'adresser à l'Angleterre pour avoir justice dans des affaires de pur intérêt local, ce serait seulement encourager un système représentatif entièrement défectueux, en autant qu'il se rapporte aux affaires locales: et comme le contrôle entier sur les affaires locales a toujours été le grand but de toute lagitation qui s’est fe au Canada, une telle démarche ne ferait que sanctionner des actes tendant à empêcher leur système représentatif d'opérer par rapport au grand objet pour lequel ils l’ont convoité et obtenu. Ils ne peuvent donc pas consentir à en agir ainsi, Ils ne voient aucune raison de faire appel à l'Angleterre pour des griefs auxquels la constitution provinciale, si elle est mise en pra-

tique, peut remédier. Ils nient au gouverneur le droit de mettre

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le parlement au défi, sous prétexte que le peuple peut en appeler, Son devoir est d'agir avec un ministère qui a la confiance du parlement, ou d’en appeler au peuple de la province, lorsqu'il diffère

d'avec son cabinet et la majorité parlementaire qui le supporte.

Si la décision du peuyle est contre lui, il doit succomber ou se

retirer ; il doit, dans tous les cus, s'abstenir d'agir en opposition avec la majorité parlementaire, et s'adresser ensuite à l’Angleterre pour ratifier sa conduite, Dans la régie des affaires exelusivement locales, le peuple de la province refusera toujours de se soumettre directement où implicitement à un tribunal extérieur. Ils insistent à ce que le gouverneur soit obligé de leur demander une ratification où une approbation de sa conduite dans la régie de leurs affaires domestiques ; au gouvernement impérial seul il doit rendre ccmpte de sa mission comme gardien des intérêts de Pempire, Les Canadiens, jar rapport aux affaires provinciales, ont entièrement foi dans l'efficacité du gouvernement responsable, Si quelque chose va mal, c’est dans le système lui-même qu'on doit trouver les éléments essentiels de guérison, Dans la libre agitation de l'océan repose le secret de Ja pureté de ses eaux ; de même dans la libre opération du gouvernement responsable les Canadiens trouveront les moyens dé corriser les abus et dextirper les uriefs, Ce w’ils demandent, et ce qu’ils ont toujours demandé, c’est une constitution qui se régle elle-même (self-adjusting).

“ En 1841, ils crurent que le gouvernement impérial reconnaissait qu'ils avaient de droit cette constitution, et qu'elle leur était garantie comine une possession inaliénable, La tranquillité fut alors rétablie dans la province, et une loyauté, que les événements avaient un peu ébranlie, se manifesta de nouveau dans les sympathies et les affections du peuple, Ils croyaient jouir d'un système de gouvernement qui suffirait à tous les besoins locaux de la province, Nier que la constitution de 1841 soit suffisante, serait le signal d’une nouvelle agitation. C’est le gine qua non de la tranquillité au Canada, I serait impolitique de leur montrer

par des paroles ou des faits, qu'ils se sont trompés en pensant

l'avoir acquise ; en d’autres mots, que leurs disputes avec l’Angleterre ne sont pas encore finies, qu'il y a encore quelque chose d’indispensable à leurs droits comme sujets britanniques, dont ils sont privés, et qu'ils doivent encore lutter avec la mère-patrie pour l'obtenir.

Un autre mal dont se plaignent ici les libéraux, c’est que, en tant que parti, ils sont généralement regardés dans la mère-patrie comme mécontents et déloyaux. Ils regardent ceci comme un grand obstacle à l'harmonie et à la tranquillité de la province, en autant que cette chose tend à placer chaque gouverneur suceessif dans une fausse position à leur égard. M'il partage l'impression qui ne prévaut que trop à ce sujet, il commence son administration des affaires en supposant qu'il est appelé à les soupeonner, et à agir plus ou moins contre eux, Ils forment le parti populaire ici, ils sont numériquement le parti le plus fort, et si l’on ne mettait pas en jeu des influences sinistres dans les élections, ils pourraient commander en tout temps une grande majorité dans la représentation, Comment le gouvernement provineial peut-il être administré équitablement et d’une manière satisfaisante, si le but de la politique du gouverneur est de soutenir une lutte constante avec ce parti. Ilest de la politique de PExéeutif, dans tous les pays libres au moins, d'agir, dans tous les cas possibles, en harmonie avee le peuple, au lieu de se placer dans ne opposition systématique à son égard, Et cependant cette dernière position est celle qu'ont prise trop fréquemment les gouverneurs du Canada à Pégard du parti populaire ici. Ils regardent sans cesse la conservation de la connexion de cette province avec la im e-patrie, eomme le grand objet de leur administration, et ils sont trop portés à croire erronément que cet objet ne peut s’effectuer que par une opposition systématique au parti populaire, Par les actes de l'exécutif local, la Couronne et les libéraux sont ainsi tenus presque sans interruption dans un antagonisme continuel,

Leur expérience journalière les convainera malgré eux que leur

grand antagonisme politique n'est point leur parti rival dans la

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province, mais le gouvernement impérial. Si quelque chose peut tendre à faire tort à leur loyauté, c'est cela, Un soupçon injuste engendre bien souvent le mal qu'on s’'imagine exister, Les Canadiens regardent le bureau colonial comme plus ou moins imbu des opinions qui prévalent au dehors à ce sujet. Ils craignent qu'il n’agisse sous l'impression erronée que ce parti dans la province a en vue des objets au-delà d’une portée légitime, [ls savent que la colonie est représentée dans la mèrepatrie comme divisée en partis breton et anti-breton; et ils craignent que les gouverneurs qui viendront par la suite ne soient envoyés avec des instructions plus où moins directes de se joindre à un parti pour effectuer la suppression de Pautre. [nv a à présent aueun parti anti-breton dans cette province, et il n’y a que le plus mauvais gouvernement et le plus grand mépris de nos intérêts qui pourra en créer un, Ilest vrai qu'un des partis a toujours cherché à avoir le monopole de toute la loyauté dans cette province, et que l’on a peut-être trop généralement eru qu'il avait atteint son but. Il y a autant de loyauté dans les rangs d'un parti que dans ceux de l’autre, L'objet du gouvernement provincial devrait être de perpétuer la lovauté qui existe parmi toutes les classes, au lieu de chereher à faire naître une délovanté pour en former le caractère d'un parti.

“Sile parti tory se plaint, bien peu songent à laceuser de désaffection envers la mère-patrie, Ni les Hbéraux murmurent, on se persuade trop généralement que leur plainte renferme une menace, Donnez-leur le gouvernement responsable dans tonte sa plénitude, et la loyauté des libéraux pourra être comparée à celle d'aucun tory dans la province, Donnez-leur, en réalité, en pratique, le système qui leur a été accordé si pleinement en prineirpe ill ya cinqans, et le gouvernement du Canada devient un problème facile à résoudre, Que le peuple canadien soit traité avec justice, et il ne sera pas difficile de le gouverner. Les principaux obstacles éprouvés par les gouverneurs canadiens, prennent géné-

ralement leur origine dans leurs propres bévues où dans les ins-

tructions mal coneues venant de la mére-patrie, Pour bien gouverner, il faut que le bureau colonial connaisse bien les partis et que les ministres ferment les oreilles aux discours des partisans et aux représentations mensongères, Aux nombreuses et diverses fonctions dévolues au département colonial, il faut ajouter celle d'éviter de donner un mauvais gouvernement au Canada, Une chose qu'il serait désirable que ce département et le peuple de l'Angleterre eussent toujours sous les veux, c'est que le Canada mérile d'étre bien yourerné,

“ Mais si l'on accorde aux libéraux tout ee qu'ils demandent, que sera alors, diront quelques-uns, la valeur de la connexion entre cette province et la mère: patrie ?-- Ne sera-t-il d'aucun prix pour l'Angleterre de tenir dans la tranquillité une magnifique dépendance sur ce continent, où l'influence politique du globe semble se concentrer si rapidement; dépendance dont les sentiments et les sympathies sont en unisson avec les siens, dont les lacs sont ses lacs, dont les fleuves sont ses fleuves, dont les forts sont garnis de ses troupes, et dont les havres peuvent être comptés

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parmi ses plus belles stutions navales; qui sera en g qu’elle le sera, et paisible lorsqu'elle sera en paix, et qui, en ofirant un glorieux champ à l'extension de ses arts, de ses institutions, de son commerce, de sa littérature, de sa religion et de son sang, perpétue son influence politique sur ce continent et augmente d’une manière incaleulable son pouvoir militaire et naval ?

# Mon objet, en écrivant ce qui précède, a été de mettre devant vos lecteurs les vues et les désirs du parti libéral dans cette province ; et je lai fait parce que je suis convaincu que c’est d’après ces vues que Ja prochaine administration de la colonie devra nécessairement être conduite, Ils ont déjà le pouvoir moral avec eux. Leurs adversaires maintenant en places sont obligés de professer de l'attachement à leurs principes quoiqu'ils les répudient en pratique. [ls ne désirent que la jouissance pratique du gouvernement responsable, Qu'on le leur accorde, et le Canada ne donnera

pas grande inquiétude à lord John Russell et au comte Grey.”

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