‹ Dix ans chez Alfred de MussetChapitre 15 sur 34 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le duel de M. Paul de Musset. — L'élection d'Emile Àiigier â l'Académie française. — Questions de ménage. — Sensibilité et délicatesse de M. de Musset. — M. d'Arpentigny et le système de Desbarolle.

Pendant une absence de Mme de Musset, qui était à Angers, M. Paul de Musset eut un duel avec un homme de lettres que je désignerai par ses initiales. A. F... On le ramena blessé à la maison.

Il avait reçu au bras une blessure longue de sept à huit centimètres.

M. Paul demanda à M. Alfred s'il voulait bien me permettre de soigner sa plaie. Les soins consistaient à laisser tomber de l'eau fraîche sur Le bras continuellement avec une éponge. M. Alfred m'autorisa à le faire. Gela dura quelques jours.

M . Paul me dit : « Une dame viendra me voir ; cette dame demandera Mllc Colin et vous ramènerez chez moi ». En effet, une grande dame voilée, habillée de noir, fort élégante, vint pendant quelques jours. Immédiatement je la faisais entrer près du bl<

La blessure ne fut pas grave ; on pouvait pourtant avoir des craintes.

M. Paul de Musset était très maigre, au point qu'un mauvais plaisant disait à son adversaire : « C'est heureux que tu Taies piqué dans le gras du bras ».

Quand il fut entièrement guéri, M. Paul me dit : « Vous allez me rendre encore un service qui ne gênera en rien ceux que vous rende? à mon frère. Le matin, avant midi, pendant que M. Alfred est au théâtre pour les répétitions, il faudra ^n'apporter mes lettres, tous les jours, à l'endroit que je vais vous indiquer ; vous pousserez la porte, qui sera entr'ouverte ; une petite table sera là; vous poserez les lettres dessus ; vous n'aurez pas autre chose à faire. La literie que j'emporte sera rentrée lorsque ma mère reviendra à Paris. Quand vous écrirez à ma mère, et que vous lui donnerez de mes nouvelles, vous lui direz que je suis à la campagne; si elle vous demande où, vous direz que vous ne le savez pas; de mon côté, je vais lui écrire. »

Je portais donc sa correspondance ainsi qu'il me l'avait recommandé. Quand il venait quelqu'un pour M. Paul, je l'en avertissais par un mot.

Gela dura tout l'été.

Mme de Musset rentra avant son fils; la literie me causa un moment quelques inquiétudes, j'en lis part à M. Paul, et tout rentra dans l'ordre.

Il restait au domicile où j'avais porté les lettres, une cage avec un petit oiseau étranger; je fus chargée par M. Paul d'aller la prendre sur la même

table où je posais les lettres, et eela à jour et heure indiqués ; je rapportai le petit oiseau. Je crois que Mme de Musset n'a jamais su ce que je viens de raconter.

M. Alfred de Musset, non plus, ne sut jamais rien de la campagne de son frère.

M. Alfred de Musset avait beaucoup d'amis ; cependant, dans les dernières années de son existence, ils devinrent rares. Son caractère était changé ; les personnes qui lui avaient plu autrefois n'étaient plus dans sa manière de voir et de juger les hommes et les choses.

M. Emile Augier fut le dernier pour lequel Musset se dévoua. Quand il se présenta à l'Académie, M. de Musset en fut très préoccupé, car il désirait beaucoup qu'il fût élu.

Il écrivait les votes et rapportait le résultat tel qu'il l'avait écrit en faisant des barres à l'encre.

M. Augier venait très souvent. Quand M. de Musset le voyait arriver, son visage s'éclairait, il se promettait une bonne journée car la visite entière était un feu roulant de bons mots. On sentait dans la maison comme de la gaité.

Malheureusement, le matin même du jour où le sort d' Augier devait se décider, M. de Musset se trouva alité et fort souffrant.

Heureusement j'avais invité, dès la veille, M. Paul de Musset à déjeuner ; le plaisir d'avoir

quelqu'un à table et l'intérêt qu'il prit à la conversation lui firent peu à peu oublier son mal ; à la fin du repas, il se trouva tout ragaillardi et le désir d'être utile à Emile Augier aidant, il prit le bras de son frère pour se rendre à l'Académie. Ils arrivèrent juste au moment du vote.

M. de Musset rentra tout joyeux. Il avait réussi et disait : « Si je n'étais pas arrivé, ma seule voix aurait fait manquer l'affaire».

Parti malade, il revenait en bonne santé.

Lorsque M. de Musset fut à son ménage, ce qui était nouveau pour lui, il n'était pas très exact à solder la dépense de chaque jour. Il me donnait des acomptes, et au bout de quelques jours je lui présentais mon livre. Quand M. de Musset voyait le total, il ne pouvait pas comprendre comment, ayant payé de temps en temps cinq francs, il avait encore autant à me donner.

« Sachez, me dit-il, que je ne peux pas dépenser quinze francs par jour ».

Je lui répondis que je ferais la dépense, moins le vin, pour sept francs. Seulement, ajoutai-je, on ne me dira pas : « Aujourd'hui je veux telle chose ; je prendrai ce qu'il faudra pour la table, et je ferai pour le mieux ».

Il me répondit qu'il lui serait bien agréable de n'avoir pas à s'occuper de ce ([u'il lui fallait pour

son dîner, et accepta l'essai pour un mois a sept francs par jour, a Nous verrons après », ajoutât-il.

Puis réfléchissant, il reprit: « Mais comme ça, je ne pourrai plus amener un ami à diner »? Je lui dis : « Si, parfaitement; mais alors vous ajouterez un franc par chaque personne que vous amènerez ».

M. de Musset rendit tout cela plus simple : en venant avec un ami, il tenait à la main une pièce d'un franc qu'il me remettait.

Au bout d'un mois j'avais fait douze francs d'économies. M. de Musset me dit : « Gardez-les, achetez des bottines, un chapeau, ce que vous voudrez ».

Gela continua ainsi j usqu'à la fin.

M. de Musset avait le caractère très irritable. Il m' arrivait parfois d'être obligée de m'en aller. Je sortais de la maison, je rendais ma clé, jetais renvoyée. Il est bien vrai que je donnais une clé, n'importe laquelle.

Je sortais par une porte, je rentrais par une autre. Mme de Musset, dans ce cas-là, me disait de ne pas ra'éloigner; je savais que j'étais nécessaire, et j'attendais.

Au bout de quelques heures, on faisait appeler le père Benoit, le concierge. M. de Musset lui disait: <( M"1' Colin est allée chez sa sœur, aux Ternes; allez lui dire qu'elle vienne ;je ue suis pas bien portant, je vais être malade, je l'attends. » Après le temps

voulu, je rentrais : j'avais mon chapeau, il s'imaginait que je venais des Ternes.

M. de Musset me disait: « Pourquoi êtes-vous partie? je n'en sais absolument rien!» Je répondais: « Ni moi non plus ».

La grande difficulté pour la cuisine était de me procurer du poisson, car M. de Musset l'aimait beaucoup et en voulait tous les jours ; or le bon poisson n'est pas bon marché. Il y avait une marchande qui était très complaisante et me gardait un poisson bien frais et de bonne qualité pour vingt-cinq sous, soit un petit turbot, soit une petite barbue, soit une sole ; on sait que ce poisson-là n'est pas tous les jours en abondance.

De cette manière, M. de Musset était toujours content, je savais ce qu'il aimait. «

J'avais une bonne dans les dernières années; mais elle ne savait pas faire la cuisine comme je voulais et surtout comme mon maître le désirait. Je devais voir à tout.

Je faisais moi-même la sauce du poisson.

Il m'arrivait quelquefois d'être occupée avec Monsieur, à lire ou à écrire. La bonne m'appela un jour très mal à propos ; je lisais quelque chose d'intéressant ; je posai le livre pour aller à ia cuisine prendre des provisions dans une chambre noire qui était à eôlé. Monsieur me suivit ; me voyant dans Cette chambre il m'y enferma, et mit la clé dans sa poche. J'élais prise ; il était eontei^t.

Je dis à la bonne de me donner un tournevis qui était dans la cuisine Je dévissai la serrure; une fois la porte ouverte, je revissai la serrure et tirai la porte qui se ferma comme avant.

Je (is la sauce et j'avertis Monsieur qu'il était servi.

Il se promenait dans le salon, riant seul du bon tour qu'il m'avait joué.

Je marchais derrière lui, en face d'une glace. Il n'en crut pas ses yeux. Il se retourna tout surpris, et me dit: & D'où sortez-vous? qui vous a ouvert la porte ?

— Oh ! vous ne m'avez pas enfermée ». Et de ce pas, il alla voir à la porte. Je lui dis : « Quand il faut sortir, je sors. Il fallait faire la sauce du turbot, elle est faite; allez à table, vous verrez.

Il appela Clémence, la bonne, et lui dit : « J'ai enfermé Mlle Colin dans la chambre noire ; qui est venu lui ouvrir? — Ce n'est {tas moi. Monsieur. — Je vous crois bien, j'ai la clef dans ma poche » !

Il fallut, après le dîner, raconter comment j'avais fait, .le ne nie fis pas trop prier pour le lui dire.

« Avec ce tournevis, il n'y a donc oins de porte fermée?

— Pardon, monsieur, les portes sont ferm pour ceux qui ne savent pas se servir du tourne et qui ne connaissent pas les serrures » .

A la lin de chaque mois et de chaque trimestre,

j'allais toucher les diverses sommes qui formaient les renies de M. de Musset.

11 arrivait souvent qu'il y avait aux Finances des oppositions; les employés criaient cela tout haut, ce qui m'ennuyait beaucoup.

Je voyais aussi venir à la maison des gens qui réclamaient l'argent qui leur était dû.

Je m'en plaignis à M. de Musset. Pour le tirer d'embarras je lui proposai d'entrer en composition avec ses créanciers. S'il voulait bien, je serais seule à m'en occuper, à la condition qu'il me laisserait chaque mois une somme que je distribuerais à chacun avant de rentrer à la maison.

M. de Musset consentit d'autant plus volontiers, qu'il pouvait le faire facilement. Le théâtre lui apportait alors un appoint très appréciable.

Je commençai par faire lever l'opposition au ministère des Finances.

Les créanciers entrèrent très bien dans celte combinaison. Ils furent de la sorte tous payés.

Je me souviens que l'un d'eux, un éditeur du nom de Bugeaud, enchanté de recevoir son argent, par petites sommes il est vrai, mais d'une manière très régulière, me dit, en plaisantant :

« Puisque vous payez si bien les dettes de M. de Musset, ne pourriez-vous point vous charger de celles de Gavarni ? »

M. de Musset était heureux de voir ses dettes payées. On avait eu confiance en moi, j'avais réussi.

Cette perspective agréable et surtout nouvelle pour lui, sembla lui sourire beaucoup ; il m'ordonna de l'aire vite, en sorte que tout fut arrangé en peu de temps. Je l'entendais plusieurs fois dans la journée se dire comme à lui-même :

« Je vais donc vivre sans dettes ! Peut-on vivre 6ans dettes ? »

M. de Musset était d'une sensibilité sans exemple. Rien ne lui était plus pénible que la pensée d'avoir fait de la peine à quelqu'un.

Il s'exagérait même des mots sans importance, dits à quelques amis dans un moment de vivacité, et il n'était pas tranquille qu'il n'eût écrit et ne se lût excusé.

Quelquefois, entendant M. de Musset se chagriner de peines imaginaires qu'il avait faites et tout prêt à prendre sa plume, je lui disais tout doucement qu'il ferait bien d'attendre jusqu'au lendemain pour écrire. Il attendait le lendemain ; souvent il trouvait que la chose n'en valait pas la peine, et c'était bien la vérité.

M. de Musset avait l'âme très compatissante aux pauvres gens.

J'avais prêté depuis longtemps à une dame trente-cinq francs pour son fils qui était peintre, et ni la mère ni le fils ne pouvaient arriver à me rembourser.

Ils imaginèrent, pour le faire, d'organiser une loterie dont l'unique lot était un petit paysage fait

par le fils ; je pris quelques billets et me trouvai â gagner le lot; ce qui fit que j'eus non seulement le tableau, mais encore mes trente-cinq francs.

M. de Musset me dit alors : « Ces gens sont pauvres ; prenez votre objet d'art, mais rendez les trente-cinq francs, je vous les rembourserai.

Et il fît comme il l'avait dit. Gomme je ne savais pas où mettre ce tableau, je le mis avec ceux de Monsieur; à sa mort, je dis à M. Paul comment je l'avais eu, et comment il se trouvait avec les autres.

M. Paul, à qui il plût, me demanda si j'en voulais un autre k la place. Je reçus un tableau bien plus grand, bien plus décoratif ; c'est un intérieur turc, où une jolie femme écoute chanter.

M. Paul me dit : « Mon frère aimait ce tableau, parce qu'il lui rappelait une femme qu'il a connue ».

Cette histoire de tableau me fait souvenir que M. de Musset me dit un jour qu'il avait vu chez une marchande d'antiquités qui demeurait à notre porte, au 21 quai Voltaire, une vieille toile qui lui plaisait. C'était le Concert champêtre, du Géorgion. lime dit : « Allez le voir, je ne le crois pas trop cher » . La marchande enchantée de faire une aflaire, dans un moment où les commerçants ne faisaient rien, me dit : «M. de Musset payera-t-il, et comment ? » Je rentrai à la maison, non pas pour parler du tableau puisque je n'y connaissais rien, mais pour demander ii Monsieur comment il payerait cette femme. Il me répondit : « Je donnerai

chaque mois quelque chose, vous vous chargerez de ça ».

L'affaire fut conclue dans ces conditions, on livra le tableau, et quand tout fut paye la marchande me donna par dessus le marché un pastel que M. de Musset avait trouvé joli. J'ai encore ce tableau.

J'élais toujours heureuse quand je pouvais faire plaisir à M. de Musset ; c'était le meilleur des hommes.

Lorsqu'il eut son tableau, il resta plusieurs jours à la maison sans sortir, admirant son achat. Il fallait peu de chose pour le contenter, comme aussi pour le contrarier; s'il lui arrivait des impatiences, et il en avait comme tout le monde, on n'avait alors qu'à montrer de la douceur, c'était bien vite passé.

Mme de Musset m'écrivit un jour à ce sujet, une lettre que j'ai toujours conservée :

« Je vous recommande, ma chère Adèle, beaucoup de patience, la plus grande douceur, soyez sûre qu'avec son caractère tendre et son coup d'oeil auquel rien n'échappe, il vous saura gré de 1ous \ «>s soins; surtout ne vous plaignez pas, et parlez-lui toujours avec amitié; c'est le moyen de le toucher, car rien ne lui échappe, je vous le répète.

« J'espère que vous comprendrez, ma chère Adèle, que les conseils que je vous donne sont tous dans votre intérêt et dans celui de mon fils, car je désire que vous restiez près de lui. »

J'ai relu souvent cette lettre et j'ai tAché de m'y conformer le plus possible.

Le soir, il m 'arrivait souvent d'écrire sous la dictée de M. de Musset, et à mesure (pie je voyais les vers s'aligner, je me réjouissais en me disant que tout cela se changerait en droits d'auteur que j'irais toucher. Tout en écrivant, je voyais déjà mon poète à l'abri de tout créancier. Mais voilà que le lendemain matin, en relisant ce qu'il avait écrit la veille, il effaçait, raturait, diminuait et changeait presque tout. Si bien que je ne pouvais m'empécher quelquefois de lui témoigner mon désappointement.

Alors lui, tout fâché, s'écriait : « Taisez-vous, je ne peux pas me fier à vous! Ma parole! si je vous écoutais, j'arriverais à faire de mauvais feuilletons à tant la ligne ».

Et il reprenait tout sérieux, mais doucement tout de même :

« Ne témoignez jamais, je vous prie, de mécontentement quand je corrige mon travail. »

Aussi, de ce jour, je me gardai bien d'aucune réflexion.

Cependant quelquefois, et cela amusait M. Alfred, il m'interrogeait et me disait : « Dites-moi ce que vous croyez bien et juste ; dites-moi ce qui vous plail dans ce que je viens de vous dicter».

Je lui répondais tout bonnement ce que je pensais, etpariois je fus très hère en in'apereevant que mon

grand poète, mon grand homme, avait pris en considération quelques-unes de mes réflexions.

Lorsqu'il fut décidé, d'après l'avis de Mme de Musset, que je serais au service exclusif de M. Alfred, il me dit : « Vous resterez près de moi si vous voulez ;mais n'espérez et ne croyez jamais rien de plus que ce que je vous promettrai. N'ayez pas la prétention de me diriger, ni de rester chez moi au delà du temps qu'il me plaira vous garder ».

Ce fut dans ces humbles conditions que je m'engageai, et je crois m'être tenue toujours très modestement dans ce rôle.

Cependant, quand M. Alfred fut bien persuadé que je n'irais jamais au delà des droits qu'il m'avait accordés, il prit confiance en moi, et je crois que peu à peu j'arrivai à prendre quelque influence sur lui. Il lui arrivait môme, en bien des occasions, de me demander conseil; je lui répondais de mon mieux et, ma foi! il ne s'en trouvait pas plus mal. Je crois même — il y a peut-être un peu d'orgueil à le dire — que je lui ai évité pas mal d'ennuis et de desagréments.

Un soir, M. de Musset rentra du café de la Régence ; il n'était pas content de lui, il était soucieux, triste; sans que je L'interroge, il finit par me dire: « Il faut que j'écrive au capitaine d'Arpentigny, j'ai été un peu violent avec lui, ce soir, il contrecarrait mes idées ; je lui ai répondu d'une manière que je regrette; en somme, c'est un homme

dont j'aime la société, il faut que je lui demande d'oublier ce moment de vivacité ».

Je répondis : « Si vous voulez m'en croire, vous n'écrirez pas, il ne faut pas écrire dans ces cas-là ; qui sait? M. d'Arpentigny aime beaucoup à raconter ce qui lui arrive, plus tard, s'il vous arrivait de n'être pas toujours de son avis ; il n'est pas utile qu'il ait une lettre pour affirmer que vous regrettez quelquefois vos paroles ». Je dis à M. de Musset: « Laissez-moi faire, j'irai demain le voir, je vous le ramènerai à dîner, tout s'arrangera. Les paroles, on peut toujours les désavouer, mais les lettres restent ».

Tout s'arrangea comme je l'avais prévu. Et M. de Musset fut bien content.

Il me dit plus tard : « J'aurais eu tort d'écrire ». M d'Arpentigny était un capitaine en retraite, fort aimable, beau causeur, il dînait souvent à la maison.

C'était un partisan du système de Desbarolle. Il s'occupait des lignes de la main, il a même écrit un livre là-dessus que je n'ai jamais lu.

Il dit un jour à M. de Musset qu'il avait la main Je Voltaire. Le poète n'en fut pas flatté ; pour détourner la conversation, M. de Musset lui lit •egarder la mienne.

Il répondit : « Bouchon de liège ! » Je n'en sus jamais plus.

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