‹ Dix ans chez Alfred de MussetChapitre 20 sur 34 · E. AUGIER · texte numérisé non relu

E. AUGIER

Je considérai cela comme une ingratitude. Je pensais que mon poète n'aurait jamais consenti à retrancher de son discours un hommage à un ami mort.

M. Alfred Tattet fut son anri de jeunesse et aussi des derniers temps. Il n'était pas toujours d'accord avec M. de Musset. Celui-ci était devenu susceptible à l'excès. Et M. Tattet ne s'en rendait pas compte.

Un jour (pie M. Tattet était à la maison pendant que j'habillais mon maître, il me demanda de l'argent de poulie pour sortir avec son ami, et en sa présence je pris de l'argent dans le bureau, et je lis remarquer qu'il manquait quinze francs.

• Nous avions compté la veille. M. de Musset vérifia la chose, et dit: « C'est vrai », et, cependant personne n'avait touché à cet argent.

Ces messieurs partir* nt ensemble; je restai toute ciiiui\ ée de cette affaire.

Monsieur rentra le soir, il paraissait soucieux, il linit par me dire : « Mon ami Tattet, à propos des.

quinze francs qui manquent, m'a dit une chose qui m'a déplu :

« — Prenez-en votre parti, mon cher: il faut vous figurer que nous sommes volés pat* nos domestiques comme dans un bois. » « Après, il s'est mis à parler d'autre chose » .

Je dis que M. Tattet pouvait avoir des domestiques voleurs : « J'en ai vu de toutes sortes. Les siens n'ont peut être pas toute sa confiance. Mais je ne vois là rien d'offensant Dour moi. Il n'y a qu'une chose qui me préoccupe, c'est que cet argent manque, et je ne peux pas savoir où il est passé. »

Après la mort de M. de Musset, quand nous avons visité le bureau et la eaisse, avec M. Paul, nous trouvâmes au bout du tiroir les trois pièces de cent sous.

Ces pièces étaient oxidées, et empochaient de retirer la caisse carrée où était la monnaie.

M. Paul me dit : « Il y a longtemps quelles sont là ».

Je lui racontai alors le jugement de M. Tattet, et le déplaisir qu'en eut M. de Musset. Il me répondit : « Mon frère n avait pas de ces méfiances; il eut été malheureux s'il avait dû compter.

— Mais, répliquai-je, je comptais pour lui les recettes et les dépenses ; de eelte mauière on ne se trompe pas. »

Quand M. Tatlel vit Marzo, il dit : O'.i ! quel horreur de euien vuils avc« la ; eouinjeat poUt'cX-Vovi?

garder ça chez vous ; faites-le donc noyer, je vous en donnerai u\\ beau, un charmant, vous verrez ». Tout cela sonnait mal aux oreilles du poète, lui qui n'aurait pas voulu être la cause de la mort d'une mouche.

— « Noyer mon chien. — Mais comment ètes-vous donc fait? »

Ces messieurs ne furent pas d'accord, et cela refroidit considérablement les relations. . .

M. Alfred Araijo fut également un intime de la maison, mais ce ne fut pas encore là une amitié s;ins nuage.

Oi rapporta un jour à M. Alfred (pie M. Arago tenait sur son compte des propos désobligeants.

M. de Musset, qui était très sensible à toutes les blessures menant d'un ami, écrivit sur-le-champ à M. Arago pour lui dire que tout était fini entre eux; ce qui valut à M. de Musset cette bonne réponse :

M m cher Alfred,

« J'ai pour votre talent L'admiration que vous savez. — Jetais heureux: plus que je ne puis dire, de ee brin d'amitié que vous aviez bien voulu me donner.- je m'en parai-, avec orgueil, et j'aurais tenu sur votre compte des propos inconsidérés !...

« Je le dis maintenant, parce que j'en suis sur : jouais ma bouche n'a proféré aucune parole oileut>aiwc pour votre personne; Laissez-moi doue pro-

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tester de toules mes forces contre une pareille imputation.

« Maintenant, me sera-t-il échappé dans la conversation, entre amis communs, un mot mal rapporté, comme toujours, qui ait pu vous déplaire, je l'ignore. Je viens, en tout cas, vous prier loyalement d'accepter mes excuses.

« Dans certaines circonstances, j'ai la conscience d'avoir donné des preuves du dévouement que je vous ai voué — que ne m'est-il permis d être plus explicite? Cela vous éclairerait tout à fait, j'en ai la conviction, et vous verriez que si j'étais fier, à bon droit, de votre amitié, je savais aussi comprendre les devoirs quelle imposait à ceux que vous vouliez bien en honorer. — Torts réels ou imaginaires, le jour où vous aurez pardonné, vous aurez fait un heureux, je vous le jure.

« Vous me relirez votre amitié, j'en suis profondément navré.

« Quant à moi, je vous aimerai malgré vous. »

« Alfred Ara go. »

M. Alfred ne résista pas à tant de bonne grâce, et l'on oublia tout grief, de part et d'autre, pour redevenir les bous amis d'autrefois.

Lorsque mon cher poète fut élu membre de l'Académie française, M. Arago fut un de ceux qui se réjouirent le plus sincèrement de cet heureux événement, et il écrivit à ce propos cette lettre fine et

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spirituelle, dont je retrouve le texte e^r.ct dans mes notes :

« Mon cher ami,

« Il faut qu'une porte soft ouverte * u fermée; en vous ouvrant la sienne, l'Académie a l'ait œuvre de justice; ce n'est pas un Caprice qui lui prend : elle en est incapable.

« On disait que jamais nous n'obtiendrions les palmes vertes. Nous le voyons : 77 ne faut jurer de rien . »

« Que d'Alfred, heureux en ce jour, par iGsur 28!

« i° Alfred de Musset;

« a0 Alfred Tattet:

« 3° Alfred Mosselmann.

« Enfin votre très dévoué ami.

« Idem Ara co, »

M. Arago, qui était à dîner le 11 avril chez le prince Napoléon, me dit : « Que M. de Missel avait été charmant. Il a parlé un moment : immédiatement on a fait cercle autour de lui pour iYutendre; deux princes étrang ts se sont approe un

aide de camp est venu lui offrir un verre de punch froid, qu'il a accepté

M. de Musset me raconta tout cela en rentrant :

Je n'ai mangé à ce dîner qu'une asperge, elle était en > elle m'a l'ail grand plaisir ».

Eu me parlant du verre de punch, il médisait:

Dix ANS i "' . • t : ■ :•

« Heureusement que jf me suis nperrn à temps < jne ce nct-iii pas un valel «le pied qui me l'util ait !

Il me dit aussi ce même soir : « Adèle, je ne suis pas encore mort.

« J ai eu ce soir un mouvement de vanité; ma croix de brillants était la plus belle des quatre qui étaient là: cela ma l'ait plaisir.

« Quand on a de ces sentiments-là, on tient encore à la vie. »

Je lui dis de se regarder dans la glace : ' Vous êtes aussi jeune, aussi beau, aussi Irais, qu'il y a dix ans.

« Vous devriez aller dans le monde plus souvent, vous en revenez toujours content ».

M. d - Musset me dit : « C'est bien vrai ».

J'étais heureuse ce soir-là: ce fut la dernière fois.

Quelques jours après le dîner de chez le prince Napoléon, M. de Musset eut le souci d'une petite démarche de politesse à taire. Ne pouvant aller luimême au Palais-Royal, il m'envoya signer chez le prince.

Il me donna quarante minutes pour Taire la course.

En arrivant là, je vis M. Augier et je rencontrai M. Alfred Arasro dans l'escalier.

Je ne pus presque rien dire à personne. Mon temps était Limité.

M. Arago. après la mort de M. de Musset, nous rendit plusieurs services.

<j6 dix axs cin.z Ai.rr.i:i) de musset

Voici un fragment d'une lcltre de M . Charpentier :

« A propos du monument du Père La Chaise, M. Paul de Musset vint me parler des frais qu'exigeait le mausolée; j'oliïis sur-le-champ de l'acquitter entièrement.

« Il n'accepta que la moitié du prix.

— « .l'offris aussi de faire des démarches, pour que la Ville de Paris, où était né Alfred de Musset, accordât quelques mètres de terrain; à cet effet, je m'adressai à l'un de ses administrateurs les plus éclairés.

« M. Husson, qui s'y prêta de la meilleure grâce et avec la meilleure volonté, plusieurs membres du Conseil municipal, entreautres M. Delangle, étaient de cet avis, mais M. Hausmann hésita, et fit des objections. »

Cela tut rapporté à M. Arago. Il en parla au prince Napoléon, qui ledit à L'Empereur.

Napoléon III répondit : « Que l'on choisisse la place au cimetière de l'Est; c'est moi qui payerai. »

M. Charpentier ajoute : « J'agis aussi dans les intérêts de M"° Colin, dont j'avais pu, mieux que personne, apprécier le zèle et le dévouement pour Alfred de Musset, et qui a. par ses soins actifs intelligents, prolongé l'existence du poète ».

Lorsque M. Charpentier eut terminé l'impression des (envies de Musset, il m'en envoya un exemplaire.

Je ne résiste pas au bonheur Je donner ici la copie de la lettre qui l'accompagnait :

« Chère Madame, « J'ai le plaisir de vous offrir un exemplaire de la grande édition des œuvres de votre cher poète.

a Personne n'est plus digne de la posséder que celle qui, par son dévouement intelligent et de tons les instants, a prolongé L'existence d'Alfred de Musset, et adouci ses derniers moments.

« Agréez, chère Madame, mes meilleurs sentiments.

« Charpentier. »

Adresse :

A Madame Martellet, née Adèle Colin, 27, rue Montaigne,

à Paris.

Le 28 septembre 1866,

N° de l'exemplaire : 661.

Lorsque M. de Musset se présenta à L'Académie pour poser sa candidature, M. Charpentier L'aida, fit des démarches, lui donna des conseils. Pour ses visites, il lui indiqua les personnes qu'il devait voir les premières.

M. de Musset se présenta donc ; il eut cinq voix.

Ce n'était pas encourageant.

Il reçut une lettre de Victor Hugo, 121 novembre i85i :

« Je suis votre, de la tète aux pieds. Je voterai

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effrontément pour vous à la face de tous les Falloux et de tuus les Moutalembcrt possibles.

« V. IÎUGO. ))

I' reçut aussi une lettre anonyme, où on lui disait :

" De ton échec, ami, ne porte pas le deuil.

<< Tes cinq voix valent mieux que ne vaut le fauteuil ».

Le 20 janvier 1862, M. de Musset fit sa visite académique à M. le comte Mathieu Mole.

Les deux grands chiens de M. le comte reçurent le poète comme un ami.

Le comte le remarqua et lui dit : « Monsieur, vous devez être un homme bon, car mes chiens vous ont reconnu ».

Je crois à propos, puisque je parle ici de M. Charpentier, de donner la minute de la dernière lettre d'Alfred de Musset à son éditeur :

<( Mon cher Charpentier,

« J'ai réfléchi depuis que je vous ai vu ; si nous devons faire un nouveau traité, de nouveaux comptes sont sans importance. Nous sommes bien près de nous entendre, et il serait inutile (pie moi malade, aidé d'un expert, j'aille revoir des chiffres dont nous n'avons plus (pie l'aire.

« Il ne s'agit don'1 (pie du traité \ nous eu saxons tous les deux les conditions.

« Une fois convenu des deux parts, le reste n'est rien.

« A vous.

« Alfred de Musset.

« Jeudi, 9 février 1857 ».

Cette lettre ne fut pas remise. Je pensai que M. de Musset étant malade, ne pouvait pas, traiter une affaire d'intérêt aussi importante.

La lettre resta dans mon manchon, où je la retrouvai après la mort du poète.

Il était question de céder l'œuvre du poète pour une pension viagère M. de Musset, pour être tranquille et éviter les comptes et les chiffres, aurait tout accepté .

Je racontais un jour à M. de Musset, que lorsque je voyageais avec la princesse do Salm, on faisait une liste de tout ce que Ton mettait dans les malles, afin de ne rien perdre.

Quand M. de Musset fit son dernier voyage au Havre, pour faire une saison au bord de la mer, j'avais dressé une liste de ce qu'il emportait. 11 nie deœr.-Ja cette liste, je la lui remis en même temps qu'une grande provision de cigarettes que je lui avais laites.

Quelques jours avant son retour, j'eus la visite d'un jeune homme blond, qui me dit : « Je viens de voir M. de .Musset au Havre. Nous avons été très Ueureux de passer quelques jours avec lui, il nous a

raconté son intérieur, il nous a dit comment vous le soiguez bien, et qu'avec vous il n'a point de souci. Vous lui faites même ses cigarettes. Cela lui a manqué au Havre, mais ensuite il a trouvé une bonne à l'hôtel, qui les lui a faites. Nous lui avons demandé la permission de venir vous remercier des bons soins que vous lui donnez, car c'est très heureux, pour un homme comme lui, d'avoir une personne dévouée et digne de confiance ». Ce monsieur était M. Henry Delange.

Après la mort de M. de Musset, je lus le « Dix- Huitième Entretien littéraire de Lamartine sur M. de Musset. » J'en fus très désolée et très malheureuse, d'autant plus qu'il n'y avait personne à Paris à qui je pusse confier mon chagrin.

Je fis, dans la rue Saint-IIonoré, la rencontre de M. Henry Delaage, dont je viens de parler; il était avec d'autres personnes; malgré cela, je lui contai ma peine : il me consola un peu et m'assura que M. de Lamartine était généralement blâmé.

Quelques mois plus tard, je trouvai dans le Figaro un article tiré du journal Le Nord. 11 était question de Lamartine et de la rencontre (pie j'avais faite rue Saint- Honore,

Voici cet article :

« La critique injuste et même involontairement cruelle qui a attristé les lecteurs du Dix Huitième Entretien du cours de Littérature, n'a pas seulement blessé le frère d'Alfred de Musset, le gardien vigi-

lant de sa mémoire. Elle a pereé mortellement un humble cœur qui, depuis Longtemps, ne bat plus que pour M. Alfred. Elle a fait verser des larmes à cette demoiselle Colin, bien connue de tous les amis de notre poète, qui jouait à son modeste foyer un rôle entre la domesticité et la maternité. Respectable personne à laquelle le dévouement et l'affection donnaient un caractère presque sacré, et devant laquelle on songeait aux nourrices de la tragédie et de l'épopée grecque. Le proverbe ne veut pas qu'il y ait de grand homme pour son valet de chambre, et certainement plus d'un poète a eu sa Laforest, aimant et soignant son enfant de génie, et lui facilitant la vie, que ces poètes ont toujours l'art d'embrouiller un peu.

« Justement, comme nous revenions des funérailles de Déranger, nous avions vu tout ce qu'on vous a raconté, nous marchions en causant, un compagnon de trottoir et moi. M110 Colin passait aussi par hasard, elle vint à lui, en qui elle avait reconnu u\\ des plus fidèles amis de son défunt maître, un ami pour lequel la porte était toujours ouverte :

« — Vous allez lu, dit-elle, d'une voix altérée... Les poètes sont donc méchants, excepté M, Alfred qui était si bon... Ils se mangent donc entre eux... Ah ! M. de Lamartine m'a fait bien du mal.

« Là-dessus elle partit, elle ne voulait pas écouter de consolation, elle pleurait.

« Non, ma pauvre Mademoiselle Colin, les poètes

ne sont pas méchants, et il n'en est pas de meilleur que M. de Lamartine ; je suis sûr que si le récit de vos larmes parvenait à cet homme illustre, il daignerait regretter de les avoir l'ait couler.

(Nord.j « Nkmo. »

M. de Lamartine aurait-il eu encore sur le cœur le souvenir du Sonnet au Lecteur de Vannée, dont nous donnons ici une variante.

Jusqu'à présent,, lecteur, suivant l'antique usage, Je te disais bonjour à la première page. Mon livre cette fois se ferme moins gaiement: Le temps où nous vivons est un mauvais moment.

Tout s'en va. les plaisirs, les rêves d'un autre «âge, Les rois, les dieux vaincus, le hasard triomphant, Rosalinde et Pliilis qui me trouvent trop sag Lamartine vieilli] qui me traite en enfant.

« Honte à qui croit, dit-il, jouer avec sa lyre I — Honte, d'is-je, à qui joue, en toute occasion, Avec sa conscience et son opinion ! »

J'ai fait mon chant du sacre, et n'ai plus rien à dire, S'il faut changer d'avis, s'il faut rayer un nom. J'aime encore mieux tyottor deNinelteà Ninon.

Je n'ai jamais revu M. Henry Delaage, j'ai appris sa mort par le Figaro, il y a déjà longtemps.

M. dé Musset, en rentrant de son voyage, me demanda comment j'avais passé mon temps.

DIX AXS CHEZ ALFRED DE MUSSET Io3

Je lui dis que j'avais travaillé pour lui et que je lui avais fait tl^s chemises.

J'expliquerai ici (qu'on me passe ce détail) comment il fallait taire les chemises de M. de Musset.

A tin de ne pas avoir à ies boutonner par devnnt, ce qui lui était insupportable, ses chemises, soit les ordinaires, soit celles du soir qui étaient à jabols et manchettes en dentelles, étaient toujours prèles, il suffisait de bouttonuer deux boulons par derrière et il n'y avait plus à y toucher.

Je dis aussi à Monsieur (pie nous avions eu avec nous ma petite nièce, une enfant de trois ans.

« Où est-elle, cette petite? » M. de Musset la connaissait bien. Je lui dis : « La petite a été reconduite à sa mère ce matin, quand j'ai su que vous alliez arriver. — « Pourquoi avez-vous renvoyé cette enfant, vous lui avez dit: — Il faut t'en aller parce que Monsieur va arriver?

« Et, bien non, je ne veux pas que cette enfant se sauve parce que je viens.

« Je veux que séance tenante on aille la chercher. »

Il fallut ramener reniant. Monsieur lui demanda pourquoi elle ne l'avait pas attendu. « Je le disais bien moi, que je voulais rester, répondit-elle ; mais ma tante n'a pas voulu ; je lui disais : — Tu gardes bien le chat.

Et puis je voulais vous dire quelque chose. . . »

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— EU bien, dis-moi quelque chose? » l'enfant lui récita.

Le ridenu de mn voisine Se soulève lentement.

Elle vii. je l'imaginp, Prend ru l'air un moment.

Elle entr'ouve la fenêtre;

Je sens mon cœur palpiter.

Kl le reuarde peut-être Si je suis à la guetter.

Mais, hélas! ce n'est qu'un rêve; Ma voisine aime un lourdeau,

EL c'est le vent qui soulève- Le coin de son rideau.

— « Ce sont des vers de moi que tu dis là ! »

— Mais non, c'est ma tante qui nie les a appris pour vous les dire. »

Cet homme bon par excellence, craignait que cette enfant ne vînt à penser qu'elle fût obligée de se sauver quand il venait.

On renvoya la petite qui fut contente, et le poète aussi.

J'ai dit que M. de Musset, en parlant pour le Havre, avait la liste de ce que contenait sa malle.

Au moment de partir, il vérifia ce qu'il rapportait. Il s'aperçut. qu'il lui manquait un mouchoir. 11 resta un jour de plus à 1 hôtel, pour qu'on le lui rendit.

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