CHAPITRE XVI
"Mie'ques souvenirs : Alfred de Musset et les fleurs. — Le proverbe : l'Ane et le Ruisseau, aux Tuileries.— Une ffHe à Versailles. — A propos des frères Deveria. — Les fils du Général de Saint-Amand.
En passant au marché de la Madeleine, je vis des fleurs, entre autres un arbuste qui n'était pas trop cher. Pensant faire plaisir à M. de Musset qui aimait les fleurs, je l'achetai et le mis dans le salon.
Le lendemain, M. de Mussset dit : « Ah! le joli arbuste, il a quelques fleurs, il est charmant, qui est-ce qui m'a envoyé cela ? »
« — Je ne sais pas, Monsieur, le commissionnaire qui l'a apporté n'a pas dit qui l'envoyait.
« — Oh! je m'en doute, je sais qui, c'est une plante de poète, un myrthe, cVst ma fête demain, Saint Louis, le q5 août.
« La dame n'est pas bête, elle est bien renseignée, je me doute qui elle est. Elle m'écrira, je recevrai une lettre demain, vous verrez »>.
On attendit la lettre, qui ne vint pas, et pour cause.
Je n'ai jamais dit d'où venait le présent.
Je m'étais embarquée, sans y penser, dans une affaire diflicile à terminer.
Kj4 DIX ANS CHEZ ALFRED DE MUSSET
Le poète était trop épris de la pensée qu'on avait eue, trop intrigué, trop content de l'arbuste qu'il admirait tous les jours, pour lui en jamais avouer l'origine.
On avait trop vanté l'auteur de l'envoi pour le lui montrer autrement qu'il se L'était imaginé.
Il existait, en ce temps, à Paris, un certain M. Jacquot qui, sous le pseudonyme de Mirecourt, écrivit tant de vilenies sur ses contemporains.
Aux premières ouvertures du biographe de fantaisie demandant à M. de Musset des dates exactes, M. de Musset répondit avec une imprudente indignation :
« Vous voulez parler de moi, vous ! c'est trop d'audace, je ne vous dirai rien.
« — A votre aise, répondit l'auteur, mais en ce cas je vous éreinterai.
a — Si je ne suiséreinté que par vous, peu m'importe, répondit le poète, vous n'êtes pas redoutable. 11 faut une autre plume que la vôtre pour cela, et je vous défends décrire une ligne sur moi ».
Néanmoins la biographie parut; le poète en eut l'impression la plus désagréable. Il voulait en demander raison à l'auteur; mais après réûexion, je proposai à M. de Musset de consulter quelqu'un. J'allai voir M. Benoit Champy, bâtonnier des avo-
DIX ANS ClIKZ ALFRED DE MUSSET Kj.)
cats, qui me dit que la moi mire protestation de sa part mettrait en relief le malpropre petit livre, (pie Jaequot ne demanderait pas mieux que d'être attaqué par un homme de la valeur de Musset.
Et ii ce propos, il lui rappela l'aventure d'Emile deGirardin entamant un procès semblable, et n'arrivant, pour toute satisfaction, qu'à faire lire par le monde entier un pamplet.
M. de Musset se rendit à ces excellentes raisons, mais il conserva un grand ressentiment contre le pseudo-Mirecourt. Il écrivit alors :
« Aujourd'hui, tout le inonde cherche une apparence de vérité, depuis le dramaturge, qui, du moins, vous amuse, jusqu'au biographe qui affiche votre nom sur sa propre infamie, et qui profite du mépris qu'il inspire pour débiter ses plats mensonges, impunément, impudemment ».
M. de Musset fut sollicité par M. Fortoul. le ministre de l'Instruction publique.
On fit comprendre au poète qu'une pièce en prose ou en vers serait agréée aux Tuileries.
M. Fortoul avait indiqué un sujet, le Songe d Auguste, où Mécène conseille à son maître de chercher une nouvelle gloire en favorisant le culte des Muses.
M. de Musset se mit à écrire la pièce. M. Gounod fit la musique sur les couplets.
M. de Musset écrivit aussi un proverbe en prose, Y Ane et le Ruisseau.
Quand les choses furent à peu près prêtes, on envoya des Tuileries M. Conti qui, entre autres choses, à propos de pièces de théâtre, parla un peu trop de rémunération.
M. de Musset en lut froissé; il le laissa comprendre à ce Monsieur Conti, qui s'en excusa. Ier Ennui:
La pièce prête, on se disposa à aller la lire chez Sa Majesté l'Impératrice.
M. de Musset alla prendre au Théâtre Français M. Arsène Houssaye.
Là, on examina le poète, comme pour s'assurer qu'il était correct ; tenue, toilette, tout enfin leur parut en règle.
S'apercevant de cela, M. de Musset s'en trouva offensé, sans toutefois le montrer.
2e Ennui :
Arrivés au château, on envoya à sa rencontre, au bas de l'escalier, M. Conti.
C'était trop de cérémonie, M. de Musset en fut étonné.
M de Musset commençait à être un peu nerveux. Il lut pourtant sa pièce très bien pour commencer; mais au milieu d'une scène importante, il entra un personnage, sans être annoncé ni attendu. Il y eut salutations, chuchottcmcnts. Le poète s'arrêt 1, ferma s m manuscrit
Il y eut môme quel ,ues mots désobligeants qu'il avait provoqués. Houssaye lui dit: « C'est une majesté aussi », M. le baron de Rotschild.
Après ces quelques mots, M. de Musset reprit sa lecture.
3e Ennui :
Très agacé, M. de Musset lisait sa pièce avec la bonne volonté d'aller sans interruption jusqu'au bout.
Mais ce n'était pas fini. Un perroquet qui, jusque là n'avait rien dit, se mit à crier et à rire.
Gela acheva de désarçonner le malheureux lecteur qui néanmoins finit de lire sa pièce.
4e Ennui :
En sortant du château, une actrice arrêta l'auteur au passage, en le priant de la dispenser d'accepter le rôle qu'on lui destinait dans la pièce que l'on venait de lire.
M. de Musset lui dit : « Madame, il ne vous sera fait aucune violence, vous ne jouerez ni dans cette pièce, ni dans aucune autre de moi. »
Elle remercia le poète par une belle révérence.
C'était Mme Arnould Plessy. Ce fut la fin de la journée.
Mon bon et cher poète pleura en me racontant tous ses déboires.
A l'époque où M. Alfred de Musset habitait rue
du.Mont-Thabor, 6.
Il y avait dans la cour de cette maison une remise de voilures.
Le poète y trouvait un coupé pour les jours de cérémonie.
11 y avait là certain cocher, toujours le même qui conduisait M. Alfred toujours avec la même jument, nommée Marquise.
Il savait qu'on le préférait à tout autre.
Si. par hasard, pour une raison ou pour une autre, on avait marché sur les brisées du père Guillaume, il en aurait fait une maladie.
Lorsque la reine d'Angleterre vint faire sa visite à l'Empereur Napoléon 111, M. de Musset fut invité à Versailles, la jument Marquise l'y conduisit et le ramena sans la moindre peine.
Le cocher venait me demander, le lendemain, si Monsieur avait été content : je l'assurais qu'il était satisfait, et que moi-même j'étais tranquille quand il le conduisait.
Cet homme était tout heureux.
Cet attelage n'avait aucune apparence de vigueur, la bête, pas la moindre tenue d'un cheval bien dressé, mais elle avait conscience, ou plutôt elle savait qu'on comptait sur elle.
M. de Musset lui parlait toujours avant de mon ter en voiture. Le cocher me disait ; « 1011c ie connaît ».
M. de Musset me raconta qu'à Versailles, enmontant l'escalier, il entendit derrière lui un monsieur et une dame qui causaient tout familièrement. Le poète s'effaça dans une porte pour laisser passer le couple, causant. C'était l'Empereur et la reine d'Angleterre qui passaient devant lui sans le voir.
Il me lit le récit de cette fête brillante de lumières.
On avait soupe par petites tables. Il se trouvait à souper avec Mme H. Fortoul, la femme du ministre de l'Instruction Publique.
Le lendemain à cette occasion, le poète écrivit un Rondeau adressé à Mme H Fortoul. Il est imprimé dans le volume posthume, page G7.
Il est aisé de plaire à qui veut plaire. D'un ignorant un bavard écouté, D'un journaliste un rimailleur vanté, Sans nulle peine y trouve leur aflaire; Louer un sot, c'est pure charité.
Une Araminte cà demi-centenaire Dans son miroir voit un portrait flatté, De nos bas bleus si l'éloge est à faire, Il est aisé.
Mais s'il faut peindre avec pincôrité L'air simple et bon, la grâce involontaire, L'esprit facile et la raison sévère D'un double charme entourant la beauté; D'un tel portrait certes, on ne dira guère : U e^t aisé.
M. de Musset écrivit le même jour une belle page sur cette brillante fête, je regrette de n'avoir jamais retrouvé le manuscrit. Il n'est pas passé dans mes mains.
Je suis entrée il y a quelque temps dans cette maison de la rue du Mont-Thabor. j'ai regardé la fenêtre de la chambre où le poète Alfred de Musset est mort, il y a plus de quarante ans.
M. de Musset payait pour cet appartement mille francs; à sa mort, il fut loué deux mille francs à M. Goyetch Léonce, sous-dirccleur à la Compagnie générale maritime.
Ce Monsieur paya cinq cent* francs pour les derniers dix mois du bail de juillet i85^ au Ier janvier i858.
Il fut expressément défendu d'y faire aucune réparation.
M Goyetch était un grand admirateur du poète des Nuits .
A propos de la fête organisée à Montbard en l'honneur de Bull'on, je lis dan* mes notes.
La demeure où naquit le célèbre naturaliste a été pieuse ment conservée.
A dillerèntes époques, elleareeula visite d'hommes illustres, entre autres du prince Henry de Prusse,
de Jean-Jacques qui, dit-on, s'agenouilla sur le seuil,
de Héraut de Séchelle et plus tard d'Alfred de Musset.
On voit sur la muraille du cabinet de travail de
Buflbn, ces vers qu'Alfred de Musset y a crayonnés >
Buftbn que ton ombre pardonne, A ma témérité.
J'ajoute une fleur à la double couronne Oue sur ton front mit l'Immortalité.
De chanter un talent dont s'honore la France,
Si ma Muse n'a pas le pouvoir Elle peut être au moins l'Echo de la Science En disant qu'Aristote avait moins de savoir,
Pline surtout moins d'éloquence.
Ces arbres, ces jardins, cette tour, ce beffroi Rappellent à l'esprit ton Génie admirable, Ici j'aurai du moins laissé mon grain de sable, Sinon des vers dignes de toi.
La ville de Montbard est très fière de ces vers du grand poète, et la municipalité, amie des lettres, vient de les faire graver sur une plaque de marbre.
En 1848, alors que nous étions au quai Voltaire, M. de Musset me remit un livre à porter, aux environs de lOdéon, à M. Delaunay. C'était un tout jeune homme. Il vint le lendemain et dit à M. de Musset qu'il savait tous les rôles qu'il pouvait jouer dans le répertoire.
M. de Musset le fit réciter, déclamer; il le trouva parfaitement en état de jouer n'importe quelle pièce. Enchanté de sa découverte, il pressa le directeur du Théâtre Français d'engager ce jeune homme. M. Delaunay eut le rôle principal dans Les caprices de Marianne et Le Chandelier; il réussit à merveille et M. de Musset ne se hissait pas de faire l'éloge de son jeune acteur.
Il y a plus de trente ans que je n'ai vu M. Delaunay, je ne lui ai jamais parlé.
Je tiens à lui rappeler ici combien il fut aimé et apprécié de mon cher poète.
Vers i83o, à propos des frères Devéria.
Tous les grands noms se retrouvent sur la liste des habitués de leur salon.
Parmi les plus fid'les, on remarquait le poète des Contes d'Espagne et d'Italie.
Se sentant dans un milieu sympathique, son esprit donnait l'essor à sa gaité; tantôt il récréait l'assistance par quelque charmant récit ; tantôt, devant un petit cercle d'intimes, il prenait le crayon des mains d'Achille, et s'essayait à représenter sous un aspect comique la figure bien connue de quelqu'un des habitués de la maison.
La famille a conservé plusieurs de ces spirituels croquis inspirés de la causerie du moment. Presque tous représentent le même personnage. Un poète qui a joui dans son temps d'une certaine vogue et dont le nom n'est pas tout à fait oublié,
DIX ANS CHEZ ALFRED DE MUSSET 2o3
La verve satirique du dessinateur improvisé s'acharne sur lui et le montre dans tous les actes de sa vie privée on publique, de poète et d'homme du inonde, lisant une pièce de vers, valsant, mettant ses hottes.
Mais où il faut le voir surtout, c'est sur le dessin an bas duquel l'auteur a écrit de sa main : Parterre, trentième représentation (V llernani.
Il nous a été dit par des contemporains que ces charges un peu vives, mais sans aucune méchanceté, étaient fort ressemblantes.
Parfois la verve d'Alfred de Musset prend une antre direction. C'est une épigramme ou un madrigal improvisé en quelques minutes sur le coin d'une table, ou bien quelques couplets burlesques inspirés par une circonstance fortuite On a tiré de l'oubli, il y a quelques années, une pièce de vers comiques où le chantre de liolla s'est amusé, un beau soir, à faire parler une anglaise dans son prétendu jargon.
Cette plaisanterie, qui ne peut nuire à la gloire du poète, vint un jour dans l'atelier d'Achille Devéria. Nous avons vu le manuscrit autographe dans les cartons de la famille.
La voici telle que nous l'avons copiée sur le manuscrit original. L'auteur fait parler en vers libres une anglaise qui retrace les tracas de la diligence.
Nous étions douze ou treize, Les uns sur les autres pressés,
Entassés, J'éprouvais un malaise Que je nie sentais défaillir
Mourir !
Les cahots, Les bas et les hauts D'un chemin raboteux
Pierreux, Avaient fondu Mon tè'e entière.
Quand l'un baillait, L'autre sifflait, Quand l'un parlait, L'autre il chantait; Puis une petite Carlin jappait Le nez à la portière.
La poussière il me suffoquait, Puis un méchant enfant criait, Et son nourrice il le battait, Puis un petit Français chantait, Se démenait et bourdonnait Gomme une mouche.
Pour moi ce qui me touche, C'est que jusqu'au Pérou l'Anglais peut voyager
Sans qu'il ouvre son bouche Autre que pour boire ou pour manger.
Il y avait en face de nous, rue Ru ni fort au n° 12, des jeunes gens ou plutôt des enfants qui, dans
leurs jeux, plaisantaient ensemble, disant : « Musset, montre-nous ton chandelier»! A ce moment, on jouait au Théâtre Historique Le Chandelier.
M. de Musset entendait quelquefois ce<« enfants demander, sur l'air des Lampions, à voir Le Chandelier.
Il me dit : « Portez des places à ces enfants, ils iront voir la pièce ».
Je demandai an concierge qui étaient ces enfants du premier.
Il me fut répondu que c'était les enfants du général de Saint-Ainand.
Je rentrai avec mes billets de théâtre. Je n'osais pas offrir à des enfants d'un général ce que j'aurais donné à tout autre.
A quarante-cinq ans de là, le journal L'Eclair disait que la gouvernante d'Alfred de Musset vivait encore et habitait le faubourg Saint-Honoré, où elle tenait une boutique de bijouterie.
Le dimanche qui suivit cette indication, je vis un Monsieur qui passait et repassait devant ma boutique, et qui enfin entra et regardant un portrait d'Alfred de Musset me dit : « Vous êtes Mme Martellet, avez-vons demeuré rue Rumfort? Je lui dis : o Oui. Et vous aussi sans doute ; ne seriez-vous pas M. de Saint- Amand? Je vous ai vu enfant, je ne vous reconnais pas, mais quelque chose me dit que c'est vous qui habitiez au n° 12, rue Rumfort». Il me répondit : « Oui, mais moi je vous reconnais ; vous
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ne m'avez pas donné de places pour Le Chandelier ! Plus tard, je vous en ai demandé une, pour le jour de la réception de M. de Musset à l'Académie; vous me l'avez envoyée, j'y suis allé, je me le rappelle parfaitement ».
M lmbert de Saint-Amand, car c'était lui, me questionna sur ma situation et me témoigna de l'intérêt en diverses occasions.
Il y avait également en face de notre appartement un vieux marchand de vin, un brave homme qui nous fournissait du très hou vin à vingt sous la bouteille. Et dans chaque bouteille je mettais les deux tiers d'un verre d'eau.
Le poète était si bien habitué à ce petit mélange, qu'un jour, étant sortie, on apporta, en mon absence du vin qui lui fut servi sans mélange.
Quand je rentrai, Monsieur prit ma main, la porta à son front et me dit : « Voyez comme j'ai mal à la tête; on m'a changé le vin et me voilà malade ».
Il fallut que le marchand de vin fit le simulacre de changer.
Et après, M. de Musset me dit: « Recommandez bien au père Fournier de ne pas changer le vin. Je veux toujours le môme, j'y suis habitué ».
Le père Fournier disait à M. de Musset que sa femme aimait bien, le soir, qu'il lui lise quelque chose; il dit : « Je lui lis toujours le même livre. »
« Quel esl le livre que vous lisez? » — C'est Gil Bios. — Je vous crois, père Fournicr, c'est le livre qui vous convient le mieux. Il est amusant, intéressant, et toujours avec des situations nouvelles. C'est un bon livre. »
Dans les commencements que j'étais au Quai Voltaire, M. de Musset se mit à écrire « Le Souvenir des Alpes ». Cela dura plusieurs jours.
La première fois qu'il aborda ce sujet, il pleura; cela arriva presque chaque fois qu'il reprit ce travail.
Je ne comprenais rien à ces larmes, je pourrais dire ces sang-lots.
Je me disais : « Si chaque fois qu'il écrira, le poète est si triste, il n'y aura rien d'agréable pour moi, à être témoin d'un chagrin auquel je ne comprenais pas le premier mot ».
Je ne savais pas qu'en traversant les Alpes le poète venait de quitter George Sand et de la laisser à Venise avec son médecin Pagello.
Il écrivit aussi vers la même époque : Sur trois marches de marbre rose.
Il pleura, il pleura moins et pourtant un soir en finissant son travail, il s'arrêta sur ces deux vers :
Telle et plus frnide est une mnin Qui me menait naguère en laisse.
Je croyais que le poète ne continuerait pas.
Quelques jours après, il reprit son travail et le finit.
On lui proposa de réciter à Versailles Les trois marches de marbre rose, devant l'empereur de Russie.
M. Delaunay dit : Une Soirée perdue, qui fut accueillie comme elle le méritait.
On joua aussi « Le Caprice », par ordre. Sa Majesté l'Empereur avait désiré entendre du Musset.