XÏV L ART ET LA NATION
Et, séduit par le même scepticisme, Henri IV troqua son hérésie contre la couronne; le cardinal Richelieu soutînt les protestants d'Allemagne contre les armées catholiques de l'Autriche, abolit les derniers vestiges des féodaux, jeta bas tout ce qui n'était pas le principe nécessaire : la vie de la Nation.
Sous le symbole miraculeux du palais de Versailles, de son parc et de ses statues, notre grandeur triompha.
Toute la conception de suprématie calme et indubitable que supposent les lignes de cette architecture,, de ces futaies, de ces avenues, de ces bassins et de ces bocages, voilà ce qui contraignit au respect de la France les ambassadeurs des peuples, déjà persuadés par la logique de Descartes, les victoires des Gondé, des Turenne, la sagesse des Colbert.
Les étrangers furent introduits et ils admirèrent la puissance de nos élites en saluant les statues de Puget,^ les tableaux du Poussin, en écoutant les vers de Phèdre et de Polyeiicte,
Un siècle encore, et la conscience de la dignité nationale inspirée par le majestueux chef-d'œuvre de Versailles, par ce chef-d'œuvre de toutes les corporalions créatrices, déterminera la dignité du citoyen. Lui se souviendra de ses origines gallo-romaines et