‹ Dix ans d'études historiques (volume 2)Chapitre 8 sur 30 · VU · texte numérisé non relu

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mînuât point, afin quUU ne fassent point distraits da soin de produire ce qu^il voulait prendre d^eux. Ces agens, qui étaient des commis , des juges, des exécuteurs , composaient ce que le maître appelait sa cour.

Le général avait ainsi une cour , une compagnie de pourvoyeurs en station dans chacun de ses domaines ; et il avait de plus une cour ambulante qui marchait avant lui , lorsque , dans de certaines occasions , accompagné de son éiat-major, il allait inspecter les quartiers. Il fallait que lui et sa suite trouvassent de quoi suffire à leurs besoins , dans tous les lieux où ils passaient; et les pourvoyeurs s'acquittaient si exactement de leur office , que souvent , à Papproche du roi , les habitans se retiraient à la hâte , avec tout ce qu'ils pouvaient sauver, au fond des forêts ou dans des lieux écartés.

Et lorsque les aides-de^camp du général voyageaient à sa place ou portaient ses ordres, ils exigeaient les mêmes provisions et faisaient le même pillage '. Ces coutumes , autorisées par les fonctions du chef qui devait avoir Pœil à tout, étaient onéreuses à ses lieutenans qui avaient d'autant moins à tirer de leurs dépendans , que le général leur avait pris davantage pour son compte : car ceux qui pouvaient suffire à une seule contribution , ne pouvaient suffire à deux à la fois. Les officiers étaient donc intéressés à modérer les exactions du général et de ses agens ; et

I Hii dometUcs too, when aent npon busincM into distant parts of thekingdom , cUmed tha Mme privilège , and demanded a tnppl^ of prOTisioos , in everj town throogk ^hieh thej traTcUed. (Remarks upon the liialorjr uf Englaad, vol. I , pag. 225. )

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le géDéral , de son côté , pour son intérêt , pour Tintérét commun de toute Parmée , à la conservation de laquelle il devait veiller, était porté à empêcher que chaque officier ne dévorât trop dans sa province, pour que le pays ne se trouvât pas subitement épuisé , et que la famine ne vînt pas dans le camp.

(1100— lâOO.) De là devait résulter, entre le chef et ses officiers , une sorte de lutte favorable dans le fait aux sujets, quoique dans Fintention ni le chef ni ses officiers ne songeassent à les soulager pour Pamour d'eux. Les barons plus vivement intéressés , parce qu'il s'agissait de leur subsistance personnelle, élevèrent les premiers la voix, et exigèrent du roi qu'il souscrivît à un acte par lequel ils restreignaient son pouvoir de recruter leurs hommes pour la réparation des forteresses , des ponts et des routes \ qui limitait la quantité de grain et de bétail que devaient lever ses pourvoyeurs dans leurs courses , et qui interdisait la saisie des animaux de . charge , des chariots de transport et des instrumens de travail j Irois actes d'autorité, dont l'officier, propriétaire de la province qui les supportait, avait toujours à souffrir; car , ou les hommes étaient enlevés au travail , ou les outils du travail étaient enlevés aux hommes , ou le fruit du travail périssait. C'est ce pacte imposé par les lieutenans à leur capilaine , qui fut appelé la grande charte ». /

Le roi prit ensuite sa revanche , et il contraignit

■ Voy. Hume, ck» zi. — Millar , tom. 1«% p. 80, et le texte de la grande charte dans Toarrage de Blakstone.

les barons à n^eiiger de» hommes subjugués qae des taxes régulières ; il yonlut cpi^ils laissassent aux marchands la liberté de Toyager ; il favorisa les rassemblemens de cent qui voulaient mettre en commnn leur industrie; il prit les villes sous sa sauvegarde; il donna aux hommes des sauf-conduits , non par compassion , mais par intérêt propre , et parce que tout st^'et dont le travail était entravé ou qui périssait dans le travail , pour satisfaire aux besoins d^un seul , causait une perte à la communauté entière des vainqueurs.

La grande charte et les statuts qui vinrent après furent ainsi à Favantage des subjugués ; mais les termes seuls font voir que leur avantage n^était pas Tobjet direct , et qu'on ne les estimait qu'à la manière des bétes de fatigue qu'on ne veut point perdre. Un article de la grande charte déf<pnd de détruire les maisons , les bois et les hommes , sans la permission du propriétaire ».

A de certaines époques fixes ou déterminées par le capitaine , il y avait nn rassemblement général , et

■ KaVe WBite of honsea , rroods , or men , wlUiout tbe spécial licence of Uie yioprietor* ( JUaaurki ojmm tJw hhtorj of EngUnd , toI. u»)

Vent-on se conTâincre que la gnerra dei b«ron« coutie Jean^Mms-Tene ii*était oollement faite poar les svjets , il faut lire comment les deux parfis traitaient le pajs dans leur colère et dans Pacha niement du combat. « Nothiog was to be seen bat the flames of Tillages reduccd to ashes, and misefj of the iababitants , to/tiires exercised by the soldiery and reprisais no less barbarons committed bj the barons ou rojal demesnes. The king marching the wbole eztent of Englaad, from Dover to Berwic, laid the proWnces waste on each side of him ; and considered erery state which vras not lus immédiate propertj as entirelj hostile , and the objcet of military exécution. ( Hame*s historj of Eogland, ch. xi.)

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une revue de toute Parmée. Chaque oflBcier , chaqm soldat s^ rendait , et les aumôniers du camp y assistaient. Cette assemblée avait le nom de parlementy ee qui signifie conférence , parce qu'on s'y expliquait en commun , et qu'on y prenait conseil sur les mouvemens k faire dans le pays ou hors du pays , sur la disposition des postes , sur les moyens de se maintenir en repos au milieu àe% sujets , et de leur faire rendre le plus de vivres et le plus d'argent '-

(1200 — 1500») Les sujets , en même temps qu^ils nourrissaient leurs maîtres , devaient vivre eux* mêmes ; tenus sans cesse en éveil, et l'esprit toujours tendu par le besoin d'être bien et par la difficulté d'y parvenir, ils avaient assez promptement accru la puissance de leur industrie : les manufactures étaient nées , les villes avaient grandi. Alors les vainqueurs ne pouvaient plus saffire à faire le recensement de ce que chacun possédait , et de ce qu'on pouvait lui retrancher. La propriété croissant toujours, les comptes faits cessaient bientôt d'être exacts ; il eût fallu souvent en dresser de nouveaux , ou se résoudre & perdre sur les recettes, en percevant les taxes d'après les estimations antérieures. On chercha naturellement un expédient qui écartât ces difficultés , et Ton

t Tow !«• fcattMU étaient fercà de T«nir en parlement; Tordre éuit mdna whhn pour lei wldato on cheraliers i qai le voyage ^it trop A charge; Icura oISeiera répondaient ponr m. Cela faiMtit 4|ae l'aaaemblée n'était ordinaireaaent ^'nn toMoildVut-BMJor. U arrirait cependant qnol^ncfoia qne l'année tout entièra recevait l'ordre de ae lénnir dana nn lien d éii gué par le cliafc « Tliera ia alto mention lomalimeomadaol'a crowd or mnititudo tbat thnM^ed ioto tlife great oonncil on parlicular intcreating occanona. » ( Hnme'a htator/ of England , appendix ii.)

en trouva un. Citait dans les villes que les richesses mobiles pouvaient le plus difficilement s'apprécier : on obligea les sujets habitans des villes à choisir un certain nombre d'entre eux pour venir en parlement, lorsque le général , les lieutenans , les aumôniers et les soldats seraient rassemblés, répondre à toutes les questions qu'on voudrait leur faire sur la fortune de leur bourg , de leur cité , de leur commune ; dire tout ce qu'ils pouvaient supporter , et s'il y avait lieu d'exiger plus. On leur faisait signer les actes d'impôt, pour qu'ils n'allassent pas ensuite résister aux collecteurs, et différer ou refuser le paiement, pour qu'ils fussent pris en quelque sorte par leur parole '.

La dernière classe de l'armée, les chevaliers, n'ayant que de petites portions de terre, et ne pouvant point, comme leurs supérieurs, prendre à discrétion sur le bien des vaincus , s'étaient mis à pratiquer l'industrie , et à ajouter le revenu de leur propre travail à la part qu'ils avaient aux revenus des sujets. En prenant les arts de ces hommes, ils en prenaient les mœurs , et peu à peu se mêlaient à eux. Dans les premiers temps, lorsqu'ils étaient appelés, ils se tenaient en conférence commune dans un même lieu avec leurs officiers , avec les lords spirituels et temporels ; après que des bourgeois et des membres des communes eurent été mandés au parlement, les soldats se séparè-

* L« premiw appel des dépotas dc« bourgi fat fait par le TÎngt-troiaiiaie sUtnt d'£don«ttl I*' , en 1295. « He iiaued writt to the akerifi , eajoiaiB^ them to lend to parliament two depnties from each borough with in their conaty , and theae prorided with sufBciflnt powen from their comaranity to consent, in their aame, to what he and hja conacil ihoald reqvire of them. ( Hnme*s hiatory , ch. ziii.)

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reni de leurs chefs ; et réuDÎs aax bourgeois , ils délibérèrent avec eux dans un lieu à part '.

Telle est Porigine de la chambre des communes dans le parlement d^Ângleterre. Ce n^étaitpas volontiers que les villes envoyaient des députés; car il fallait ^u^elles prissent sur elles les frais de leur subsistance dans ce long séjour , loin de leur travail et de leurs affaires. Ce n^était pas volontiers que les députés venaient se présenter , obligés qu^ils étaient de suspendre les occupations qui nourrissaient leurs familles , pour aller déclarer exactement , devant des maîtres dont ils voyaient toujours le bras levé, combien , sans les faire périr, on pourrait désormais leur ôter du produit de leur peine et de leur industrie >.

(1300 — 1400.) La convocation des délégués des communes fut trouvée commode et passa en usage : on ne manquait pas de les appeler toutes les fois qu'il s'agissait de faire des levées d'argent '. Dans le 14« siècle , l'armée commença à faire des excursions hors du pays pour acquérir de la terre et du butin. Il fallait pour ces entreprises des armes, des bagages,

i Cette réanion n*eiit point Heu toat d'nn coup, et pendant queltjae temps les boargeoû conTOqaés aiégèrent i part des chevaliers , comme à part des hanta barons et de la cour dn roi. Souvent après sToir répondu ans demandes et accéda am taxes , ils retournaient chex eux , quoique le parlement ne fftt point dissous. ( Hnme's history, ck. uti. )

a Vo intelligence conld be more demgreabie to any boroagh , than to find theat tliej mustelect, or to any indiTidual than that he was eleeted. (Hnme*s kistorj-, d>. ztii.)

3 Richard II fit nn statot pour ordonner expressément aux Tilles de nommer des repr^sentans. (Clatke, ck. x*'.)

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des provUîoQs. Les bour^ois étaient souvent c<k&suites <.

A force de voir ses vainqueurs face à face, la bourgeoisie les redouta moins. Elle ne vit pins le conquérant armé , exigeant , sous peine de la vie \ il lui parut comme un voleur mal assuré , prêt k capituler, et elle songea à faire des conditions. Engagée dans des entreprises industrielles plus étendues, le besoin plus pressant d^avoir en toute occasion des sommes disponibles , la tenait éveillée sur les demandes : elle était plus sensible dans sa propriété. Les députés apportèrent les plaintes de leurs commettans, et se mirent à plaider pour eux. G^est ainsi qu^une institution destinée à favoriser les exactions , allait se retournant contre ceux qui Pavaient appelée à leur aide , et tendait à garantir les hommes subjugués contre la rapacité de leurs vainqueurs >.

Long-temps le général de Parmée , le roi n'avait eu qu'à se montrer, qu'à parler, et le peuple sujet, se figurant encore à ce seul aspect toutes les horreurs de l'invasion , le ravage , l'incendie , le massacre , baissait le front , et se laissait frapper, de crainte que

■ Lot mvaMOiw «n Fnnce cooMncncèraot raea 1340, tvm W rigne d'âd^mrd II, .

• Dwingtka retgn of Uearj IV (1400) lli«lKNiMorc(wimmul>cga]i to aMOMM povran , wkick had aot been enrt u t i hj dMtr preJacB M Ow. Thrj maintaincd the pnctiee of sot gnatiag waj wpfij hehn thejr neciwi «■ ancwer to Ikeir p^titjpiu; wkick wm a tawt maoner of baivautiig widi ike prince. (Hvmc't bûtory, ch. xtiii. )

L« prenier «xemple d'oppof itioB d*iiB membra de la chanibM des toiwji i lUM demande d'argent, fui donn^ par Thonat Morai en 15Q9, (Voj, Sarington , Remarque* aur les anciens statuts. )

DIS liTOLOTIOflS 0*A9fiLITIlRB [ui?].. f»

la d«slmetâ<Mi me^ punît auffaiUt la voÎQdre fésistance '• C'était la subordiqation oatvrelle , calle du faible fléohÎMant aoq« la foroe. Mais qii^nd on fat déjà loia de cet tempt , quand le «ouTenir ne Us retraça plus que liifaleiient, quand la terreur cessa d^étre la preiiière impression , et qu*on put raisonner avant de craindMt cette suln^înation se relâolia. hs ▼ainqueur le sentit; et pour qu'on ne s'avisât pol«t de se mesurer à lui , et d'attendre PelTet après la meniiee, il invoqua à l'eppai de ses volontés, m» tiea de aoQ pouv<Hr déterminé , «ne puissance mystériense euf^eure à toute forée humaine. Du moment q^ la pensée put venir aux sujets de mesurer raclîwi de leurs maîtres , la pensée vint aux maîtres de soustraire leiw action à tout calcul.

( DMHK-lfiOO. ) Us proclaiBdrent solennellement leur diH>it, comme un droit sacré, un droit divin. Celait Bien qui avait tiré Tépée , qui avait vaincu par eux, qu« puétendait se maintenir par eux dans sa conquête. Ceat avec cet appui que leur volonté se présentait à fimagination des subjugués. Et tous se laisaieiit alors devant un doigt levé yerê le ciel, comme autrefois devant une main mise à la poignée du sabre.

■ La prorinee de Northqmberluid , punie par le cooqn&snt , derait encore , aprie ploâean siicles , prÀenler aux yeu un exemple terrible. Celte centime de floisaate i^ies dVleiidne , arait iU si bien cUti^ , que , l'es^ution finie, on n*j troarait pins ni nue maison , ni nu arbre, ni un dtro yivant. Lea tronpeanx aTaient été sûsiB, les iastrumens de trarail brises, et ]es bomméa nns dumi» dans les forlts, oà ils tombaient par miUtcrS) morts de faim et de froid. (HmM*a Vialoqr , ch. |t .)

Dans la barbarie des premiers temps , cette sanction divine de la propriété conquise avait quelque chose d^utiie, en ce qu^elle arrêtait par une force mystérieuse le brigand qui voulait acquérir devant le brigand possesseur, et terminait ainsi les guerres, qui, sans cela, nVussent jamai» eu de fin. Les coutumes juives consacraient ces maximes, et cVst sur leur tradition que fut fondé le dogme moderne de la divinité des puissances. Mais la nouvelle doctrine était loin de ressembler à Fancienne. Ce n^était pins le propriétaire se tournant vers ceux qui voulaient le déposséder , et leur criant : « Ne regardez pas ma force et la vôtre ; il y a derrière moi quelqu^un plus fort que moi et que vous, qui possède ces ' choses dont je n^ai que Pusufruit ; et c^est a lui que vous aurez affaire '. » Un homme disait à d^autres hommes : « Vous êtes à moi ; vous m^êtes échu« par une volonté supérieure à nous : celui qui veut que je vous possède vous regarde , et me soutient. » La conviction devait plus difficilement s^obtenir.

Pourtant, les pauvres sujets tout ébahis crurent d^abord , et s ^humilièrent : quand un prêtre proclamait ces axiomes, on n'osait douter. L'homme par qui Dieu s'exprimait d^ordinaire, pouvait-il jamais ouvrir la bouche sans que ses paroles vinssent de Dieu ? Mais le temps arriva oii ceux qui voulaient

« « La possession de ce qni appartient à votre Pieu , disait Jophté ao clef des Ammonites , ne vous est-elle pas légitimement due ? nous possédons au mCme titre les terres que notre Dieu vainqueur s'est acquises. » TTonnc ea qo« poftsidet Deus tans tibi jure de bentur ? quœ antem dominus Deus nostcr vicror obtinait, in nostram cadnnt possessionem. (Jug. 3, ch. xi , verset 24 )

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qa*oii les ayonât maîtres ne se crurent pas assez soutenus par le clergé seul , et voalurent renforcer en quelque sorte ^autorité de la foi par rantoritë 'de là raison. Ils ameutèrent les légistes , sans voir que cette défense n^allait point à leur cause , et que le terrain où ils se retranchaient serait bientôt un camp ennemi. Rédigé en propositions mystérieuses , le droit divin repoussait Fexamen; le traduire en argumens logiques , c^était invoquer les discussions et livrer tout à ]a controverse. Les dogmatiseurs ne trouvaient point d'adversaires , les raisonneurs en furent assaillis. Chaque proposition jetée en avant , en faisait sortir une contraire. Â ceux qui prouvaient par syllogismes que les vainqueurs avaient le droit de posséder les , vaincus , les vaincus répondaient dans la même forme qu'ils avaient le droit de n'être point possédés. Mais / Dieu , disaient les premiers , vous a donnés à eux^ mais Dieu , répliquaient les autres , long-temps auparavant, nous avait donnés à nous-mêmes.

Telle était la situation dés choses et lés rapports qui existaient entre les maîtres et les sujets , lorsqu'on l^année 1601 , un avocat, député à la chambre des communes, parlant à l'occasion d'un subside demandé par la reine Elisabeth , commença ainsi son discours : « Je m'étonne que la chambre s'arrête à délibérer maintenant si un subside sera accordé et dans quel délai il sera payé. Ne savons-nous donc pas que tout ce que nous avons appartient à sa majesté , et qu'elle peut légitimement exiger de nous ce qu'il lui plaît d'exiger? » A ces mots il fut interrompu par des huées et des éclats de rire. Le président imposa silence ; et '

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