SUITE DU MÊME SUJET
Caractère des partis politiques. — Les déistes. — Les presbytériens. — Les indépendants. — Les royalistes. — Les militaires. — Le peuple
Quel a été le talent de Cromwell ? quelles ont été les fautes de Charles 1 er ? Comment l’un a-t-il gagné la puissance? comment l’autre l’a-t-il perdue? Est-ce l’hypocrisie ou le fanatisme qui ont fait la fortune du premier? est-ce un recours trop brusque à la force , ou l’emploi malavisé de la ruse, qui ont défait la fortune du second? Voilà des questions qu’on entend souvent proclamer comme les points fondamentaux que doit résoudre l’histoire de la révolution anglaise. Ces divers problèmes fourniraient sans doute de bons préceptes sur l’art de devenir despote, et sur l’art de se maintenir despote; mais il n’est pas facile de dire quel profit en pourraient tirer ceux qui ne prétendent qu’à vivre en paix avec autrui et avec eux -mêmes. D’ailleurs, ce n’est point de Charles Stuart ni d’Olivier Cromwell qu’il s’est agi dans la révolution d’Angleterre; c’est du peuple anglais et de la liberté.
Infortunes royales! génies des fondateurs d’empires! voilà les mots qui ont encore le plus de prise sur notre pitié ou sur notre admiration. Que les malheurs d’un roi
1 Censeur Européen du 12 juillet 1819.