‹ Dix ans de journalisme mélangesChapitre 23 sur 25 · M. LARUE · texte numérisé non relu

M. LARUE

Ainsi les maréhands-tailleurs vous demandent si vous voulez que votre pantalon soit #ght ou loose ; les marchands de nouveautés proclament qu'ils débitent des w#archandises sèches (dry goods) : ce qui fait supposer tout naturellement que leurs voisins vendent des marchandises mouillées. Les commismarchands vous présentent des gants de kid, et s'offrent à les s#yetcher. lis veulent vous vendre üñé scarf, un cloud, des oops, au plus bas prix, pour du cash, parce qu'ils clairent leur magasin et vident leur s/ock, Ils afûchent parfois dans leurs vitrages des placards impayables ; tout le monde a vu celui-ci: Grande vente pour vider.

Les marchands de farine exposent à vos yeux des sirples (pour samples, échantillons) de leurs produits.

Il est, entre bien d’autres, une tourgure de ‘phrase dont les avocats abusent singulierement et qu'ils devraient bien, une fois pour toutes, bannir de leurs locutions judiciaires. A tous moments, vous les entendrez s’écrier : ‘ Vos honneurs Savez, VOS nneurs comtbrenez.” La construction grammaticale exigerait certainement: ‘Vos honneurs savent, vos honneurs comprenhent..” Le verbe voir, paraît-il, à la troisième personne du singulier du futur présent, eccolé au mot ‘ Votre do aurait une consonnance dé- Je n’en

de leur déplaire, rien les embarrasse moins que de vous caprasser.

Personne n’en doutera.

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