‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 6 sur 131 · LE CULTE ^U MEHVBILLBUX A LONDRES. S · texte numérisé non relu

LE CULTE ^U MEHVBILLBUX A LONDRES. S

l^s Anglais, peuple vaisonaeiir et qui se vante d'être éclairé, couraient en foule auiç séances des frères Daveur pQft, et &^ revenf^ient ^s^i^s un état d'extase. J'étais biefi aipç de savoir jusq^'^ quel point ils conservent, aprë^ c^)a, le droit de rire de la fiole de saint Janvier, et de ha^saer les épaules quand on leur parle de l'Iii^maculée Cpnceptlon.

Je me rendis à Qaaover-Square, accompagné d'un ami. Nous entrons. L'hoipme aux billets était à la porte, s^lument comme dans un théâtre. < Halte-là, mes- ^eurs ! T- Combien faut^il payer ? — Il y a des places à 1 sbellings 6 penee, d'autres à 5 shellings. — Nous noua contenterons de cellesrci, — Fort bien, messieurs. > Là-dessus, noi^s prenons nos billets en donnant chacun 5i shellings. < Désirez-vous assister à la séance de la cl^amhre npire? demanda l'homme, — Mais, sans doute. TT Pfi^ns ce cas, c'est 10 ^ellings 6 pence de plus à payer, ik Au premier al^urd, cela nous parut un peu cher; ^ais noiJ\$ réflécbinfws^ ^e tous les sacerdoces ont besoin d'argent : « Po^rT^rflien de TÉgl^e, s'il vous plaît ! » £t c'est une mode qui date de loin. Les villes grecques là'e^voyaient-elles pas à Delphes de riches présents, et ne spieltaient-elles pas leurs trésors en dépôt dans le temple où se ren4aient les oracles?

ftous fûmes admis dans le sanctuaire. Il y avait afflu-. ejf/çj^ ^ fi^èles^ et )e^r recueillement nous toucha. Sur ipfB plater-forme^ bordée par une rangée de quipquets, ^-r c'était l'autel du lieu, — r s'élevait une espèce de grand tali^T^^cie, ou, comme diraient les profanes, une espèce de gi^and cat)i9;et portatif, capable de contenir trois per^ sonnes assises, et ayant de^ux portes. C'était une construcr tioM ^n planches, fort grossière, partant fort économique. $ou^ f eixuurquàmes avec édification qu'un culte administré ^ îff, siQjf'ie faisait de groj^s receUes et avait bien peu de

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Un monsieur qui ne portait pas de chasuble, et qui se nomme, je crois, Ferguson, s'avança sur la plate-forme. Il nous dit d'une voix sonore et du ton que dut prendre Bourdaloue lorsqu'il prêcha l'Avent devant Louis XIV, que les frères Davenport avaient donné, dans Londres ou dans le voisinage, deux cenls séances au moins, publiques ou privées; « qu'ils avaient démontré la suprême importance de leur mission devant les hommes les plus éminents de l'Angleterre, — il ne les nomma point; — qu'aucun d'eux n'avait vu vestige de fraude dans ce qui s'était passé sous ses yeux ; et que le monde des esprits n'avait qu'à se féliciter de l'accueil qu'il avait reçu en Angleterre. » Il frappa, en passant, de la flétrissure qu'ils méritent les escamoteurs qui, tels que Anderson et Tolmaque, ont la prétention absurde de faire, par des moyens naturels, ce que les frères Davenport font au moyen de l'intervention des Esprits; — il ne mentionna point les esprits toutefois, ne voulant pas, je pense, invoquer leur nom en vain. Il couvrit de confusion les journaux qui, tels que le Morning Star, s'étaient permis des plaisanteries hérétiques. Il réclama pour les phénomènes dont nous allions être témoins, sinon le respect dû au sang liquéfié de saint Janvier, au moins celui que l'électricité nous commande. Moins prudent en cela que le rédacteur presque divin de l'encyclique du 8 décembre, il s'abstint de maudire la science, mais observa judicieusement qu'elle a ses mystères. Il conclut enfin par des remerciements qu'il adressa au public anglais pour sa bienveillance, et des remerciements qu'il ne put s'empêcher de s'adresser à lui-même pour son dévouement au principe, — il ne nous apprit point lequel.

Cette harangue éloquente finie, le public fut invité par l'orateur à désigner deux personnes. Le public désigna un capitaine dont le nom m'échappe, et un acteur bien connu du Royal-Olympic-Théàtre, M. Alfred Wigan. Ces

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