LES ÉLECTIONS MÉTROPOLITAINES
13 Juillet.
^ II n'y a donc plus à en douter, les opinions libérales dominent en ce moment dans la cité de Londres. Là, le parti conservatiste a eu beau s'épuiser en efforts de tout^ nature, dépenser des sommes considérables, mettre en mouvement toutes les influences diverses dont il dispose : il n'a pu faire passer ni M. Lyall ni M. Fowler, et les quatre candidats libéraux sont restés définitivement maîtres du champ de bataille.
Encore est-il à remarquer que le nom qui figure en tête de la liste est celui de M. Goschen choisi précisément parce qu'il n'est pas une réforme utile qui n'ait trouvé en lui un ardent avocat. En le nommant, les électeurs de la Cité ont voulu le récompenser surtout d'avoir servi la cause de la tolérance religieuse, de s'être associé sans réserve au grand mouvement qui avait pour but d'ouvrir les universités aux dissidents, aux catholiques, aux juifs.
Voilà un résultat significatif de bon augure, car il n'est pas de corps électoral en Angleterre qui puisse se flatter de l'emporter sur celui de la Cité de Londres, sous le rapport de l'intelligence, de l'importance, de la richesse. C'est là que l'aristocratie commerciale a son siège, j'allais dire son trône. C'est là que brûle le foyer des idées qui, à tel mom.ent donné, lui sont chères. C'est là que l'on peut juger, mieux que partout ailleurs, du véritable esprit qui l'anime. Si donc le principe de la tolérance religieuse est
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