‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 12 sur 106 · C'est M. Rright qui a cité cet exemple · texte numérisé non relu

C'est M. Rright qui a cité cet exemple

Trailes unions s'arrangent de manière à Iraverser Londres, au nombre de deux cent mille hommes? Qu'il insiste, et je ne doute pas que ses vœux ne soient bientôt exaucés. En attendant, il n'aura pas perdu sa peine, s'il est vrai que le peuple ait résolu d'aller, samedi prochain, ramasser, dans Tratalgar square, le gant qu'on lui jette.

De ce qui précède, que conclure? Qu'en Angleterre, comme partout, Thisloirc des partis est un drame dans lequel il entre une forte dose de comique, et qu'en Angleterre, comme partout, les privilèges ne se rendent qu'à la dernière extrémité. Mais d'où vient que cela n'empêche pas le progrès de s'y développer d'une manière plus sûre et plus régulière que partout ailleurs? Cela vient de ce que la vie publique ici a une expansion admirable, et s'affirme par des manifestations libres, dont la puissance morale s'impose aux partis, désarme leur ambition, fait taire leurs rivalités et change leur égoïsme en prudence. Je vous ai montré le côté plaisant du spectacle ; je ne vous en ai pas caché le côté triste. Mais n'y a-t-il rien de solennel dans celte leçon qu'il nous donne : compter sur les institutions plus que sur les hommes ; la liberté n'est bien servie que par la liberté?

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