DES COMMUNES (15 JUILLET
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Pendant qu*à Londres on était en train de banqueter et de danser, la Chambre des communes votait, aux applaudissements du parti libéral et au milieu d'un morne silence gardé par les conservatistes, un bill qui porte dans ses flancs une révolution, ou, si vous Taimez mieux, une évolution aussi profonde qu'inévitable.
Le bill de réforme par lequel un ministère conservatiste vient, chose étrange, d'inaugurer le règne de la démocratie en Angleterre, a été adopté par la Chambre des communes le 15 juillet. La date vaut qu'on la retienne : elle marquera dans l'histoire de la nation anglaise.
Tout a été extraordinaire dans les circonstances qui ont amené cet événement mémorable.
La tragédie a été comique, et la comédie, tragique.
Chacun a joué un rôle qui n'était pas le sien : chacun a eu sujet de s'applaudir de sa défaite et de déplorer son succès.
Les timides ont constitué le parti de l'audace.
Les audacieux ont eu peur.
Les tories se sont transformés tout à coup en artisans de révolutions.
M. Disraeli s'est fait le metteur en œuvres des idées de M. Bright.
Le pouvoir reste à ceux dont les principes succombent; il est enlevé à ceux qui obtiennent beaucoup plus qu'ils n'ont demandé.