‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 67 sur 106 · Easiern papers · texte numérisé non relu

Easiern papers

esprits en Angleterre une force à laquelle lord Aberdeen lui-même dut céder. La politique des Tuileries l'emportait. Comment l'empereur Nicolas aurait-il pu admettre sans déshonneur qu'on chassât son pavillon d'une mer qui baignait une étendue si considérable de ses domaines? Lord Palmerston reprit sa place dans le conseil.

A partir de ce moment, la guerre était devenue inévitable : elle fut déclarée le 28 mars 1854, et le coup d'État cle décembre fut sanctionné de la sorte par une alliance offensive et défensive avec l'Angleterre.

Mais cette alliance imposait à ceux qui la contractaient la nécessité de tomber d'accord sur la façon d'attaquer par mer la Russie; et, comme l'Angleterre et la France n'avaient pas jusqu'alors professé la même doctrine touchant les droits des neutres, il fallait qu'à cet égard l'un des deux gouvernements se rendit. Ce fut l'Angleterre qui céda. Par l'effet de quelle influence? L'exposé qui précède a dû vous le faire pressentir. Seulement, l'influence de lord Palmerston se combina, pour ce qui regarde les droits des neutres, avec de hautes considérations de prudence nationale, et il arriva, en cette occasion, ce qui, heureusement, est arrivé plus d'une Ibis dans l'histoire des événements mémorables : de petites passions, des vues particulières et des intérêts Secondaires se trouvèrent aider au-triomphe d'une cause juste.

288 DIX ANS DE L'HiSTOlRB D'ANGLETERUK.

Page 1