M. DISRAELI ET LA QUARTERLY REVIEW
y occupaient une maison. Qui combattit cette motion et la fit rejeter? Pitl.
Plusieurs années s'écoulèrent sans qu'il fût question d'une « réforme parlementaire », et, quand elle fut de nouveau remise sur le tapis, par qui le fut-elle? M. Grey, qui en 1797 soumit à la Chambre des communes un plan de réforme avant-coureur de celui qu'il fit triompher plus lard, appartenait-il au parti tory?
Appartenait-il au parti tory cet Erskine, ce Fox, en qui la motion de M. Grey eut de si éloquents sontiens?
Était-ce un tory, que sir Francis Burdetl, qui, en iSGO", d'abord, puis en 1818, demanda le suffrage universel des districts égaux, le scrutin secret et des parlements annuels?
Était-ce un tory que lord John Russell, qui, par ses motions de 1820, de 1821, de 1822, de 1826, de 1828 et de 1830 avança la cause de la « réforme parlementaire » au point de la rendre absolument inévitable?
En revanche, il était bien tory, tory pur sang, ce fameux duc de Wellington, qui, en 1830, aux applaudisse^ ments de son parti, déclara en propres termes qu'il n'y avait rien à changer au système existant; qu'il était parfait, et que lui, duc de Wellington, ne souffrirait pas qu'on y touchât, tant qu'il serait aux affaires.
Vous savez ce qui résulta de cette déclaration célèbre. Le ministère tory fat jeté par terre; il céda la place à un noinistère v^igh, <;onduit par le comte Grey; et ce fut à ce ministère wigh, s'il en fut jamais, que l'Angleterre dut, malgré la résistance désespérée des tories, le bill de réforme de 1832.
M. Disraeli n'ignore rien de tout cela ; mais, s'il disait la chose qui est, serait-il M. Disraeli ?.
360 DIX ANS DE L'HISTOIRE D'AxNGLBTERRE.