‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 90 sur 106 · LA NOTE FRANÇAISE ET LES JOORNAUX ANGLAIS · texte numérisé non relu

LA NOTE FRANÇAISE ET LES JOORNAUX ANGLAIS

6 novembre.

Un coup de tambour! La dépêche de M. de Moustierest un coup de tambour.

Aussi les inquiétudes redoublent. Hier, on craignait la guerre ; aujourd'hui, Ton y croit.

Si elle éclate, qui en répondra aux yeux de l'histoire?

En attendant que l'histoire se prononce, il est bon de recueillir d'avance les témoignages contemporains.

Pour ce qui est de l'opinion de l'Angleterre, elle ne me paraît pas devoir être douteuse. Ou a désapprouvé ici la convention de septembre, on y a désapprouvé l'expédition de Civita-Vecchia, et l'on y désapprouve la dépêche de M. de Moustier. Cette dépêche est jugée discourtoise, arrogante. 0(l y voit comme un parti pris d'humilier l'Italie ; on la rapproche de la circulaire du général Menabrea, et l'on dit : (i C'est un dialogue entre le raisonnement et la force. » Le gouvernement italien donne ses^raisons; le gouvernement français déclare ne les vouloir pas discuter. On se demande ce que signifie cet appel indirect à labrutale logique de Tépée. On est péniblement surpris de la € pénible surprise » éprouvée par le gouvernement impérial, à la nouvelle de l'entrée de l'armée italienne dans les États du pape ; et Ton trouve singulier qu'il ne soit pas permis à des Italiens de s'approcher de Rome, ville italienne, lorsque des Français reçoivent ordre d'y entrer. Le Times fait ressortir en très bons termes ce

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