UNE NOUVELLE A VÉRIFIER
26 avril.
Voici une nouvelle qui n'a pas encore transpiré dans le public, dont je ne trouve aucune trace dans les journaux de ce matin, mais que je tiens d'un personnage auquel sa haute position donne les moyens d'être bien renseigné sur les choses de la politique et sur se qui se passe dans les coulisses de la diplpmatie.
Frappé de la prise de Richmond, inquiet des conséquences que la soumission, désormais inévitable, du Sud doit avoir sur le sort du nouvel empira mexicain, et coavaincu que la grande république américaine, quitte delà guerre civile et débarrassée de l'esdavage, sera plus entreprenante, plus fière, plus puissante «que jamais. Napoléon aurait soumis an gouvernement anglais, par l'intermédiaire de lord Cowley, l'idée d'une alliance spéciale, en vertu de laquelle il s'engagerait à défendre, au besoin, le Canada, à condition que l'Angleterre prendrait, de son côté l'engagement de prêter mâin-forie, s'il l& fallait, aux Français dans le Mexique.
Si cette suggestion arrive à l'importance d'une proposition formelle, je doute fort que î'oflre soit acceptée.
D'abord, ainsi que j'ai eu souvent ockcasioA de vous le dire, le gouvernement anglais n'a aucune confiance dsum les Tuileries. Il regarde tout projet venant de là comme un piège, et cette disposition d'esprit est particulièrement celle de lord Russell.
Pourquoi s'en étonner? Il est certes bien naturel que