‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 50 sur 117 · SYMPATHIE DE L'ANGLETERRE POUR JEFFERSON · texte numérisé non relu

SYMPATHIE DE L'ANGLETERRE POUR JEFFERSON

nourrit : voilà toute la différence. Je pus juger, dès cette époque, et il a suffisamment montré, depuis, par son rôle dans la guerre civile, qu'il appartenait au démon du fanatisme esclavagiste.

Dieu me garde de conclure de tout cela qu'il faille, sans plus attendre, flétrir comme complices de Booth les Jetferson Davis, les Jacob Thompson, les George Sandersî Non. Plus l'accusation est terrible, plus il convient de ne l'admettre que lorsque le doute a cessé d'être permis. Je ne fais d'ailleurs aucune difficulté de reconnaître qu'il y a quelque chose de frappant dans la véhémence même avec laquelle, dans des lettres rendues publiques, MM. Beverley Tucker et Sanders se défendent d'avoir participé en quoi que ce soit au crime du 14- avril et d'avoir jamais connu l'exécrable héros de cette tragédie sanglante. Mais, je le répète, s'il y aurait précipitation peu équitable à conclure dans un sens, la précipitation et l'injustice ne seraient pas moindres à conclure dans un sens opposé. A l'heure qu'il est, il y a dans les cachots du gouvernement Kdéral vingt-trois prisonniers, accusés de complot. Leur procès a dû commencer le 5 mai, à Washington. Si les preuves dont il est question dans la proclamation du président Johnson existent réellement, nous ne saurions tarder aie savoir. Ce qui, dès à présent, ne paraît guère douteux, c'est que le projet d'enlever M. Lincoln avait été, en tout cas, préparé de longue main à Richmond, et devait être un des anneaux de cette chaîne d'exploits qui commence à la saisie du Gheasapeake et se termine à l'effroyable tentative faite pour incendier New-York?

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