‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 5)Chapitre 32 sur 62 · LA REINE · texte numérisé non relu

LA REINE

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slincts et soit plus capable de représenter au dehors sa politique. Avez -vous remarqué avec quel habile étalage d'orgueil patriotique il a constaté, au banquet de Douvres, que,, sur 150 000 volontaires, il y en avait près de 40 000 qui, aujourd'hui, étaient en état de marcher côte à côte avec les troupes de ligne? Et comme il a fortement insisté sur ce que présentait de glorieux ce mouvement des volontariresî Et comme on l'a chaudement applaudi, lorsqu'il a prononcé les paroles suivantes : d: Nous acceptons franchement la main droite de l'amitié quand elle est tendue, et nous ne la repoussons pas avec défiance, même dans le cas où nou» verrions la main gauche saisir la poignée de l'épée ; mais quand il en va de la sorte, jeter au loin notre bouclier serait le comble de la folie ! »

Mieux que personne,lord Palmerston saitce que parler veut dire. Habituéaux réticences du langage diplomatique, etpasse maître dans l'art de ne pas exprimer ce qu'il importe de laire, i 1 n 'est pas homme à quêter des applaudissements, entre la poire et le fromage, par des menaces hors de saison et de vaines rodomontades. Vous pouvez donc voir dans son discours la preuve certaine de cette défiance profonde que les Anglais nourrissent à l'égard de laFrance. Cette défiance, je vous la signalais dans ma dernière lettre : il vous est facile maintenant déjuger si mon appréciation était fondée!

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