A y ear of révolution in Paris, p
Louis-Philippe ne s'embarqua pas à Rouen et ne descendit pas la Seine. 11 s'embarqua sur un bac à Honfleur,avecua Anglais qui passait pour son neveu. Le roi et la reine débarquèrent au Havre, se séparèrent, et se rendirent, par des routes différentes, au bateau à vapeur anglais, le roi avec le général Dumas, et la reine donnant le bras au consul anglais. Louis-Philippe ne revit la reine que lorsqu'ils étaient en pleine mer et hors de danger. Voilà pour le conte vulgaire de c Où est ma bonne vieille? » Mais ce qui suit est plus grave. Un rapport détaillé des faits fut adressé tout de suite par le consul anglais à lord Normanby, à Paris, et au ministre des affaires étrangères, à Londres. Lord Palmersion mit ce rapport sous les yeux de la reine d'Angleterre, qui ordonna qu'il fût imprimé et déposé an. bureau des affaires étrangères, dans la collection des papiers historiques. Copie du rapport imprimé et déposé fut envoyée, seconde communication des mêmes circonstances, à lord Normanby: Maintenant, comment est-il possible qu'ayant devant lui un document authentique, dont il lui était si facile de vériûer point par point l'exactitude, lord Normanby ait cru sage et loyal de publier, de ce tragique événement, une version si complètement différente de la version vraie *? »
On le voit donc, le défenseur officieux et presque toujours officiel du duc de Modène n'a pas toujours été aussi tendre qu'aujourd'hui pour les grandeurs déchues. Il fut un temps où il noircissait de la même encre le visage des républicains et celui d'un roi qui avait été son hôte. En fait de dénigrement, il ne se croyait obligé de dire la vérité ni sur les peuples ni sur les rois. Aujourd'hui, à ce qu'il parait, il a perdu cette haute impartialité : il ne calomnie plus que les peuples.