CONSTITUTION FINANCIÈRE DE L'ÉGLISE ÉTABLIE D'ANGLETERRE
On commence à se préoccuper vivement dans certains cercles des progrès du catholicisme en Angleterre. Ces progrès sont réels : mais le protestantisme n'est pas près, soyez-en sûrs, de mettre bas les armes.
. Il y a quelque temps, l'archevêque d'York prononça à ShefQeld un discours qui mettait en lumière, par des chiffres d'une signification frappante, l'ardeur du sentiment religieux qui anime l'Angleterre protestante.
Le but de ce discours était d'obtenir de l'argent, assez d'argent pour bâtir à Sheffîeld, au moyen de souscriptions volontaires, sept églises nouvelles.
31 200 liv. st., tel était, selon les calculs du Très-Révérend père en Dieu, la somme requise. Eh bien, les membres d'un metting privé souscrivaient d'enthousiasme, et séance tenante, jusqu'à 3800 liv. st., et l'archevêque put citer dans sa harangue le nom d'un M. JohnBrown qui avait offert hic et nunc 5000 liv. st.
Un simple individu, donnant de la main à la main^ 125000 fr. pour la construction d'une église! ces choseslà ne se voient qu'en Angleterre. Y trouvera-t-on une preuve de plus de la marche conquérante du catholicisme dans la patrie de Latimer et de Ridley?
Et ce n'est point là, remarquez-le bien, Teffet d'une générosité de circonstance. A Bradford, on a bâti, depuis 1860, sept églises, qui n'ont pas coûté, à la libéralité des fidèles, moins de 25000 liv. st. Ajoutez à cela, que dans