‹ Dix ans de voyages dans la Chine et l'Indo-ChineChapitre 18 sur 69 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

l SMÇ'Kong. — Oesiriptioa de l'Jle. — La clL« ilc Vicluria. — Ba condilioti précëdcnle. — Sa populnUon Indigène el ètran^re. -~ Lm placo du marché. — Les artistes de Ilorig-Kong.— Les cabaret». — Tal-piii^-sham. — La vie à Hong-Kong, (wipi'ellR cnille. — Un étrange avenluiier. — Un missionnaire murmon.

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ïldetà jepiirlîspourlu culunio anglaise de Uoug-Koug. Hung-Kong

fut la première île que je visitai dans les eaux chinoises ; ce fut là que je recueillis mes premières impressions sur les Chinois chez eux, et que je formai la résolution, exécutée plus tard dans diverses provinces de Tempire, d'étudier les mœurs, les coutumes et les grandes industries de cet ancien peuple.

Hong-Kong, avec sa population mêlée, ses institutions et son gouvernement anglais, ses beaux édifices européens, et ses rues chinoises, ses églises chinoises, ses temples bouddhistes, occupe une position exceptionnelle sur le bord oriental du grand conti- . nent asiatique. Ce point, que rattache à notre petite île U131 cÂble électrique qui fait le tour de la moitié du globe, brille compie un phare politique au sein des mers chinoises, et n'a pas peu contribué à empocher la dynastie tartare de sombrer, à maintenir la paix, et à faire pénétrer la lumière d'une plus haute civilisation dans quelques-uns des coins les plus obscurs de la Terre des Fleura.

Nous avons de justes raisons d'être fiers de la politique qui a planté notre drapeau sur cette île désolée et Ta constituée colonie anglaise en 1843. 11 n'y a pas non plus lieu d'être moins fiers de l'esprit d'entreprise qui, depuis cette époque, a bâti une splendide cité sur ces rochers de granit, a fait disparaître les hordes de pirates qui infestaient les mers environnantes, et a réuni dans le port spacieux des flottes marchandes de tous les pays du monde ; et cependant, à certains égards, les changements accomplis ont donné lieu à quelques désappointements. La libéralité de notre administration, la liberté, la sécurité dont on jouit à l'abri de nos lois, ont fait de ce lieu un asile pour l'écume des cités chinoises et pour les coquins trop pauvres ou trop dépraves pour acheter l'immunité des peinesqu'ilsont encourues par leurs crimes en entrant dans les cloîtres bouddhistes de leur propre pays. Heureusement quelques-uns de ces mauvais sujets, trouvant chez nous un i^lus vaste champ pour ce qui peut leur rester d'énergie honnête, deviennent des citoyens respectables. Mais il n'en est pas moins vrai que la plupart d'entre eux sont entretenus dans nos prisons, ou vivent aux dépens de la communauté, européenne et indigène.

Quoique la position géographique de l'île soit bien connue, il ne sera peut-être pas hors de propos de dire quelques mots de sa configuration générale. En moyenne, elle a environ dix milles anglais de long sur quatre de large '. Une chaîne centrale qui court de l'est à l'ouest présente une série de pics déchiquetés, dont la plus grande élévation'ne dépasse pas l,900pieds(600mètres), et s'abaisse vers le rivage en une multitude de basses collines ou de rochers escarpés. Ce n'est plus l'île déserte et stérile d'il y a trente ans. On v

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