‹ Dix ans de voyages dans la Chine et l'Indo-ChineChapitre 26 sur 69 · Résidence offlciellc des hauts fonctionnnires chinois · texte numérisé non relu

Résidence offlciellc des hauts fonctionnnires chinois

2. Creek veut dire baie et aussi rivière^ el dans la phipart des cas l'ensemble du i*écit montre s'il s*açit d'une haie ou d'une rivière; niais ici, il n'y a absolument rien qui puisse édifier le lecteur; cependant baie semble, d*aprôs ce qui suit, être la signification la plus probable.

de petites pagodes, et de petites mares représentant des lacs, et de petits ruisseaux simulant des rivières sur lesquelles, çà et là, sont jetés de petits ponts de marbre jolis comme des joujoux. Après les belles fleurs et les fleurs rares, une des choses les plus curieuses à voir dans les pépinières de Fati, c'est le grand nombre d'arbustes taillés et contournés de façon à représenter des barques, des maisons, des dragons, etc. 11 y en a môme dont la croissance a été dirigée de telle sorte qu'ils forment des cages naturelles où sans doute les oiseaux se trouveraient mieux que dans les cages de bambou qui leur servent communément de prison. La manière dont on s y prend pour obtenir des arbres nains est digne d'attention ; la voici : sur un arbre ordinaire on choisit une branche et autour de cette branche on amasse de la terre végétale qu'on y lie au moyen d'un morceau d'étofl'e faisant sac, et qu'on entretient dans un état constant d'humidité, jusqu'à ce que la branche y ait poussé des racines. Alors on la coupe et cette branche devenue un arbre nain porte bientôt des feuilles, des fleurs et des fruits.

A quelque distance en aval de la baie de Fati*, du même côté du fleuve, se voient un certain nombre de Tea Hongs * et d'usines où l'on fait sécher le thé. J'y introduirai le lecteur, qui sans doute doit ôtro curieux de savoir comment se prépare cette denrée si estimée. Abordant à un large quai, nous le traversons et entrons dans une cour où des hommes pèsent du thé. Devant nous s'élève l'usine, grand bâtiment de briques à trois étages. Nous y sommes reçus par le propi iclairc lui-même, Tan Kin Ghing, pour qui nous avons une lettre d'inlrodurtion. 11 nous donne, pour nous montrer l'établissement, un de SOS commis qui nous introduit d'abord dans un immense mag;asiii où sont empilées des milliers de caisses de la dernière récolte. C'est là que les acheleurs viennent faire leur choix, et la façon dont ils procèdent est des plus simples. Ils parcourent le magasin, marquent au hasard plusieurs caisses, et celles-ci sont aussitôt emportées, pesées et examinées comme échantillons de toute la pile. Si les jéchantillons sont satisfaisants, la cargaison tout entière est embarquée sans plus de cérémonie, et il arrive rarement qu'un acheteur ait à se plaindre qu'une caisse n'ait pas le poids voulu ou contienne du thé d'une qualité inférieure. En eff'et, les bonnes maisons chinoises sont remarquables pour leur honnêteté et leur droiture. Je tiens d'autant plus à rendre justice aux négociants chinois, que depuis quelque temps le bruit s'est répandu ^ que,

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