Voir Tappeudice
Il y a, à Poab-bi * une petite rhapelle chrétienne, construite el entretenue par les naturels eux-mêmes; la seule dépense à U. . dwge de la miaùon consiste dans le traitement d'un acolyU indigène.
Je Tintai qadtpiealiabitalions que je trouvai propres, bien tenu^ et coofortablea. Toici quel en est le mode de construction.
On établit d'abord nne charpente de bambous, que Von garnit d treillis de roseaux on de brindilles de bambous ; ensuite on couvi le tout avec l'argile abondante dans le voisinage ; puis, quand celU ci est sèche, on applique une couche de lait de chaux fabriqué avQ la roebe calcaire que Von trouve à profusion dans ces montague|| Ces habitations forment généralement les trois cAtés d'un carrî j'en décrirai {dm tard l'organisation intérieure.
Dans tons les villages pépohoans je n'ai trouvé que deux nste siles qni témoignassent de quelque sentiment artistique ou d'Iu bileté aiteanique: les crosses de fusil et un piège fi rats qui ( réellement fort curieux. Chez les montagujirds, le rat est considél comme un meta d'une extrême délicatesse ; ainsi, l'invention de fl piège doit-elle former une des pages les plus importantes de 1 toire de leur race. Hais l'homme de génie qui l'a dK-ouvert senib atoir épnîsé dans cet t^lTorl tout ce qu'il lui était possible d'accntd plir en vue de la civilibation de ses compatriotes ; après l'exëcutia -de ce chéf-d*«Eravre, il s'est reposé pour toujours. ' Fembvtâ'llovn'/.— Nous quittâmes Poah-bi à sept heares du Q tin pour nous rendre A B;iksa, distant de vingt kilomètres. La n linée était splendide, tl le paysage se faisait peu à peu si beau q nous pouvions entretenir l'espoir d'être enlin quittes des tcrr ■effondrés sur lesquels s'était accomplie notre étape de la veille.
Vers dix heures, la chaleur devint écrasante. Les forces d'Aboi s'épuisaient et ses pieds étaient tellement meurtris que ndl ■dûmes ralentir le pas, de sorte que nous n'atteignîmes la vallée 4 Baksa qu'à raidi.
Ici aussi la population se précipita à notre rencontre: Des baQd| de jolis petits enfants trottinaient le long de la route en crian Peng-gan ! (la pais soit avec vous), tandis que plus d'une i calleuse s'étendait pour presser celle du docteur, lorsque i entrâmes dans te village, ou plulAI quand nous pénéir&mes dans i sentiers bordés de palmiers qui couvraient de leur ombre les c nés disséminées de ce paradis pépohoan.
Je pouvais actuellement me rendre compte de la r
I. Poati-l>i est l'une de la douzaine bu moins de stations fondéespir 1m œt^ sioimaireB appartenant t l'Église presbytérienne d'Angleterre. Los dupelles sont fréquentées assidûment par environ trois mille indigènes.
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avait fait donner à Tile, par les Portugais, le nom de Formose ; et cependant le paysage qui se déroulait devant nos yeux n'était, pour ainsi parler, que le premier plan du grandiose et sauvage panorama qui nous attendait dans Tintérieur. Une chaîne de mont.agnes se déroule autour de la vallée de Baksa, présentant çà et là des surfaces nues formant un contraste frappant avec la luxuriante verdure qui les avoisine.
La physionomie originale de ce paysage est due peut-être aux bambous qui, ici, atteignent des proportions exceptionnelles; quelques-uns ont jusqu'à trente mètres de hauteur. Dans Thistoire de Tai-wan il est dit que Formose renferme trente variétés de bambous (genre de la famille des Graminées), dont Tune atteint Ténorme circonférence de soixante centimètres.
Je crois devoir indiquer ici les usages nombreux auxquels est appliqué le bambou, plante qui figure en première ligne dans l'économie sociale de la population sur toute l'étendue de l'empire chinois. Si tout lui manquait^ sauf le riz et le bambou, ces deux plantes, j'en ai la conviction, lui fourniraient ce qui lui est nécessaire pour se vêtir, se loger et se nourrir; par le fait, ainsi que je vais le prouver, le bambou seul remplirait ce triple but.
Cette plante robuste ne réclame aucun soin et n'est pas difficile sur le choix de sa localisation ; quoiqu'elle atteigne, probablement son plus haut degré de perfection dans les riches vallées de Formose, elle pousse avec une vigueur à peu près égale sur le sol léger des versants de montagnes rocheuses.
On s'en sert d'abord pour établir autour des bâtiments d'habitation une barrière presque impénétrable de tiges armées de piquants et pour obtenir l'ombre rafraîchissante que produisent ses larges feuilles d'un vert pâle. Les maisons elles-mêmes peuvent être entièrement construites avec ses tiges et couvertes avec ses feuilles séchées. A l'intérieur, les lits et les chaises sont en bambou, ainsi cjue les pieds des tables, les seaux, les cruches et les vases à mesurer le riz. Du plafond descendent des tiges piquantes de bambou supportant du porc séché et autres provisions de bouche, que ces 4:hevaux de frise ^ mettent à l'abri de la dent des rats. Dans une encoignure on aperçoit le manteau et le chapeau imperméables des propriétaires, fabriqués tous deux avec les feuilles de la plante se recouvrant l'une l'autre comme les plumes chez l'oiseau. Les instruments d'agriculture sont, pour la plupart, faits de tiges de bambou durci ; les filets de pêche, les paniers de formes diverses, le papier et les plumes (qu'on trouve toujours dans les plus humbles habitations chinoises), les coupes à boire, les cuillers, les baguettes