‹ Dix ans de voyages dans la Chine et l'Indo-ChineChapitre 44 sur 69 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Commerce maritime dans la mer do Ciiine. — Dans le sillage d*un typhon. - 81ianghai. — Notes sur son histoire ancienne. — Incursions des Japonais. — Comptoirs étrangers à Shanprhal. — Paul Su, ou Sû-Kwansr-Ki. — La ville de Shangliaï. — Mingpo. — Soldats indigènes. — La Vallée do Neige. — Les montagnes. — Les azalées. — Monastère de la crevasse de neige. — Lo précipice de mille brasses. — Les moines bouddhistes. — Le Yang-tszé-Kian?. — Hankow. — Le hautYang-tszé. — Itchang. — Les gorges. — Le grand rapide de Tsing-tan. — Les lumières mystiques de la montagne. — Un désastre dangereux. — Kwei-fou. — Notre retour. — Kion-kiang. —Nankin ; son arsenal. — Mort de Tsing-Kwofan. — Superstition chinoise.

L'ouverture du canal de Suez a probablement produit un aussi grand changement dans le commerce chinois que dans celui de Tarchipel malais ; et ce changement n'est nulle part plus remarquable que dans le commerce de cabotage qui se fait sur les côtes de la Chine. Les vieilles jonques encombrantes, les lorchas (barques) et même les navires à voiles carrées tendent à disparaître devant les magnifiques steamers des compagnies locales qui font un service régulier entre les différentes stations depuis Hong-Kong jusqu'à Newtchwang. Les innombrables vaisseaux que possèdent en assez grand nombre les maisons de commerce particulières, aussi bien que les compagnies publiques, trouvent souvent, lorsque la saison du commerce des thés et des soieries n'est pas encore commencée, un emploi lucratif, soit en allant d'un port de commerce à un autre, soit en faisant de petits voyages jusqu'aux marchés au riz de rindo-Chine.

Ce fut pour moi une bonne fortune que de faire une excursion le long des côtes jusqu'à Shanghaï, dans un magnifique bateau à vapeur appartenant à une ligne privée, et employé pour le commerce du thé pendant une grande partie de Tannée, mais qui faisait, à cette époque, une croisière vers le nord en attendant que le marché au thé de Hankow fût ouvert, et par conséquent faisait escale sur sa route à une ou deux des localités dont nous avons déjà parlé.

Notre capitaine était un homme tranquille et simple, qui tirait vanité de son navire, de ses officiers, de son équipage et de sa

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