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— S'il en est ainsi, pourquoi donc ne venez-vous point à la prière ?
Il me répondit :
— Je suis occupé à nos grandes médecines ; je ne puis y aller moi-même, mais je disà mes jeunes gens (ni-t-oskiniginwiyiniwok) d'y aller.
Je comprenais qu’il disait un mensonge.
— Si tu voulais être chrétien, lui dis-je, tu laisserais là tes grandes médecines et ta faisance de Dieu ; tu donnerais l'exemple à tes jeunes gens qui le suivraient; je jette donctout le tort sur toi-même.— Si vous continuez de la sorte, je partirai et ne reviendrai plus.
— Oh! — s’écria-t-il alors, trahissant sa pensée cupide, — il faut toujours venir: — si tu ne venais plus, qui donc nous donnerait du tabac ?
Voyant le peu de succès de ma première halte de missionnaire, mais non découragé, je repartis vers la fin de juillet, et, quatre jours après, j'étais de retour à Saint-Boniface,