‹ Dix-huit ans chez les sauvages [microforme]Chapitre 16 sur 100 · DRE DE TIRE IEEE TE · texte numérisé non relu

DRE DE TIRE IEEE TE

ss fortebien, et

re d’un arrettes es.

rds d’un : — Les

rs s’emmonde

pparaisde notre

s à che- » calme. ions des

Le chef

Lous ar-

le galop igne de

nous re en-

chœur.

ent à la

SE

VOYAGES ET MISSIONS. 37 tête de trois cents des siens, et qu'ils cherchaiïent à combattre les Sauteux, leurs mortels ennemis.

Nous invitâmes le chef à amener sa bande dans nos campementis, ce qu'il accepta.

Quand les Sioux eurent dressé leurs loges près des nôtres, il fut résolu que, comme preuve de Ja paix qu'ils étaient venus chercher, une danse générale aurait lieu pendant la nuit.

Tandis qu’on faisait les préparatifs, le chef sioux, apprenant qu’il y avait parmi nous un missionnaire, entra dans ma tente avec quelques-uns des siens pour me saluer.

Dès qu’il fut assis, il me dit :

— Homme du ciel, si tu savais combien je désirerais, et pour moi et pour mes jeunes gens, un prêtre pour nous instruire, tu resterais certainement parmi nous.

— S'il ne dépendait que de moi, lui répondis-je, je resterais ici; tout ce que je puis vous promettre, c’est que j’en parlerai au grand chef de la Prière, et je suis persuadé que, si vous cessez vos hostiles il vous enverra quelqu'un.

A ces mots, le chef porta la main à sa bouche et inclina la tête en disant:

— Je me fie à ta parole.

Un calumet à plusieurs branches fut placé au milieu de la tente, et chacun des spectateurs se mit à

‘ fumeravec moi en témoignage d'union.

C'était un moment solennel, un silence complet régnait dans la loge. Les sauvages semblaient comprendre que dans ce rapprochement de la civilisation avec la barbarie il v avait plus que ces flots de fumée qui s’échappaient de nos bouches: — II y avait l’idée chrétienne, qui tend à devenir le trait d'union de tous les peuples de la terre.

Et moi, en contemplant ces terribles sauvages, si paisibles en ce moment, — je songeais à la destinée de ces hommes, qui, privés des secours dela religion, restent dominés par l'instinct brutal, et se livrent des guerres perpétuelles.

Je songeais,— quand tout à coup nous entendimes au dehors des cris d’indignation et des hurlements de rage.

Un Sioux à la figure bariolée, livide de colère, avance £a tête dans notre tente et dit au chef:

— Aux armes! — plus de paix! nous sommes trahis. Nous venons de recevoir une injure, — On a profané nos morts. — Là-bas, sur le haut d’un chêne, j'avais placé le cercueil de mon enfant; eh bien! le cercueil a été jeté au bas de l’arbre, — la tête de mon enfant a été écrasée et jetée aux vents. Vengeance !

A ces mots, le chef se lève en brandissant son coutelas, Un conflit affreux se préparait,

J'arrêtai le chef.

— Les chrétiens se montrent grands en pardonnant les injures lui dis-je; ce n’est pas le moment de

omplet nt comcivilisaflots de — Il y le trait

uvages, a destile la reil, et se

entens hurle-

colère, f:

sommes . — On t d’un ant; eh e,— la K vents.

nt son

ardonentde

VOYAGES ET MISSIONS. 39 vous venger ; je suis au milieu de vous, et vous me feriez partir si vous vous battiez.

Le chef abaissa son coutelas, et me dit ironiquement :

— Je sortais pour apaiser la jue:elle.

Il sortit, et, aidé de nos quatre capitaines, il parvint à calmer les esprits; mais il leur promit vengeance pour un autre jour.

Nous quittämes bientôt ces lieux, et trois jours après nous arrivions, sans autres accidents, au bord du lac Manitou- Lake, plus connu par les voyageurs sous le nom de Zac du Diuble, Là, je laissai les charrettes revenir paisiblement avec leur cargaison de buffles dépecés, et en compagnie de deux cavaliers je retournai à Saint-Boniface.

Nous touchions à la fin d'octobre; la chasse avait duré deux mois,

Vo SARL En dun

D ane TE RE ou à RTS

Page 1