‹ Dix-huit ans chez les sauvages [microforme]Chapitre 55 sur 100 · VI · texte numérisé non relu

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Au quatrième siècle, les peuples de la Bretagne et de l'Irlande vivaient encore à l’état sauvage.

Strabon dit au sujet del’île d’Ierne (Irlande) : « Nous n’avons rien à rapporter sur cette île, si ce n’est que ses habitants sont encore plus sauvages que ceux de l’île de Bretagne ; ils sont antropophages, ils mangent les cadavres des auteurs de leur vie et regardent cela comme une action louable. »

De l’orient à l’occident, du septentrion au midi, tous les peuples à leur enfance ont ignoré les lois de l'humanité et de la pudeur, tous, à leur commencement, ont fait consister la religion dans les pratiques les plus frivoles, puis à côté des pratiques frivoles se sont placés fatalement des usages inhumains. La barbarie est le résultat de la superstition plutôt que d’une cruauté réfléchie. Partout où la foi évangélique a détruit la superstition, la barbaric a disparu ; et de nouvelles générations de chrétiens, parmi lesquels règne la simplicité des premiers siècles, ont commencé.

Ainsi que tant d’autres peuples, avant que la vraie religion les eût éclairés, les sauvages encore infidèles ont tous les vices, toutes les corruptions; le senti-

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