‹ Dix-huit ans chez les sauvages [microforme]Chapitre 69 sur 100 · AN · texte numérisé non relu

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Chez les sauvages, les mères prennent un grand soin de leurs enfants; bien plus mères que beaucoup de femmes européennes, qui, pour s’alléger des soins de la maternité, se dispensent de leur donner leur lait, au mépris de la nature, et qui même volonlierss’en séparent à leurnaissance et les confient à des mains mercenaires,

Les mères sauvages ne se séparent jamais de leurs nourrissons; elles les entourent des soinsles plus assidus et les plus tendres; dans leurs courses con-

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Le berceau, suspendu derrière leurs épaules au moyen d’une lisière de cuir qui leur ceint le front, est un surcroît de fardeau toujours léger pour elles,

Le père etla mère sanvages gardent longtemps une grande tendresse pour leurs enfants; mais cette tendresse paraît purement animale. Les enfants, une fois assez grands pour se suffire, ne payent pas leurs parents de retour, souvent ils les maltraitent, surtout quand la vieillesse ou les infirmités ne leur permettent plus de chasser.

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