CHAPITRE 1X
Légendes des sauvages, — Comment l’Amérique fut découverte suivant eux. — Le déluge. — Le fils de Dieu. — L'enfant de bénédiction.
Dans leslongues nuits d’hiver, pendant que l'orage gronde au dehors, les sauvages, réunis dansunetente, autour d’un foyer fumeux, se récréent parfois en disant des contes.
Parmi ces contes, la plupart absurdes, il en est quelques-uns qu’on peut considérer comme des traditions, et qui expriment clairement l’idée du déluge, d’un Rédempteur à venir et de la chute de l'homme par la faute de la femme.
Toutes ces nations ont chacune quelques légendes relatives à ces dogmes primitifs répandus généralement chez tous les peuples. La femme y est regardée comme un être inférieur, et ne jouit d’aucun droit, on est dispensé envers elle de reconnaissance ou de pitié, elle n’est estimée qu’en raison des services qu’elle peut rendre. Ce qu'il y a de plus clair dans le fond de ces légendes, c’est que, si la femme est
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traitée comme une bête de somme, elle j'a bien mérité par sa paersse et sa gourmandise.
On pourrait dire, en les entendant parler et en les voyant agir, que, si la complaisance de notre premier père pour son épouse l’avait rendu coupable, eux s'étaient chargés de la vengeance divine, car
partout et toujours ils exercent sur la femme un empire despotique.